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	<title>15 Minutes of Fame</title>
	<link>http://15minutesoffame.be/nico/blog2/</link>
	<language>fr</language>
	<description>Et si on se tournait vers les alternatives ?</description>
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		<title>Configuration OpenVPN : IP statiques et redirection de ports</title> 
		<link>http://15minutesoffame.be/nico/blog2/index.php?article21/configuration-openvpn-ip-statiques-et-redirection-de-ports</link>
		<guid>http://15minutesoffame.be/nico/blog2/index.php?article21/configuration-openvpn-ip-statiques-et-redirection-de-ports</guid>
		<description>&lt;p&gt;Dans un &lt;a href=&quot;http://15minutesoffame.be/nico/blog2/?article16/creer-un-serveur-openvpn&quot;&gt;article précédent&lt;/a&gt;, nous avons présenté un tutoriel pour la mise en place d&#039;un serveur OpenVPN. Nous verrons à présent comment configurer ce serveur pour qu&#039;il attribue des adresses IP statiques aux différents clients, ainsi que la redirection de ports via IPTables.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Tout d&#039;abord, je me permets de faire un peu de pub gratuite pour le service de &lt;a href=&quot;http://www.kimsufi.com/cloud/&quot;&gt;cloud computig d&#039;OVH&lt;/a&gt;, qui permet d&#039;avoir accès à un prix très intéressant à un serveur sur leur cloud. Outre le prix de base très avantageux (paiement à l&#039;utilisation), ce service se révèle très intéressant car il fournit une bande passante de 100 Mbps illimitée. C&#039;est une offre qui colle donc parfaitement à l&#039;utilisation d&#039;un serveur VPN.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Par ailleurs, ce tutoriel suppose que vous ayez déjà quelques notions techniques concernant OpenVPN. Si ce n&#039;est pas le cas, référez-vous d&#039;abord à &lt;a href=&quot;http://15minutesoffame.be/nico/blog2/?article16/creer-un-serveur-openvpn&quot;&gt;l&#039;article précédent&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;

&lt;h1&gt;Mise en place du serveur OpenVPN&lt;/h1&gt;

&lt;p&gt;Trêve de publicité, il faut tout d&#039;abord mettre en place OpenVPN. Pour cela, on fait comme la dernière fois :&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;marty@server:# apt-get install openvpn
marty@server:# cd /etc/openvpn
marty@server:# cp -r /usr/share/doc/openvpn/examples/easy-rsa/2.0 /etc/openvpn
marty@server:# mv 2.0/ VPN_static/
marty@server:# cd VPN_static/&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;Modifiez tout d&#039;abord les variables du fichiers vars :&lt;/p&gt;
&lt;pre&gt;export KEY_COUNTRY=&quot;US&quot;
export KEY_PROVINCE=&quot;CA&quot;
export KEY_CITY=&quot;SanFrancisco&quot;
export KEY_ORG=&quot;Fort-Funston&quot;
export KEY_EMAIL=&quot;me@myhost.mydomain&quot;&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;Initialisez-le via la commande :&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;marty@server:# . ./vars&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;(vous devez bien écrire point/espace/point, ce n&#039;est pas une erreur).&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;On efface les éventuelles clés présentes :&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;marty@server:# ./clean-all&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;On crée les certificats et clés nécessaires (se reporter à &lt;a href=&quot;http://15minutesoffame.be/nico/blog2/?article16/creer-un-serveur-openvpn&quot;&gt;l&#039;article précédent&lt;/a&gt; pour les détails) :&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;marty@server:# ./build-ca
marty@server:# ./build-key-server server
marty@server:# ./build-dh
marty@server:# openvpn --genkey --secret keys/ta.key
marty@server:# ./build-key client1&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;A ce stade, nous avons créé tous les certificats et clés nécessaires au serveur et à un premier client, nommé &lt;strong&gt;client1&lt;/strong&gt;. Passons à présent à la configuration du serveur proprement dite.&lt;/p&gt;

&lt;h1&gt;Configuration du serveur&lt;/h1&gt;

&lt;p&gt;Dans le cas d&#039;adresses IP attribuées de manière statiques, l&#039;idée est de créer, pour chaque client, un fichier spécifiant l&#039;adresse IP à lui attribuer. Voilà tout d&#039;abord un exemple type de fichier de configuration server.conf :&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;#Configuration serveur

mode server # c&#039;est le fichier de configuration du serveur
proto udp # protocole UDP
port 443 # port 443 (https)
dev tun # mode routé

#Clefs
ca keys/ca.crt
cert keys/server.crt
key keys/server.key
dh keys/dh1024.pem
tls-auth keys/ta.key 0 # 0 pour le serveur
cipher AES-256-CBC # algorithme de chiffrement

#Configuration VPN
#client-to-client # permet la connexion entre clients
server 10.8.0.0 255.255.255.0 # adresse IP attribuée sur le VPN
push &quot;redirect-gateway def1 bypass-dhcp&quot; # redirection du flux de données
push &quot;dhcp-option DNS 208.67.222.222&quot; # utilisation de DNS alternatifs
push &quot;dhcp-option DNS 208.67.220.220&quot;
keepalive 10 120 # ping toutes les 10 secondes,
                 # considéré comme down après 120 secondes sans réponses

&lt;strong&gt;client-config-dir /ccd # Copier le contenu dans le dossier du chroot
ccd-exclusive&lt;/strong&gt;

#Divers
user nobody # on passe de l&#039;utilisateur root a  nobody
group nogroup # nogroup est typique d&#039;Ubuntu, groupe nobody pour les autres
chroot /etc/openvpn/ovpn_jail # chroot de openvpn
persist-key # n&#039;accède plus a certaines options,
persist-tun # car réduction des privilèges utilisateur
comp-lzo # compression des données

#Log
verb 4 # verbosité du log (1-9, 4 recommandé)
mute 20 # ne répète pas plus de 20 fois un message
status openvpn-status.log # fichier de statut
log-append /var/log/openvpn.log # fichier de log&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;En gras, la partie qui diffère de la configuration dynamique utilisée précédemment. La première ligne (client-config-dir /ccd) précise que les fichiers spécifiques aux clients se trouveront dans le dossier ccd. La seconde ligne (ccd-exclusive) forcera l&#039;utilisation de ces fichiers de configuration, ce qui implique par ailleurs qu&#039;un client n&#039;ayant pas de fichier spécifique ne se verra pas attribuer d&#039;IP. Il est tout à fait possible de ne pas indiquer ce mot-clef, auquel cas les clients n&#039;ayant pas de fichier spécifique obtiendront un IP dynamique.&lt;/p&gt;

&lt;h2&gt;Création des fichiers spécifiques aux clients&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;Créons le dossier ccd ainsi que le premier fichier client :&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;marty@server:# mkdir ccd
marty@server:# vi ccd/client1&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;Pour attribuer l&#039;adresse IP 10.8.0.10 à ce client, on colle simplement :&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;ifconfig-push 10.8.0.10 10.8.0.11&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;Une petite astuce est nécessaire ici. Au cas où vous ne l&#039;auriez pas remarqué, nous avons indiqué dans notre fichier de configuration le répertoire &lt;strong&gt;/&lt;/strong&gt;ccd, et non pas ccd. Cela vient de l&#039;utilisation du chroot. Cependant, OpenVPN ne copie pas automatiquement ce répertoire ccd lors de la création du chroot, c&#039;est-à-dire qu&#039;il vous faudra le copier manuellement. On peut soit le copier manuellement maintenant, soit le faire automatiquement au lancement du serveur. Pour la copie manuelle :&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;marty@server:# mkdir -p /etc/openvpn/ovpn_jail
marty@server:# cp -r ccd /etc/openvpn/ovpn_jail&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;De plus, nous avons omis de préciser que le fichier du client doit porter le même nom que le Common Name (CN) spécifié lors de la création du certificat du client. Par défaut, le CN est le nom donné dans la commande de création du certificat, ici client1.&lt;/p&gt;

&lt;h2&gt;Automatisation du lancement du serveur&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;Par défaut, OpenVPN lance automatiquement le fichier server.conf trouvé dans le dossier /etc/openvpn. Le nôtre se trouvant dans le dossier /etc/openvpn/VPN_static/, il nous faut changer ce comportement par défaut. Cela se fait en modifiant le fichier /etc/init.d/openvpn :&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;#CONFIG_DIR=/etc/openvpn
CONFIG_DIR=/etc/openvpn/VPN_static&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;On peut en profiter pour automatiser la copie du répertoire ccd, en ajoutant en début de fichier :&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;rm -rf /etc/openvpn/ovpn_jail
mkdir -p /etc/openvpn/ovpn_jail
cp -r /etc/openvpn/VPN_static/ccd /etc/openvpn/ovpn_jail
&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;La commande rm est utilisée pour nettoyer le chroot, si nécessaire. &lt;/p&gt;

&lt;h2&gt;Configuration du firewall&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;Nous utiliserons un script IPTables pour la configuration du firewall. Outre les règles habituelles du VPN, nous pouvons ajouter le forward de certains ports spécifiques pour certains clients. Par exemple, dans le fichier /etc/init.d/iptables.sh :&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;#!/bin/bash

# Nettoyage des règles
/sbin/iptables -F
/sbin/iptables -X

# Règles de base
/sbin/iptables -A INPUT -m state --state ESTABLISHED,RELATED -j ACCEPT
/sbin/iptables -A INPUT -p tcp -i eth0 --dport ssh -j ACCEPT

# Règles générales pour le VPN
/sbin/iptables -A INPUT -p udp -i eth0 --dport 443 -j ACCEPT
/sbin/iptables -A FORWARD -i tun0 -j ACCEPT
/sbin/iptables -A FORWARD -o tun0 -j ACCEPT
/sbin/iptables -t nat -A POSTROUTING -s 10.8.0.0/24 -o eth0 -j MASQUERADE

&lt;strong&gt;# Règles spécifiques pour le forward de données sur un port particulier
/sbin/iptables -A FORWARD -i eth0 -p tcp --dport 20000 -j ACCEPT
/sbin/iptables -t nat -A PREROUTING -i eth0 -p tcp --dport 20000 -j DNAT --to 10.8.0.10:20000&lt;/strong&gt;

/sbin/iptables -P INPUT DROP
/sbin/iptables -P FORWARD DROP

echo 1 &gt; /proc/sys/net/ipv4/ip_forward

exit 0&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;Dans ce cas, nous forwardons ce qui arrive sur le port 20000 (protocole TCP) vers l&#039;adresse IP 10.8.0.10, celle-ci ayant été attribuée à &lt;strong&gt;client1&lt;/strong&gt;. Par la même occasion, nous activons le forwarding, car il semble que dans certains cas la valeur de ip_forward se remette par défaut à zéro lors d&#039;un reboot. Reste à rendre ce fichier exécutable et à le lancer au démarrage :&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;marty@server:# chmod +x /etc/init.d/iptables.sh
marty@server:# update-rc.d iptables.sh defaults&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;Une autre utilisation possible est de créer des règles d&#039;accès spécifiques, en fonction de l&#039;adresse IP. On peut par exemple définir des utilisateurs restreints ou des utilisateurs privilégiés uniquement à partir de l&#039;adresse IP qui leur est attribuée.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Dans tous les cas, n&#039;oubliez pas d&#039;ajouter vos propres règles, si nécessaire ;) De plus, par mesure de sécurité, testez toujours votre script avant d&#039;automatiser son lancement. Une erreur stupide et votre serveur pourrait devenir purement et simplement inaccessible.&lt;/p&gt;

&lt;h1&gt;Configuration du client&lt;/h1&gt;

&lt;p&gt;La configuration du client est totalement identique en IP dynamique ou statique (client1.conf) :&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;#Configuration client
client # mode client
dev tun
proto udp
remote XXX 443 # Remplacer XXX par l&#039;adresse IP ou le nom d&#039;hôte
resolv-retry infinite
nobind
persist-key
persist-tun

#Clefs
ca keys/ca.crt
cert keys/client1.crt
key keys/client1.key
tls-auth keys/ta.key 1 # 1 pour le client
cipher AES-256-CBC

comp-lzo
verb 3&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;Vous devrez fournir à chaque client les fichiers suivant :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;client1.conf&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;keys/ca.crt&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;keys/client1.crt&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;keys/client1.key&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;keys/ta.key&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Voili voilou...&lt;/p&gt;

&lt;h1&gt;Conclusion&lt;/h1&gt;

&lt;p&gt;Dans cet article, nous avons vu comment il était possible d&#039;attribuer aux utilisateurs qui se connectent à un serveur OpenVPN une adresse IP fixe. Une IP fixe peut se révéler utile pour la redirection de port ou le contrôle des accès. De plus, nous avons vu comment automatiser complètement le lancement du serveur OpenVPN ainsi que l&#039;application au démarrage des règles du firewall.&lt;/p&gt;</description>
		<pubDate>Mon, 19 Jul 2010 07:28:00 +0200</pubDate>
		<dc:creator>Marty</dc:creator>
	</item>
	<item>
		<title>Pulseaudio-equalizer, un égaliseur pour Pulseaudio</title> 
		<link>http://15minutesoffame.be/nico/blog2/index.php?article20/pulseaudio-equalizer-un-egaliseur-pour-pulseaudio</link>
		<guid>http://15minutesoffame.be/nico/blog2/index.php?article20/pulseaudio-equalizer-un-egaliseur-pour-pulseaudio</guid>
		<description>&lt;p&gt;Un égaliseur général pour les systèmes utilisant Pulseaudio est disponible depuis quelques mois... Enfin !&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Pour installer Pulseaudio-equalizer sur un système Ubuntu, ajoutez le PPA suivant :&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;sudo add-apt-repository ppa:psyke83/ppa&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;Mettez à jour et installez le plugin :&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;sudo apt-get update &amp;&amp; sudo apt-get install pulseaudio-equalizer&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;Vous pouvez y accéder via le menu Applications → Son et vidéo → PulseAudio Equalizer.&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align:center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://15minutesoffame.be/nico/blog2/data/images/pulseaudio-equalizer.png&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://15minutesoffame.be/nico/blog2/data/images/pulseaudio-equalizer.png.tb&quot; alt=&quot;1s_01.png&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align:center&quot;&gt;Égaliseur PulseAudio&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Les sources sont disponibles à &lt;a href=&quot;https://code.launchpad.net/~psyke83/+junk/pulseaudio-equalizer&quot;&gt;cette adresse&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;</description>
		<pubDate>Thu, 13 May 2010 23:54:00 +0200</pubDate>
		<dc:creator>Marty</dc:creator>
	</item>
	<item>
		<title>Installation de Seeks</title> 
		<link>http://15minutesoffame.be/nico/blog2/index.php?article19/installation-de-seeks</link>
		<guid>http://15minutesoffame.be/nico/blog2/index.php?article19/installation-de-seeks</guid>
		<description>&lt;p&gt;&lt;em&gt;Article publié le 14/03/2010&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le but de cet article est de présenter un rapide tutoriel d&#039;installation de &lt;a href=&quot;http://www.seeks-project.info/wiki/index.php/Main_Page&quot;&gt;Seeks&lt;/a&gt;, un moteur de recherche dont le but est de regrouper les utilisateurs ayant des requêtes similaires, mais qui permet également de classer les résultats provenant de divers moteurs de recherche.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Avant toute chose, n&#039;oubliez pas que des &lt;a href=&quot;http://www.seeks-project.info/wiki/index.php/List_of_Web_Seeks_nodes&quot;&gt;nœuds de test&lt;/a&gt; ont été mis en place, notamment à &lt;a href=&quot;http://www.seeks-project.info/search.php/websearch-hp&quot;&gt;cette adresse&lt;/a&gt;. Cela vous permettra de tester le moteur de recherche avant de l&#039;installer chez vous.&lt;/p&gt;

&lt;h1&gt;Compilation du proxy&lt;/h1&gt;

&lt;p&gt;Seeks étant encore jeune et en développement, il vous faudra le compiler. Tout d&#039;abord, installer les outils nécessaires :&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;marty@babar:~$ sudo apt-get install autoconf automake libtool build-essential libcurl4-gnutls-dev libpcre3-dev libxml2-dev docbook2x-man&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;Télécharger la dernière version stable de &lt;a href=&quot;http://sourceforge.net/projects/seeks/files/&quot;&gt;seeks sur Sourceforge&lt;/a&gt;. Décompressez l&#039;archive et lancez la génération des fichiers de configuration et du Makefile :&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;marty@babar:seeks$ ./autogen.sh&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;On croise les doigts, on lance le script de configuration et on compile :&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;marty@babar:seeks$ ./configure &amp;amp;&amp;amp; make&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;Si tout s&#039;est bien passé, ça devrait se finir avec :&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;make[3]: quittant le répertoire « /home/marty/seeks/src »
make[2]: quittant le répertoire « /home/marty/seeks/src »
make[2]: entrant dans le répertoire « /home/marty/seeks »
make[2]: quittant le répertoire « /home/marty/seeks »
make[1]: quittant le répertoire « /home/marty/seeks »&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;On lance le proxy pour vérifier qu&#039;il fonctionne :&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;marty@babar:seeks$ cd src
marty@babar:src$ ./seeks 
Mar 13 23:30:54.535 b76d66d0 Info: listen_loop(): seeks proxy configuration successfully loaded
Mar 13 23:30:54.535 b76d66d0 Info: Reloading configuration file &#039;lsh/lsh-config&#039;
Mar 13 23:30:54.535 b76d66d0 Info: listen_loop(): lsh configuration successfully loaded
Mar 13 23:30:54.536 b76d66d0 Info: listen_loop(): attempt to find plugins...
Mar 13 23:30:54.540 b76d66d0 Info: loaded plugin 	websearch-hp
Mar 13 23:30:54.540 b76d66d0 Info: Reloading configuration file &#039;/home/marty/seeks/src/plugins/websearch/websearch-config&#039;
Mar 13 23:30:54.541 b76d66d0 Info: Registering plugin websearch, and 7 CGI dispatchers
Mar 13 23:30:54.541 b76d66d0 Info: registering CGI dispatcher websearch-hp
Mar 13 23:30:54.541 b76d66d0 Info: registering CGI dispatcher seeks_hp_search.css
Mar 13 23:30:54.541 b76d66d0 Info: registering CGI dispatcher seeks_search.css
Mar 13 23:30:54.541 b76d66d0 Info: registering CGI dispatcher search
Mar 13 23:30:54.541 b76d66d0 Info: registering CGI dispatcher search_cache
Mar 13 23:30:54.541 b76d66d0 Info: registering CGI dispatcher search_similarity
Mar 13 23:30:54.541 b76d66d0 Info: registering CGI dispatcher search_clusterize
Mar 13 23:30:54.541 b76d66d0 Info: Listening on port 8118 on IP address 127.0.0.1&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;Seeks va donc tourner comme un proxy (il est basé sur Privoxy), et on l&#039;interrogera via le port 8118. La configuration du proxy se fait via le fichier « config » (dans le répertoire src).&lt;/p&gt;

&lt;h1&gt;Utilisation de Seeks comme proxy local&lt;/h1&gt;
&lt;p&gt;Tout d&#039;abord, il faut régler Firefox pour qu&#039;il passe par le proxy :&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align:center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://15minutesoffame.be/nico/blog2/data/images/proxy_seeks.png&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://15minutesoffame.be/nico/blog2/data/images/proxy_seeks.png.tb&quot; alt=&quot;proxy_seeks.png&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align:center&quot;&gt;Configuration de Firefox&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;On peut ensuite accéder à Seeks de différentes façons :&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt; via la page &lt;a href=&quot;http://s.s/websearch-hp&quot;&gt;http://s.s/websearch-hp&lt;/a&gt;&amp;nbsp;;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt; grâce au plugin de recherche pour Firefox. Il faut pour cela copier le fichier src/plugins/websearch/public/opensearch.xml dans le dossier ~/.mozilla/firefox/&lt;em&gt;xxxxxxxx&lt;/em&gt;.default/searchplugins (à créer si nécessaire), puis relancer Fifefox&amp;nbsp;;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt; via le plugin de recherche Google, Bing, Cuil ou leur page de recherche respective.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Ce dernier comportement est assez ennuyeux, car Seeks intercepte toutes les recherches et les effectue lui-même. Du coup, impossible d&#039;effectuer une simple recherche sur Google&amp;nbsp;! Pour éviter cela, éditez le fichier src/plugins/websearch/patterns/qi_patterns, et commentez (# en début de ligne) les moteurs de recherche dont les requêtes ne seront pas interceptées. Pour ma part, aucune requête ne doit être interceptée :&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;#.google.*/search?
#.google.*/custom?
#.bing.*/search?
#.cuil.com/search?&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;Relancez Seeks pour que les paramètres soient pris en compte.&lt;/p&gt;

&lt;h1&gt;Installation d&#039;un serveur web et création du noeud public Seeks&lt;/h1&gt;

&lt;p&gt;La seconde partie consiste en l&#039;installation d&#039;un serveur web, qui permettra de mettre en place une page web qui interrogera le proxy et gèrera les recherches. Il existe &lt;a href=&quot;http://www.seeks-project.info/wiki/index.php/Seeks_On_Web&quot;&gt;plusieurs scripts&lt;/a&gt; qui peuvent être utilisés. Le plus simple est d&#039;utiliser le script PHP, avec le serveur web lighttpd. On installe tout le nécessaire :&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;marty@babar:~$ sudo apt-get install lighttpd php5-cgi php5-curl&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;On active le module fastcgi, et on relance :&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;marty@babar:~$ sudo lighty-enable-mod fastcgi
marty@babar:~$ sudo /etc/init.d/lighttpd force-reload&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;Il reste à copier le script PHP suivant dans le dossier /var/www/seeks, en le nommant search.php (ce script fonctionne avec la version 0.2.1 de Seeks, pensez à vérifier sur le site officiel si vous installez une version plus récente) :&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;&lt;code&gt;
&amp;lt;?

/* Copyright Camille Harang
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 * but WITHOUT ANY WARRANTY; without even the implied warranty of
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 *
 * You should have received a copy of the GNU Affero General Public License
 * along with this program. If not, see http://www.fsf.org/licensing/licenses/agpl-3.0.html. */

if (array_key_exists(&#039;HTTPS&#039;, $_SERVER) &amp;amp;&amp;amp; $_SERVER[&#039;HTTPS&#039;]) $scheme = &#039;https://&#039;;
else $scheme= &#039;http://&#039;;

$seeks_uri = &#039;http://s.s&#039;;
$proxy = &#039;localhost:8118&#039;;
$base_script = $_SERVER[&#039;SCRIPT_NAME&#039;];
$base_url = $scheme.$_SERVER[&#039;HTTP_HOST&#039;].$base_script;

if ($_SERVER[&#039;REQUEST_URI&#039;] == &#039;/&#039;) { header(&#039;Location: &#039;.$base_url.&#039;/websearch-hp&#039;); }
else $url = $seeks_uri.str_replace($base_script, &#039;&#039;, $_SERVER[&#039;REQUEST_URI&#039;]);

$curl = curl_init();
curl_setopt($curl, CURLOPT_URL, $url);
curl_setopt($curl, CURLOPT_PROXY, $proxy);
curl_setopt ($curl, CURLOPT_RETURNTRANSFER, 1) ;
$header = array(&quot;Seeks-Remote-Location: &quot;.$base_url);
if (array_key_exists(&#039;HTTP_ACCEPT_LANGUAGE&#039;, $_SERVER)) $header[] = &quot;Accept-Language: &quot;.$_SERVER[&#039;HTTP_ACCEPT_LANGUAGE&#039;];
curl_setopt ($curl, CURLOPT_HTTPHEADER, $header);
$result = curl_exec($curl);
$result_info = curl_getinfo($curl);
if(curl_errno($curl)) echo &#039;CURL ERROR: &#039;.curl_error($curl);
curl_close($curl);

header(&#039;Content-Type: &#039;.$result_info[&#039;content_type&#039;]);

echo $result;
?&amp;gt;
&lt;/code&gt;&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;On donne les droits d&#039;accès en lecture à tout le monde :&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;marty@babar:~$ sudo chmod 644 /var/www/seeks/search.php&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;On lance le proxy, et on accède à la page de recherche à l&#039;adresse &lt;a href=&quot;http://localhost/seeks/search.php/websearch-hp&quot;&gt;http://localhost/seeks/search.php/websearch-hp&lt;/a&gt; (remplacez localhost par votre nom de domaine quand vous y accédez de l&#039;extérieur).&lt;/p&gt;

&lt;h1&gt;Dernières astuces&lt;/h1&gt;

&lt;p&gt;Pour éviter le log des recherches :&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;marty@babar:src$ ./seeks 2&gt; /dev/null&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;Le proxy est encore instable, pour le relancer automatiquement lorsqu&#039;il plante on le lance dans une boucle infinie :&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;marty@babar:src$ while true; ./seeks; done&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;La configuration du moteur de recherche se fait via le fichier src/plugins/websearch/websearch-config. On peut par exemple modifier la liste des moteurs de recherche interrogés, et activer le « content analysis » :&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;enable-content-analysis 1&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;Pensez également à configurer votre firewall pour autoriser les connexions entrantes sur le port 80 si vous voulez qu&#039;on puisse accéder à votre serveur web.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Edit du 26/03/2010 : ajout de build-essential et libxml2-dev dans la liste des paquets à installer, correction du script PHP. Merci Neros !&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Edit du 29/03/2010 : ajout des permissions pour le fichier search.php&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Edit du 30/03/2010 : ajout du paquet docbook2x-man lors de l&#039;installation pour la version 0.2.1&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description>
		<pubDate>Thu, 18 Mar 2010 22:22:00 +0100</pubDate>
		<dc:creator>Marty</dc:creator>
	</item>
	<item>
		<title>Les moteurs de recherche alternatifs</title> 
		<link>http://15minutesoffame.be/nico/blog2/index.php?article18/les-moteurs-de-recherche-alternatifs</link>
		<guid>http://15minutesoffame.be/nico/blog2/index.php?article18/les-moteurs-de-recherche-alternatifs</guid>
		<description>&lt;p&gt;&lt;em&gt;Article publié le 13/03/2010&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Depuis une dizaine d&#039;années, Google étend ses tentacules dans tous les domaines de l&#039;informatique. Tout a commencé avec un moteur de recherche, puis les services se sont multipliés : hébergement de vidéos, d&#039;images, e-mail, cartographie du monde, actualités, édition de documents en ligne, chat, réseau social, navigateur et maintenant systèmes d&#039;exploitation (Android pour smartphones et bientôt Chrome OS). Si des alternatives viables existent pour tous ces domaines, le moteur de recherche reste, de loin, &lt;a href=&quot;http://marketshare.hitslink.com/search-engine-market-share.aspx?qprid=4&quot;&gt;le plus utilisé&lt;/a&gt;. Fautes d&#039;alternatives ? Pas sûr...&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Avant de commencer, une question s&#039;impose : pourquoi se passer de Google si il fonctionne très bien ? Tout est question de monopole et de contrôle de l&#039;information. A l&#039;heure actuelle, 85 % des recherches se fait via Google. Il ne faut pas chercher loin avant d&#039;entrevoir les dérives que cela peut entraîner : si Google supprime une page de ses résultats, celle-ci disparaît aux yeux de 85 % de la population. Ceci constitue un contrôle potentiel de l&#039;information suffisamment dangereux pour remettre en cause le monopole du géant de Mountain View.&lt;/p&gt;

&lt;h1&gt;Les autres poids lourds&lt;/h1&gt;

&lt;p&gt;En concurrence directe avec Google, plusieurs essayent de se faire un nom sur le marché.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Tout d&#039;abord, &lt;a href=&quot;http://fr.yahoo.com/&quot;&gt;Yahoo&lt;/a&gt;, qui essaie tant bien que mal d&#039;empiéter sur les plates-bandes de Google. Yahoo propose un package assez complet : moteur de recherche assez performant, e-mail, actualités, hébergement d&#039;images... Le concurrent direct, mais avec un gros point faible : Yahoo ne propose rien de bien original face au géant.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Récemment, Microsoft a laissé tombé son MSN search totalement ignoré de tous par &lt;a href=&quot;http://www.bing.com/&quot;&gt;Bing&lt;/a&gt;, étroitement lié aux services déjà existants comme Hotmail. Là encore, rien de nouveau sous le soleil qui mérite l&#039;attention...&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Parmi les autres concurrents, &lt;a href=&quot;http://www.exalead.com/search/&quot;&gt;Exalead&lt;/a&gt; a, pendant un temps, attiré l&#039;attention de par ses innovations technologiques, mais le succès n&#039;a jamais été au rendez-vous.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le seul intérêt de ces moteurs est de présenter leurs résultats dans un ordre différent de celui de Google, ce qui est déjà un avantage.&lt;/p&gt;

&lt;h1&gt;Les moteurs « caritatifs »&lt;/h1&gt;

&lt;p&gt;Basés sur les moteurs de recherche cités ci-dessus, ces moteurs ont pour but d&#039;aider des associations grâce aux bénéfices générés par la publicité. &lt;a href=&quot;http://www.hooseek.com/&quot;&gt;Hooseek&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://www.doona.fr/&quot;&gt;Doona&lt;/a&gt;,  &lt;a href=&quot;http://www.veosearch.com/&quot;&gt;Veosearch&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://www.ethicle.com/fr/&quot;&gt;Ethicle&lt;/a&gt; ou encore &lt;a href=&quot;http://ecosia.org/&quot;&gt;Ecosia&lt;/a&gt; permettent de sélectionner des associations qui recevront une certaine somme à chacune de vos utilisations.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;A noter, un gros point noir : il est souvent nécessaire de créer un compte de manière à « choisir les associations qui seront rétribuées ». Il faut être conscient que cela signifie la création d&#039;un profil utilisateur qui en dira long sur vos centres d&#039;intérêt.&lt;/p&gt;

&lt;h1&gt;Les moteurs qui préservent l&#039;anonymat&lt;/h1&gt;

&lt;p&gt;La politique de traitement des données utilisateurs de Google a déjà été pointée du doigt : grâce à l&#039;utilisation de cookies ou d&#039;un compte iGoogle, le géant peut dresser un profil de chaque utilisateur et, entre autres, proposer de la publicité ciblée.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;C&#039;est dans un esprit totalement opposé que des moteurs respectueux de la vie privée sont apparus. Tout d&#039;abord, &lt;a href=&quot;https://www.ixquick.com/&quot;&gt;Ixquick&lt;/a&gt;, qui non seulement propose une version sécurisée de son moteur de recherche (https), mais ne conserve aucuns adresse IP (ce qui est certifié par de jolis logos dont je n&#039;ai aucune idée de la validité réelle). Ixquick agit également comme un méta-moteur : il consulte plusieurs moteurs de recherche et compile les résultats.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Ensuite, &lt;a href=&quot;http://fr.yauba.com/&quot;&gt;Yauba&lt;/a&gt;, qui dans le même esprit ne conserve aucune trace des utilisateurs. Yauba possède également un avantage intéressant, celui de compiler les résultats de recherche par source : sites web, blogs, actualités, vidéos. Finalement, il intègre un proxy qui permet de visiter anonymement les résultats de recherche.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Notez qu&#039;au niveau anonymat, le fait d&#039;avoir une adresse IP dynamique et d&#039;effacer les cookies à chaque session (sélectionner « Conserver les cookies jusqu&#039;à la fermeture de Firefox », dans l&#039;onglet « Vie privée » de Firefox) permet déjà un anonymat relatif, ou du moins évite de créer un profil utilisateur dans n&#039;importe quel moteur de recherche. A moins de faire des recherches sur des sujets pas très nets, c&#039;est souvent largement suffisant.&lt;/p&gt;

&lt;h1&gt;Les moteurs P2P&lt;/h1&gt;

&lt;p&gt;Pour aller plus loin dans la décentralisation des recherches, il existes des moteurs de recherche fonctionnant sur le principe du &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Pair_%C3%A0_pair&quot;&gt;P2P&lt;/a&gt;. Ceci permet d&#039;échapper à toute forme de filtrage éventuel.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://yacy.net/&quot;&gt;YaCy&lt;/a&gt; (sous licence GPL) est un moteur de recherche fonctionnant sur ce principe : chaque personne installe son client, et la recherche va se faire en interrogeant les autres clients connectés. Il dispose également de son propre « web crawler », c&#039;est-à-dire qu&#039;il peut indexer des liens à partir d&#039;un page de référence. Je dois avouer que je n&#039;ai pas été vraiment convaincu... Il semble que la recherche ne tienne pas compte de la langue, et du coup on se retrouve avec des résultats plutôt inexploitables. Je m&#039;y suis peut-être mal pris, remarquez...&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;À mi-chemin entre le moteur P2P est le méta-moteur, &lt;a href=&quot;http://www.seeks-project.info/&quot;&gt;Seeks&lt;/a&gt; est un moteur de recherche libre (AGPL) dont le but est de garder en cache les recherches d&#039;un groupe de personne ayant les mêmes centres d&#039;intérêt. En pratique, on l&#039;installe sur un serveur, et à chaque requête Seeks va (i) chercher dans son cache les éventuelles recherches similaires et (ii) rapatrier les résultats des grands moteurs de recherche (Google, Yahoo, Bing et Cuil). Il dispose également d&#039;une option de « clustering », qui est censée regrouper les résultats selon leur contenu (et ainsi les classer selon les homonymies). Le projet est encore un peu jeune et pas exempt de bugs, mais je dois avouer que je suis fan. A terme, Seeks permettra aux utilisateurs de classer les résultats, et les noeuds Seeks pourront communiquer pour partager leur index.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des &lt;a href=&quot;http://www.seeks-project.info/wiki/index.php/List_of_Web_Seeks_nodes&quot;&gt;nœuds publics&lt;/a&gt; ont été mis en place, notamment sur le &lt;a href=&quot;http://www.seeks-project.info/search.php/websearch-hp&quot;&gt;site principal&lt;/a&gt; ainsi qu&#039;&lt;a href=&quot;https://yooook.net/site/seeks/websearch-hp&quot;&gt;un autre&lt;/a&gt; accessible en connexion sécurisée. Pour ajouter Seeks dans la barre de recherche Firefox, copiez &lt;a href=&quot;http://15minutesoffame.be/nico/blog2/data/documents/seeks-search2.xml&quot;&gt;ce fichier&lt;/a&gt; dans le dossier ~/.mozilla/firefox/&lt;em&gt;xxxxxxxx&lt;/em&gt;.default/searchplugins (créez searchplugins si nécessaire). Il n&#039;est, pour le moment, pas possible de faire une recherche d&#039;images via Seeks.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Dans le prochain article, nous verrons comment installer son propre nœud Seeks.&lt;/p&gt;</description>
		<pubDate>Thu, 18 Mar 2010 22:21:00 +0100</pubDate>
		<dc:creator>Marty</dc:creator>
	</item>
	<item>
		<title>Passage du blog sous PluXml</title> 
		<link>http://15minutesoffame.be/nico/blog2/index.php?article17/passage-du-blog-sous-pluxml</link>
		<guid>http://15minutesoffame.be/nico/blog2/index.php?article17/passage-du-blog-sous-pluxml</guid>
		<description>&lt;p&gt;&lt;em&gt;Article publié le 10/03/2010&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Après des mois et des mois sans nouvel article, j&#039;ai décidé de me remettre à mon blog. Je profite de l&#039;occasion pour mettre à jour ma version de Wordpress, et là, c&#039;est le drame : la mise-à-jour foire, et impossible de me connecter en administrateur (erreur dans la base de données). Je cherche alors un moteur de blog alternatif, et je tombe sur &lt;a href=&quot;http://pluxml.org/&quot;&gt;PluXml&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;PluXml est un moteur de blog assez récent et peu connu, en comparaison des monstres que sont Wordpress et Dotclear. Sous licence GPL, ses principaux atouts sont sa taille réduite (quelques centaines de ko), sa légèreté et sa rapidité. Ce qui a également fait pencher la balance, c&#039;est sa gestion tout en XML (d&#039;où le nom), que ce soient les fichiers de configuration ou les articles. Il suffit donc de faire un copie du répertoire d&#039;installation en cas de backup, et on ne se casse pas la nénette avec une base de données. PluXml gère évidemment les commentaires, les &lt;a href=&quot;http://ressources.pluxml.org/&quot;&gt;thèmes&lt;/a&gt; et les &lt;a href=&quot;http://wiki.pluxml.org/&quot;&gt;plugins&lt;/a&gt;, mais ne dispose pas encore d&#039;un gestionnaire de plugins automatisé.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Au rayon des inconvénients, on pourra lui reprocher un manque dans le choix des plugins, un éditeur de texte un peu simpliste et une galerie d&#039;image un peu juste également. Cependant, PluXml reste un choix parfait pour quiconque veut un blog simple et sans chichis, rapide et efficace.&lt;/p&gt;</description>
		<pubDate>Thu, 18 Mar 2010 22:20:00 +0100</pubDate>
		<dc:creator>Marty</dc:creator>
	</item>
	<item>
		<title>Créer un serveur OpenVPN</title> 
		<link>http://15minutesoffame.be/nico/blog2/index.php?article16/creer-un-serveur-openvpn</link>
		<guid>http://15minutesoffame.be/nico/blog2/index.php?article16/creer-un-serveur-openvpn</guid>
		<description>&lt;p&gt;&lt;em&gt;Article publié le 23/09/2009&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Depuis quelques mois, les solutions de VPN payant type Ipredator ont fleuri sur la toile. Ces solutions d&#039;anonymat, séduisantes au premier abord, possèdent un gros point noir : qui se cache réellement derrière ces VPN ? N&#039;y a-t-il pas un risque que ces « bienfaiteurs de l&#039;Internet libre » ne revendent un jour toutes les données collectées ? Comme on n&#039;est jamais mieux servi que par soi-même, nous allons voir comment monter son propre serveur VPN grâce à OpenVPN. Par ailleurs, ce VPN pourra aussi vous servir à passer les éventuelles restrictions mises en place sur votre lieu de travail, ou sécuriser votre connexion lorsque vous devez vous connecter sur des réseaux publics peu sécurisés.&lt;/p&gt;&lt;h1&gt;Configuration du serveur&lt;/h1&gt;

&lt;p&gt;Avant toute chose, vous devez avoir accès à un serveur, si possible avec une bande passante suffisante. En effet, ce serveur va servir de relai entre vous et la cible distante : la bande passante en upload du serveur deviendra votre bande passante en download maximale. Dès lors, mieux vaut se tourner vers un service professionnel, offrant souvent une bande passante allant jusqu&#039;à 100 Mb/s (environ 12 Mo/s). Cherchez donc du côté des &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Vps&quot; target=&quot;_self&quot;&gt;VPS&lt;/a&gt; (Virtual Private server) : vous aurez toutes les possibilités d&#039;un serveur dédié, mais à prix (et performances) réduit. Un serveur OpenVPN est très léger, donc 128 Mo de RAM devraient être suffisants. En France, &lt;a href=&quot;http://www.gandi.net/hebergement/&quot; target=&quot;_self&quot;&gt;Gandi&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://www.ovh.com/fr/produits/offres_rps.xml&quot; target=&quot;_self&quot;&gt;OVH&lt;/a&gt; ou &lt;a href=&quot;http://www.lws.fr/serveur_dedie_linux.php&quot; target=&quot;_self&quot;&gt;LWS&lt;/a&gt; ont des offres intéressantes à moins de 15 € par mois. Partagée entre 2 ou 3 personnes de confiance, cette solution est rapidement plus avantageuse qu&#039;une solution type Ipredator. Attention tout de même car beaucoup de VPS promettent une bande passante de 100 Mbits/s, mais en pratique ce n&#039;est pas le cas. La bande passante n&#039;est pas partagée de manière équitable entre les différentes machines virtuelles, et résultat les performances laissent à désirer (j&#039;ai déjà eu le cas avec du 100 Mbits/s qui en pratique approchait péniblement le 100 kbits/s...). Cherchez donc des solutions où la bande passante est moindre, mais assurée (comme Gandi le propose).&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Avant de mettre en place votre VPN, pensez à &lt;a href=&quot;http://15minutesoffame.be/nico/blog/2009/08/ssh-la-connexion-a-distance-securisee/&quot; target=&quot;_self&quot;&gt;sécuriser votre serveur&lt;/a&gt;. Une machine avec IP fixe accessible 24h/24 sera irrémédiablement la cible d&#039;attaques.&lt;/p&gt;

&lt;h2&gt;Installation de OpenVPN et création des clés et certificats&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;Installez tout d&#039;abord OpenVPN, bien souvent disponible dans les dépôts de base de votre distribution :&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;marty@server:# apt-get install openvpn&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;OpenVPN peut fonctionner avec plusieurs types d&#039;authentification. Nous utiliserons l&#039;authentification par clés et certificats, plus sûre que le classique login/mot de passe. Pour générer les clés et certificats nécessaires, des scripts ont été créés et se situent, sous Ubuntu 9.04, dans le dossier /usr/share/doc/openvpn/examples/easy-rsa/2.0. Commençons par copier tout ceci dans un répertoire de travail (tout le processus doit s&#039;effectuer en tant que root) :&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;marty@server:# cd /etc/openvpn
marty@server:# cp -r /usr/share/doc/openvpn/examples/easy-rsa/2.0 /etc/openvpn
marty@server:# mv 2.0/ easy-rsa/
marty@server:# cd easy-rsa/&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;Modifiez tout d&#039;abord les variables du fichiers vars :&lt;/p&gt;
&lt;pre&gt;export KEY_COUNTRY=&quot;US&quot;
export KEY_PROVINCE=&quot;CA&quot;
export KEY_CITY=&quot;SanFrancisco&quot;
export KEY_ORG=&quot;Fort-Funston&quot;
export KEY_EMAIL=&quot;me@myhost.mydomain&quot;&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;Initialisez-le via la commande :&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;marty@server:# . ./vars&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;(vous devez bien écrire point/espace/point, ce n&#039;est pas une erreur).&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;On efface les éventuelles clés présentes :&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;marty@server:# ./clean-all&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;On crée le certificat et la clé de l&#039;Autorité de Certification (CA) :&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;marty@server:# ./build-ca&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;Les fichiers ca.crt et ca.key sont alors créés dans le dossier keys, et les variables précédentes devront être confirmées. Ces fichiers sont les fichiers centraux de la sécurité de votre serveur OpenVPN. La clé vous servira à signer les clés du (des) serveur(s) ainsi que des différents clients, et le certificat servira de « carte d&#039;identité » à laquelle serveur(s) et clients se réfèreront.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;On crée le certificat et la clé pour le serveur :&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;marty@server:# ./build-key-server server&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;Laissez toutes les options par défaut (y compris la demande de mot de passe), et répondez « yes » à la question de la signature :&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;Certificate is to be certified until Sep  5 14:02:19 2019 GMT (3650 days)
Sign the certificate? [y/n]:&lt;strong&gt;y&lt;/strong&gt;
1 out of 1 certificate requests certified, commit? [y/n]&lt;strong&gt;y&lt;/strong&gt;&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;Le certificat du serveur sera alors signé avec la clé de l&#039;Autorité de Certification. Les fichiers server.crt et server.key seront créés.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;On crée le certificat et la clé pour le client :&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;marty@server:# ./build-key client1&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;De la même manière que pour le serveur, on laisse toutes les options par défaut et on accepte la signature par avec la clé de la CA. Les fichiers client1.crt et client1.key seront créés. Il est recommandé de créer une paire certificat/clé par client, de manière à pouvoir les révoquer par la suite si nécessaire (au cas où le client les perdrait).&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Pour que notre serveur fonctionne, nous auront également besoin des paramètres de &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89change_de_cl%C3%A9s_Diffie-Hellman&quot; target=&quot;_self&quot;&gt;Diffie-Hellman&lt;/a&gt; :&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;marty@server:# ./build-dh&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;Le fichier dh1024.pem est créé. J&#039;avoue, je n&#039;ai pas compris à quoi cela servait précisément dans le cas de OpenVPN...&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Finalement, nous augmentons encore la sécurité de notre serveur grâce à &lt;a href=&quot;http://www.openvpn.net/index.php/open-source/documentation/howto.html#security&quot; target=&quot;_self&quot;&gt;tls-auth&lt;/a&gt; :&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;marty@server:# openvpn --genkey --secret keys/ta.key&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;Le fichier ta.key est créé.&lt;/p&gt;

&lt;h2&gt;Résumé des fichiers créés&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;Au terme dela génération de ces diverses clés et certificats, nous obtenons les fichiers suivants :&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;span style=&quot;color: #008000;&quot;&gt;ca.crt&lt;/span&gt; : certificat de l&#039;Autorité de Certification&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;ca.key&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; : clé de l&#039;Autorité de Certification&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;span style=&quot;color: #008000;&quot;&gt;server.crt&lt;/span&gt; : certificat du serveur&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;server.key&lt;/span&gt; : clé du serveur&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;span style=&quot;color: #008000;&quot;&gt;client1.crt&lt;/span&gt; : certificat du client1&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;client1.key&lt;/span&gt; : clé du client1&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;span style=&quot;color: #008000;&quot;&gt;dh1024.pem&lt;/span&gt; : paramètres de Diffie-Hellman&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;span style=&quot;color: #008000;&quot;&gt;ta.key&lt;/span&gt; : clé utilisée pour tls-auth&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;En vert, les fichiers qui ne sont pas secrets, en rouge les fichiers secrets. Attention toute particulière au fichier ca.key qui sert à signer tous les certificats. Il permet d&#039;autoriser ou non un client, et il est donc fondamental qu&#039;il soit gardé secret !&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;En pratique, les fichiers nécessaires sont :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;serveur : ca.crt, server.crt, server.key, dh1024.pem et ta.key&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;client1 : ca.crt, client1.crt, client1.key et ta.key&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Notez bien que le fichier ca.key n&#039;est nécessaire ni sur le serveur, ni chez aucun client ! Gardez-le en lieu sûr ;-) &lt;/p&gt;

&lt;h2&gt;Fichier de configuration serveur&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;Toute la configuration s&#039;effectue dans un fichier quelconque, ci-après server.conf. Voilà un exemple typique :&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;#Configuration serveur

mode server # c&#039;est le fichier de configuration du serveur
proto tcp # protocole TCP
port 443 # port 443 (https)
dev tun # mode routé

#Clefs
ca keys/ca.crt
cert keys/server.crt
key keys/server.key
dh keys/dh1024.pem
tls-auth keys/ta.key 0 # 0 pour le serveur
cipher AES-256-CBC # algorithme de chiffrement

#Configuration VPN
#client-to-client # permet la connexion entre clients
server 10.8.0.0 255.255.255.0 # adresse IP attribuées sur le VPN
push &quot;redirect-gateway def1 bypass-dhcp&quot; # redirection du flux de données
push &quot;dhcp-option DNS 208.67.222.222&quot; # utilisation de DNS alternatifs
push &quot;dhcp-option DNS 208.67.220.220&quot;
keepalive 10 120 # ping toutes les 10 secondes,
                 # considéré comme down après 120 secondes sans réponses

#Divers
user nobody # on passe de l&#039;utilisateur root à nobody
group nogroup # nogroup est typique d&#039;Ubuntu, groupe nobody pour les autres
chroot /etc/openvpn/ovpn_jail # chroot de openvpn
persist-key # n&#039;accède plus à certaines options,
persist-tun # car réduction des privilèges utilisateur
comp-lzo # compression des données

#Log
verb 3 # verbosité du log (1-9, 4 recommandé)
mute 20 # ne répète pas plus de 20 fois un message
status openvpn-status.log # fichier de statut
log-append /var/log/openvpn.log # fichier de log&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;Tout d&#039;abord, le port utilisé (443) a été choisi parce qu&#039;il n&#039;est jamais bloqué (port https). Vous pouvez utiliser un autre port plus aléatoire si vous ne devez pas contourner de blocages quelconques.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le mode routé (dev tun) est préféré au mode bridgé pour sa plus grande simplicité de configuration. Si vous avez une utilisation « basique » du VPN, ne vous préoccupez pas de ça.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;De nombreux algorithmes de chiffrement sont disponibles. Nous choisissons ici le chiffrement AES 256 bits, qui est assez élevé. Si votre serveur rame, tentez de passer à du 128 bits.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;client-to-client permet à deux clients de se connecter l&#039;un à l&#039;autre, par exemple via un serveur NFS. Dans notre cas, cette ligne est commentée.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;server 10.8.0.0 255.255.255.0 définit le range d&#039;adresses IP locales qui seront attribuées. Le serveur prendra l&#039;adresse 10.8.0.1, et les clients 10.8.0.2, 10.8.0.3, 10.8.0.4... Attention : cette adresse ne doit rentrer en conflit avec aucune autre. Évitez donc d&#039;utiliser les habituelles 192.168.x.x ou 10.108.x.x.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;La ligne contenant « redirect-getaway » spécifie que tout le flux doit être redirigé vers le VPN. Attention à cette ligne qui peut différer d&#039;une version à l&#039;autre. Il semble que sous CentOS, il ne faille pas mettre les mots clés « def1 bypass-dhcp », alors que sous Ubuntu 9.04 cela est obligatoire.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Par la suite, la sécurité est améliorée en diminuant les privilèges du programme (« user nobody », « group nogroup ») et en effectuant un chroot (le dossier spécifié doit être créé). De cette manière, une éventuelle faille d&#039;OpenVPN ne pourra être exploitée qu&#039;en tant qu&#039;utilisateur restreint, dans un environnement restreint.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Vous pouvez faire un premier test, en commentant la ligne « log-append » pour que le log s&#039;affiche directement dans le terminal. Pour cela, on lance (en root, dans le dossier où se trouvent le fichier server.conf ainsi que le répertoire keys) :&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;marty@server:# openvpn server.conf
OpenVPN 2.1_rc11 i486-pc-linux-gnu [SSL] [LZO2] [EPOLL] [PKCS11] built on Mar  9 2009
Diffie-Hellman initialized with 1024 bit key
/usr/bin/openssl-vulnkey -q -b 1024 -m &amp;lt;modulus omitted&amp;gt;

Control Channel Authentication: using &#039;keys/ta.key&#039; as a OpenVPN static key file
Outgoing Control Channel Authentication: Using 160 bit message hash &#039;SHA1&#039; for HMAC authentication
Incoming Control Channel Authentication: Using 160 bit message hash &#039;SHA1&#039; for HMAC authentication
TLS-Auth MTU parms [ L:1560 D:168 EF:68 EB:0 ET:0 EL:0 ]
ROUTE default_gateway=XXX.XXX.XXX.XXX
&lt;strong&gt;TUN/TAP device tun0 opened&lt;/strong&gt;
TUN/TAP TX queue length set to 100
/sbin/ifconfig tun0 10.8.0.1 pointopoint 10.8.0.2 mtu 1500
/sbin/route add -net 10.8.0.0 netmask 255.255.255.0 gw 10.8.0.2
Data Channel MTU parms [ L:1560 D:1450 EF:60 EB:135 ET:0 EL:0 AF:3/1 ]
&lt;strong&gt;chroot to &#039;/etc/openvpn/ovpn_jail&#039; and cd to &#039;/&#039; succeeded
GID set to nogroup
UID set to nobody&lt;/strong&gt;
Listening for incoming TCP connection on [undef]:443
Socket Buffers: R=[87380-&amp;gt;131072] S=[16384-&amp;gt;131072]
TCPv4_SERVER link local (bound): [undef]:443
TCPv4_SERVER link remote: [undef]
MULTI: multi_init called, r=256 v=256
IFCONFIG POOL: base=10.8.0.4 size=62
MULTI: TCP INIT maxclients=1024 maxevents=1028
&lt;strong&gt;Initialization Sequence Complete&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;La première ligne en gras indique que l&#039;interface tun0 a bien été créée (c&#039;est le réseau virtuel), et les 3 autres que le chroot ainsi que le changement de propriétaire ont bien fonctionné. Dans un autre terminal, le ifconfig donne :&lt;/p&gt;
&lt;pre&gt;eth0      Link encap:Ethernet  HWaddr 00:16:3e:51:5f:e9  
 inet addr:XXX.XXX.XXX.XXX  Bcast:XXX.XXX.XXX.255  Mask:255.255.252.0
 inet6 addr: fe80::216:3eff:fe51:5fe9/64 Scope:Link
 UP BROADCAST RUNNING MULTICAST  MTU:1500  Metric:1
 RX packets:162377096 errors:0 dropped:0 overruns:0 frame:0
 TX packets:153812357 errors:0 dropped:0 overruns:0 carrier:0
 collisions:0 txqueuelen:1000
 RX bytes:4278174076 (4.2 GB)  TX bytes:2956197161 (2.9 GB)

lo        Link encap:Local Loopback  
 inet addr:127.0.0.1  Mask:255.0.0.0
 inet6 addr: ::1/128 Scope:Host
 UP LOOPBACK RUNNING  MTU:16436  Metric:1
 RX packets:127075 errors:0 dropped:0 overruns:0 frame:0
 TX packets:127075 errors:0 dropped:0 overruns:0 carrier:0
 collisions:0 txqueuelen:0
 RX bytes:77312107 (77.3 MB)  TX bytes:77312107 (77.3 MB)

&lt;strong&gt;tun0&lt;/strong&gt;      Link encap:UNSPEC  HWaddr 00-00-00-00-00-00-00-00-00-00-00-00-00-00-00-00  
 inet addr:&lt;strong&gt;10.8.0.1&lt;/strong&gt;  P-t-P:10.8.0.2  Mask:255.255.255.255
 UP POINTOPOINT RUNNING NOARP MULTICAST  MTU:1500  Metric:1
 RX packets:0 errors:0 dropped:0 overruns:0 frame:0
 TX packets:0 errors:0 dropped:0 overruns:0 carrier:0
 collisions:0 txqueuelen:100
 RX bytes:0 (0.0 B)  TX bytes:0 (0.0 B)&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;L&#039;adresse IP du serveur sur le réseau virtuel (tun0) est bien 10.8.0.1.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;En l&#039;état, votre serveur ne fonctionnera pas. Pourquoi ? Parce que le firewall n&#039;a pas été configuré bien sûr ;-) &lt;/p&gt;

&lt;h2&gt;Configuration du firewall&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;Avant toute chose, on s&#039;assure que le forwarding est activé en tapant dans un terminal (en root) :&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;marty@server:# echo 1 &amp;gt; /proc/sys/net/ipv4/ip_forward&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;Comme dans la section précédente, nous utiliserons Webmin pour configurer le firewall.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Dans la section Packet filtering, on ajoute les règles :&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;Incoming packets (INPUT)
Accept     If protocol is TCP and destination port is 443         
Accept     If input interface is tun0

Forwarded packets (FORWARD)
Accept     If input interface is tun0         
Accept     If output interface is tun0&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;Et dans la section Network address translation :&lt;/p&gt;
&lt;pre&gt;Packets after routing (POSTROUTING)
Masquerade     If source is 10.8.0.0/24 and output interface is eth0&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;Adaptez évidemment en fonction du protocole, port et adresse IP choisis.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Avec Iptables, cela donne  :&lt;/p&gt;
&lt;pre&gt;iptables -A INPUT --dport 443 -p tcp
iptables -A INPUT -i eth0
iptables -A FORWARD -i tun0 -j ACCEPT
iptables -A FORWARD -o tun0 -j ACCEPT
iptables -t nat -A POSTROUTING -s 10.8.0.0/24 -o eth0 -j MASQUERADE&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;Ces règles sont peut-être un peu trop permissives, il est surement possible de les améliorer.&lt;/p&gt;

&lt;h1&gt;Configuration du client&lt;/h1&gt;

&lt;p&gt;Configurer un client est très simple, car cela repose sur la création dun fichier client.conf, à la manière du server.conf. Voilà le fichier client.conf associé au server.conf précédent :&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;#Configuration client
client # mode client
dev tun
proto tcp-client
remote XXX.XXX.XXX.XXX 443 #Remplacer XXX par l&#039;adresse IP ou le nom d&#039;hôte
resolv-retry infinite
nobind
persist-key
persist-tun

#Clefs
ca keys/ca.crt
cert keys/client1.crt
key keys/client1.key
tls-auth keys/ta.key 1 #1 pour le client
cipher AES-256-CBC

#Ces 3 lignes sont inutiles si spécifié dans la configuration du serveur
#redirect-gateway def1 bypass-dhcp
#dhcp-option DNS 208.67.222.222
#dhcp-option DNS 208.67.220.220

comp-lzo
verb 3&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;Il faut bien s&#039;assurer que les options sont identiques entre client et serveur (compression, port, protocole, chiffrement...), car une seule erreur et ça ne fonctionnera pas. Après avoir fourni les clés fichiers nécessaires (voire section précédente) ainsi que le fichier client.conf au client concerné, installé OpenVPN sur la machine cliente, il suffit de lancer dans un terminal (après avoir préalablement lancé OpenVPN sur le serveur):&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;marty@client:# openvpn client.conf
OpenVPN 2.1_rc7 i486-pc-linux-gnu [SSL] [LZO2] [EPOLL] built on May  8 2009
WARNING: No server certificate verification method has been enabled.  See http://openvpn.net/howto.html#mitm for more info.
/usr/bin/openssl-vulnkey -q -b 1024 -m &amp;lt;modulus omitted&amp;gt;
Control Channel Authentication: using &#039;keys/ta.key&#039; as a OpenVPN static key file
Outgoing Control Channel Authentication: Using 160 bit message hash &#039;SHA1&#039; for HMAC authentication
Incoming Control Channel Authentication: Using 160 bit message hash &#039;SHA1&#039; for HMAC authentication
LZO compression initialized
Control Channel MTU parms [ L:1560 D:168 EF:68 EB:0 ET:0 EL:0 ]
Data Channel MTU parms [ L:1560 D:1450 EF:60 EB:135 ET:0 EL:0 AF:3/1 ]
Local Options hash (VER=V4): &#039;2f2c6498&#039;
Expected Remote Options hash (VER=V4): &#039;9915e4a2&#039;
Attempting to establish TCP connection with XXX.XXX.XXX.XXX:443 [nonblock]
TCP connection established with XXX.XXX.XXX.XXX:443
Socket Buffers: R=[87380-&amp;gt;131072] S=[16384-&amp;gt;131072]
TCPv4_CLIENT link local: [undef]
TCPv4_CLIENT link remote: XXX.XXX.XXX.XXX:443
TLS: Initial packet from XXX.XXX.XXX.XXX:443, sid=4421b77a 4dc14e71
VERIFY OK: depth=1, /C=US/ST=CA/L=SanFrancisco/O=Fort-Funston/CN=Fort-Funston_CA/emailAddress=me@myhost.mydomain
VERIFY OK: depth=0, /C=US/ST=CA/L=SanFrancisco/O=Fort-Funston/CN=server/emailAddress=me@myhost.mydomain
Data Channel Encrypt: Cipher &#039;AES-256-CBC&#039; initialized with 256 bit key
Data Channel Encrypt: Using 160 bit message hash &#039;SHA1&#039; for HMAC authentication
Data Channel Decrypt: Cipher &#039;AES-256-CBC&#039; initialized with 256 bit key
Data Channel Decrypt: Using 160 bit message hash &#039;SHA1&#039; for HMAC authentication
Control Channel: TLSv1, cipher TLSv1/SSLv3 DHE-RSA-AES256-SHA, 1024 bit RSA
[server] Peer Connection Initiated with XXX.XXX.XXX.XXX:443
SENT CONTROL [server]: &#039;PUSH_REQUEST&#039; (status=1)
PUSH: Received control message: &#039;PUSH_REPLY,redirect-gateway def1 bypass-dhcp,dhcp-option DNS 208.67.222.222,dhcp-option DNS 208.67.220.220,route 10.8.0.1,topology net30,ping 10,ping-restart 120,ifconfig 10.8.0.6 10.8.0.5&#039;
OPTIONS IMPORT: timers and/or timeouts modified
OPTIONS IMPORT: --ifconfig/up options modified
OPTIONS IMPORT: route options modified
OPTIONS IMPORT: --ip-win32 and/or --dhcp-option options modified
&lt;strong&gt;TUN/TAP device tun0 opened&lt;/strong&gt;

TUN/TAP TX queue length set to 100
ifconfig tun0 10.8.0.6 pointopoint 10.8.0.5 mtu 1500
route add -net XXX.XXX.XXX.XXX netmask 255.255.255.255 gw 192.168.1.1
route add -net 0.0.0.0 netmask 128.0.0.0 gw 10.8.0.5
route add -net 128.0.0.0 netmask 128.0.0.0 gw 10.8.0.5
route add -net 10.8.0.1 netmask 255.255.255.255 gw 10.8.0.5
&lt;strong&gt;Initialization Sequence Complete&lt;/strong&gt;&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;et ça devrait fonctionner ! Pour vérifier, on tente d&#039;abord un ifconfig qui devrait renvoyer quelque chose de similaire à ce qui s&#039;affiche sur le serveur, et vérifier son adresse IP sur &lt;a href=&quot;http://checkip.dyndns.com/&quot; target=&quot;_self&quot;&gt;http://checkip.dyndns.com&lt;/a&gt;. Vous devriez alors avoir l&#039;adresse IP du serveur. Par ailleurs, vérifiez également que vos DNS ont été changés (allez sur le site &lt;a href=&quot;http://www.opendns.com/&quot; target=&quot;_self&quot;&gt;http://www.opendns.com/&lt;/a&gt;, et si c&#039;est le cas « You&#039;re using OpenDNS » devrait être indiqué). Si ce n&#039;est pas le cas, changez-les manuellement dans le fichier /etc/resolv.conf ou via l&#039;applet de configuration réseau.&lt;/p&gt;

&lt;h1&gt;Un peu d&#039;automatisation...&lt;/h1&gt;

&lt;p&gt;Côté serveur, on peut lancer OpenVPN grâce à la commande :&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;marty@server:# nohup openvpn server.conf &amp;amp;&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;nohup permet de ne pas terminer la commande (en l&#039;occurence, openvpn) lorsqu&#039;on coupera la connexion SSH. Selon la distribution utilisée, il est possible qu&#039;OpenVPN se lance automatiquement au démarrage.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Côté client, il vous faudra installer le paquet network-manager-openvpn pour pouvoir effectuer la configuration depuis l&#039;applet réseau. Avec les versions récentes de ce dernier, il suffit de glisser-déposer le fichier client.conf dans l&#039;onglet VPN pour que la configuration soit automatique. On activera/désactivera alors simplement la connexion via l&#039;applet réseau.&lt;/p&gt;

&lt;h1&gt;Conclusion&lt;/h1&gt;

&lt;p&gt;En principe, tout devrait être fonctionnel. Si ce n&#039;est pas le cas, n&#039;hésitez à pas demander de l&#039;aide au support de votre hébergeur, certains nécessitant une configuration supplémentaire pour fonctionner.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Vous pouvez également vérifier le trafic réseau grâce à Wireshark (à lancer en root). Allez dans Capture → Options, puis cliquez sur Start. Dans la colonne Info, vous devriez voir la mention « Encrypted data » de nombreuses fois, et des transferts vers le port https (si vous avez choisi le port 443, évidemment). Si c&#039;est le cas, c&#039;est que ça fonctionne !&lt;/p&gt;</description>
		<pubDate>Thu, 18 Mar 2010 22:19:00 +0100</pubDate>
		<dc:creator>Marty</dc:creator>
	</item>
	<item>
		<title>SSH : la connexion à distance sécurisée</title> 
		<link>http://15minutesoffame.be/nico/blog2/index.php?article14/ssh-la-connexion-a-distance-securisee</link>
		<guid>http://15minutesoffame.be/nico/blog2/index.php?article14/ssh-la-connexion-a-distance-securisee</guid>
		<description>&lt;p&gt;&lt;em&gt;Article publié le 27/08/2009&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Dans cet article, nous aborderons la connexion à distance vers un PC sous GNU/Linux. L&#039;intérêt premier est évidemment l&#039;administration d&#039;une machine à distance, mais cela peut également être utile pour la récupération de fichiers lors de &lt;a href=&quot;http://www.israelvalley.com/news/2009/08/14/23881/israel-securite-pillages-de-donnees-en-israel-faut-il-etre-parano-lors-de-vos-passages-en-douane-avec-un-ordinateur-reponse-pas-plus-que-l-aeroport-de-shangai&quot;&gt;voyages à l&#039;étranger&lt;/a&gt;. Outre la mise en place d&#039;un serveur SSH, nous traiterons de la gestion firewall, du routeur éventuel ainsi que de l&#039;adresse IP dynamique.&lt;/p&gt;&lt;h1&gt;Configuration du serveur&lt;/h1&gt;

&lt;p&gt;Le serveur est la machine à laquelle vous voulez vous connecter, et qui retiendra la majorité de notre attention. Cette machine devra être équipée d&#039;une distribution GNU/Linux quelconque. Une installation sous Windows est possible, mais semble être plus du bricolage qu&#039;autre chose.&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;IP fixe sur le LAN&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;Par défaut, l&#039;attribution de l&#039;adresse IP sur le réseau local (LAN) se fait par &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Dynamic_host_configuration_protocol&quot;&gt;DHCP&lt;/a&gt;, et est donc variable. Cela peut poser des problèmes lorsque, par exemple, le routeur devra transférer les données vers votre serveur. La première chose à faire est donc d&#039;attribuer une IP fixe à votre serveur. Pour cela, vous devez connaitre l&#039;adresse IP de votre passerelle ainsi que la gamme d&#039;adresses IP attribuées. Par exemple, chez la passerelle est 192.168.1.1 et les IP sont attribuées entre 192.168.1.2 et 192.168.1.254. La configuration à appliquer dans votre système devra ressembler à ça :&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align:center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://15minutesoffame.be/nico/blog2/data/images/reseau_ip_fixe.png&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://15minutesoffame.be/nico/blog2/data/images/reseau_ip_fixe.png.tb&quot; alt=&quot;reseau_ip_fixe.png&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align:center&quot;&gt;Configuration en IP fixe&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Cette fenêtre varie d&#039;une distribution à l&#039;autre, mais elle est souvent accessible via un clic sur l&#039;applet de connexion réseau. Vous devrez peut-être aussi indiquez les serveurs DNS (permettant de faire le lien entre une adresse IP et le nom de domaine) ; indiquez ceux d&#039;OpenDNS, à savoir 208.67.222.222 et 208.67.220.220.&lt;/p&gt;

&lt;h2&gt;Installation du serveur SSH&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;Installons tout d&#039;abord le serveur SSH, à savoir OpenSSH. Sous debian/Ubuntu :&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;marty@serveur:~$ sudo apt-get install openssh-server&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;À ce stade, le serveur est déjà opérationnel, mais allons tout d&#039;abord faire un tour dans les options de configuration du fichier /etc/sshd.conf. La majorité des options par défaut sont bonnes, mais nous allons en modifier quelques unes. Tout d&#039;abord le port d&#039;écoute, par défaut 22, peut être modifié :&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;Port 12345&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;Changer le port par défaut permet de réduire les tentatives de connexion par des robots. Évidemment, une personne physique effectuant un scan de port complet pourra facilement trouver les ports ouverts. Ensuite, s&#039;assurer que la connexion en root est impossible :&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;PermitRootLogin no&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;Root est le seul utilisateur commun à toutes les distributions (excepté Ubuntu, pour lequel il est désactivé par défaut et remplacé par sudo). Par conséquent, interdire la connexion à root obligera un attaquant éventuel à trouver un nom d&#039;utilisateur existant. Et finalement, désactiver l&#039;authentification par mot de passe :&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;PasswordAuthentication no
UsePAM no&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;Comment allons-nous nous connecter au serveur ? Et bien en utilisant ce que nous avons appris précédemment, à savoir une paire de clés ! De manière similaire à ce que nous faisions avec GnuPG, nous génèrerons une paire de clé sur chaque client, et nous fournirons la clé publique au serveur. De cette façon, seuls les clients ayant une clé enregistrée sur le serveur pourront s&#039;y connecter. Notez que dans un premier temps, vous devrez avoir un accès physique au serveur pour copier la clé publique. Si ce n&#039;est pas le cas, laissez les paramètres précédents sur « yes » le temps d&#039;enregistrer votre clé.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Quand ces modifications ont été appliquées, relancez le démon ssh :&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;marty@serveur:~$ sudo /etc/init.d/ssh restart&lt;/pre&gt;

&lt;h2&gt;Routeur et configuration du firewall via Webmin&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;Si vous êtes derrière un routeur, et que votre serveur doit être accessible depuis d&#039;extérieur de votre LAN, vous devez transférer le port choisi vers votre serveur. Concernant le firewall, si vous savez comment configurer le votre, ouvrez simplement le port que vous avez attribué, sous le protocole TCP. Si ce n&#039;est pas le cas ou que vous voulez découvrir Webmin, lisez donc la suite ;-) &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Tout bon serveur qui se respecte se doit d&#039;avoir un firewall bien configuré. Sous GNU/Linux, le firewall intégré au système est Netfilter. Il existe plusieurs possibilités pour le configurer :&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;en ligne de commande, grâce à iptables ou shorewall&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;en utilisant le firewall Firestarter&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;grâce à &lt;a href=&quot;http://www.webmin.com/&quot;&gt;Webmin&lt;/a&gt;, un outil d&#039;administration graphique assez général&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Si Firestarter reste la solution la plus simple, c&#039;est aussi la moins « propre » vu ses possibilités limitées et sa configuration basique. Iptables requiert quant à lui un peu d&#039;expérience pour être manipulé correctement. Reste alors Webmin, assez simple d&#039;accès tout en proposant des possibilités de configuration poussées. C&#039;est celui-ci que nous allons utiliser. Notez que les firewalls graphiques n&#039;enregistrent pas leur configuration directement dans Netfilter : ils ont besoin d&#039;être lancés pour que les règles soient appliquées. En outre, si deux firewalls fonctionnent en même temps, ce sont les règles du dernier ayant été lancé qui seront appliquées. Veillez donc à n&#039;avoir qu&#039;un firewall bien configuré sur votre machine pour éviter les embrouilles ;-) &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.webmin.com/download.html&quot;&gt;Procurez-vous&lt;/a&gt; tout d&#039;abord Webmin, celui-ci étant disponible pour de nombreuses distributions. Après installation, rendez vous sur la page &lt;a href=&quot;https://localhost:10000/&quot;&gt;https://localhost:10000/&lt;/a&gt; via votre navigateur web. L&#039;utilisateur est root, et votre mot de passe est votre mot de passe root. Pour les utilisateurs d&#039;Ubuntu, veuillez vous référer à &lt;a href=&quot;http://doc.ubuntu-fr.org/root&quot;&gt;cette page&lt;/a&gt; pour activer le compte root. Rendez à la page Networking → Linux Firewall.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Dans la partie Incoming packets (INPUT), voici les 5 règles de base à appliquer :&lt;/p&gt;
&lt;pre&gt;Accept     If state of connection is ESTABLISHED,RELATED
Accept     If source is 127.0.0.1 and input interface is lo
Accept     If protocol is ICMP
Log packet     Always
Drop     Always&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;La règle « Log packet » va, comme son nom l&#039;indique, établir un log des paquets qui seront rejetés dans /var/log/messages. Pour les retrouver facilement, je conseille d&#039;ajouter dans la case « Additional parameters » (lors de la création de la règle) l&#039;instruction :&lt;/p&gt;
&lt;pre&gt;--log-prefix &quot;[IPTABLES DROP]: &quot;&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;Dans la partie Forwarded packets (FORWARD), on refuse tout :&lt;/p&gt;
&lt;pre&gt;Drop     Always&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;Je laisse la partie Outgoing packets (OUTPUT) vide, ce qui signifie que toutes les connexions sortantes sont autorisées. Vous devriez trouver assez facilement comment créer ces règle, ce n&#039;est pas bien compliqué. Veillez tout de même à sélectionner « Equals » au lieu de « Ignored » pour les cases modifiées. L&#039;ordre des règle est très important : elles seront appliquées de haut en bas. &lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;Il faut donc toujours que la règle « Drop Always » soit la dernière ! &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour SSH, la règle à appliquer dans Incoming packets (INPUT) est :&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;Accept     If protocol is TCP and destination port is 12345&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;Nous parlons bien de &lt;strong&gt;port de destination&lt;/strong&gt;. En effet, comme ce sont les paquets entrant, leur destination est bien notre serveur. 12345 est évidemment à remplacer par le port que vous avez choisi. Cliquez finalement sur « Apply Configuration », et choisissez « Yes » pour « Activate on boot ».&lt;/p&gt;

&lt;h2&gt;Protection contre les attaques « brute force » : fail2ban&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;Une attaque par « &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Attaque_par_force_brute&quot;&gt;force brute&lt;/a&gt; » est une attaque tout ce qu&#039;il y a de plus basique. Elle consiste à essayer toutes les combinaisons possibles de lettres/chiffres jusqu&#039;à trouver le bon mot de passe. Elle est souvent combinée à une &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Attaque_par_dictionnaire&quot;&gt;attaque par dictionnaire&lt;/a&gt; pour améliorer la vitesse de cassage. On comprend facilement que l&#039;efficacité de ce type d&#039;attaque dépend de la solidité du mot de passe choisi : « banane76&amp;#8243; risque d&#039;être découvert beaucoup plus rapidement que « a0D€8È}~v£2%ï2&amp;#8243;.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Pour se prémunir d&#039;une telle attaque sur son serveur SSH, les précautions précédentes (pas de connexion en root, changement du port pour limiter les attaques par des robots) permettent déjà de limiter les risques. Si la connexion par mot de passe est désactivée, ces attaques seront totalement inefficaces. Cependant, on peut vouloir laisser cette possibilité active pour une raison ou une autre. Fail2ban va nous aider à nous protéger contre les attaquants éventuels (et n&#039;ayez crainte, vous devrez y faire face très rapidement). Le principe est simple : bannir les adresses IP qui ont effectué trop de tentatives infructueuses de connexion, via une règle dans le firewall.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Tout d&#039;abord, installer fail2ban :&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;marty@serveur:~$ sudo apt-get install fail2ban&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;Ouvrez ensuite le fichier /etc/fail2ban/jail.conf, et cherchez les parties suivantes :&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;[DEFAULT]
ignoreip = 127.0.0.1
bantime  = 900
findtime = 600
maxretry = 3

[ssh]
enabled = true
port    = ssh
filter  = sshd
logpath  = /var/log/auth.log
maxretry = 6&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;La partie [DEFAULT] contient les options par défaut, alors que la partie [ssh] les options propres à SSH (sans déconner !). Passons-les en revue :&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;ignoreip&lt;/em&gt; permet d&#039;ignorer les connexions venant d&#039;une certaine adresse IP, ici l&#039;adresse IP locale&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;bantime&lt;/em&gt; est la durée de bannissement d&#039;une adresse attaquant&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;findtime&lt;/em&gt; est le laps de temps pendant lequel les connexions d&#039;une même IP vont être analysée&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;maxretry&lt;/em&gt; est le nombre maximum de tentative de connexions infructueuses avant bannissement&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Dans mon cas, si le serveur reçoit 6 connexions infructueuses (maxretry) en moins de 10 minutes (findtime), l&#039;adresse IP sera bannie 15 minutes (bantime). Dans le cas de SSH, un mot de passe est demandé 3 fois à chaque connexion, ce qui fait au maximum 72 essais par heure et par adresse IP.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Après configuration, relancez fail2ban :&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;marty@serveur:~$ sudo fail2ban-client reload&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;Vous pouvez également vérifier s&#039;il fonctionne correctement :&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;marty@serveur:~$ sudo /etc/init.d/fail2ban status&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;Voilà, avec ça vous devriez être tranquille.&lt;/p&gt;

&lt;h2&gt;Adresse IP dynamique&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;Si votre FAI vous attribue une adresse IP dynamique (adresse IP de votre ordinateur sur Internet, pas sur le réseau local !), vous aurez besoin d&#039;un service comme &lt;a href=&quot;http://www.dyndns.com/&quot;&gt;DynDNS&lt;/a&gt;. Celui-ci vous permettra d&#039;associer à votre serveur un nom de domaine, et ce gratuitement. L&#039;adresse IP sera mise à jour grâce au logiciel ddclient que nous installerons plus tard.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Vous devez tout d&#039;abord vous &lt;a href=&quot;https://www.dyndns.com/account/entrance/&quot;&gt;créer un compte&lt;/a&gt; sur le site de DynDNS. Allez ensuite sur la page « &lt;a href=&quot;https://www.dyndns.com/account/services/hosts/&quot;&gt;Host Services&lt;/a&gt; », et cliquez sur « Add New Hostname ». Choisissez un nom de domaine, sélectionnez « Host with IP address » et indiquez votre adresse IP. Pour mettre à jour l&#039;IP, trois possibilités :&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;le faire manuellement via l&#039;interface de DynDNS (peu pratique)&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;via l&#039;interface de votre modem/routeur/*box : certains appareils disposent en effet de la possibilité d&#039;enregistrer un compte et de mettre à jour votre IP automatiquement&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;en installant ddclient&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Installez ddclient :&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;marty@serveur:~$ sudo apt-get install ddclient&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;La configuration du fichier /etc/ddclient.conf devrait ressembler à ceci :&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;## ddclient configuration file
daemon=300                  # check every 300 seconds
syslog=yes                  # log update msgs to syslog
pid=/var/run/ddclient.pid   # record PID in file.
ssl=yes

## Detect IP with our CheckIP server
use=web, web=checkip.dyndns.com/, web-skip=&#039;IP Address&#039;

## Default options
protocol=dyndns2

## DynDNS username and password here
server=members.dyndns.org
&lt;strong&gt;login=YYYYYYYY&lt;/strong&gt;
&lt;strong&gt;password=&#039;XXXXXXXX&#039;&lt;/strong&gt;

## Dynamic DNS hosts
&lt;strong&gt;blablabla.tatata.com&lt;/strong&gt;&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;Indiquez votre login, mot de passe (entre guillemets simples) ainsi que le(s) nom(s) de domaine. J&#039;ai choisi de faire la mise à jour toutes les 5 minutes.&lt;/p&gt;

&lt;h1&gt;Configuration du client&lt;/h1&gt;

&lt;p&gt;Côté client, la configuration est très simple. Après installation du paquet openssh-client, connectez-vous grâce à la commande :&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;marty@client:~$ ssh -p 12345 login@blablabla.tatata.com&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;où &lt;em&gt;login&lt;/em&gt; est votre login sur le serveur et 12345 à remplacer par le port choisi. Notez que si vous vous connectez depuis votre réseau local, il y a de fortes chances pour que l&#039;utilisation du nom de domaine ne fonctionne pas. Il faudra plutôt utiliser l&#039;adresse IP fixe du serveur. Si vous avez laissé le port par défaut (22), l&#039;option -p est inutile.&lt;/p&gt;

&lt;h2&gt;Authentification par clé publique/privée&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;Rappelez-vous : nous devions utiliser la connexion par clé publique/privée ! Dans le cas où la connexion via mot de passe est désactivée, cette commande ne fonctionnera pas. Générons la paire de clé :&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;marty@client:~$ ssh-keygen -t dsa&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;Laissez les options par défaut, et indiquez une phrase de passe. Ensuite, vous devrez copier le contenu du fichier ~/.ssh/id_dsa.pub dans le fichier /home/&lt;em&gt;login&lt;/em&gt;/.ssh/authorized_keys de votre serveur. Si la connexion par mot de passe n&#039;est pas désactivée, vous pouvez utiliser la ligne :&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;marty@client:~$ ssh login@blablabla.tatata.com &quot;echo $(cat ~/.ssh/id_dsa.pub) &amp;gt;&amp;gt;
.ssh/authorized_keys&quot;&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;(sur une seule ligne) Grâce à la même commande que précédemment, connectez-vous sur votre serveur. Votre phrase de passe vous sera demandée à la place de votre mot de passe, et si cela fonctionne, vous pouvez désactiver l&#039;autorisation par mot de passe si ce n&#039;est déjà fait (soyez tout de même sûr de pouvoir accéder physiquement au serveur au cas où votre clé privée serait perdue).&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Taper sa phrase de passe, c&#039;est chiant... Oui, je sais. Nous allons donc utiliser ssh-agent pour nous faciliter la vie. Dans un terminal, tapez :&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;marty@client:~$ ssh-add&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;et entrez votre phrase de passe. Connectez vous sur votre serveur et là, magie, votre phrase de passe ne vous est plus demandée ! C&#039;est là un énorme avantage d&#039;utiliser l&#039;authentification par clé publique/privée plutôt que par mot de passe. Il suffit d&#039;entrer sa phrase de passe en début de session, et on est tranquille toute la journée ;-)  Il est possible de fournir la même clé publique sur plusieurs serveurs SSH : une fois la passphrase enregistrée, les connexions se font sans mot de passe. Qui plus est, on n&#039;a pas à retenir un mot de passe différent pour chaque serveur.&lt;/p&gt;

&lt;h2&gt;Transfert de fichiers&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;Il est possible de transférer des fichiers via SSH grâce à la commande scp. Pour envoyer un fichier sur le serveur :&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;marty@client:~$ scp -P 12345 fichier marty@serveur:/dossier/serveur&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;Pour récupérer un fichier du serveur :&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;marty@client:~$ scp -P 12345 marty@serveur:/dossier/fichier /dossier/client&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;Attention, c&#039;est bien un P majuscule !&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le logiciel gftp permet de faire graphiquement la même chose que scp. Il se présente sous la forme de deux fenêtres, une pour le client et une pour le serveur.&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align:center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://15minutesoffame.be/nico/blog2/data/images/gftp.png&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://15minutesoffame.be/nico/blog2/data/images/gftp.png.tb&quot; alt=&quot;gftp.png&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align:center&quot;&gt;Gftp&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Faites attention de sélectionner le bon type de fichier (ASCII -- fichier texte simple -- ou Binaire -- le reste) dans le menu « FTP ».&lt;/p&gt;

&lt;h2&gt;Et les autres OS ?&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;Le noyau de Mac OS X étant un dérivé de BSD, les lignes de commandes devraient être identiques.  Sous Windows, allez voir du côté de &lt;a href=&quot;http://www.putty.org/&quot;&gt;PuTTY&lt;/a&gt; pour la ligne de commande et &lt;a href=&quot;http://winscp.net/eng/docs/lang:fr&quot;&gt;WinSCP&lt;/a&gt; comme équivalent de gftp.&lt;/p&gt;</description>
		<pubDate>Thu, 18 Mar 2010 22:18:00 +0100</pubDate>
		<dc:creator>Marty</dc:creator>
	</item>
	<item>
		<title>Anonymat et partage de fichiers</title> 
		<link>http://15minutesoffame.be/nico/blog2/index.php?article13/anonymat-et-partage-de-fichiers</link>
		<guid>http://15minutesoffame.be/nico/blog2/index.php?article13/anonymat-et-partage-de-fichiers</guid>
		<description>&lt;p&gt;&lt;em&gt;Article publié le 07/07/2009&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Il est temps à présent de s&#039;attaquer à la partie la plus sensible du sujet : comment partager des données anonymement. Nous verrons ici qu&#039;il est tout à fait possible d&#039;être anonyme grâce à la décentralisation et au chiffrement des données. Les réseaux existants (Bittorrent, eDonkey2000, etc.) n&#039;ayant pas été prévu dans cette optique, il nous faudra en utiliser de nouveaux. Le point fort de certains logiciels présentés est de combiner un réseau existant avec un réseau décentralisé, de sorte que les nouveaux réseaux mis en place ne pêchent pas par leur manque de choix.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;&lt;em&gt;Je vous rappelle qu&#039;il est interdit d&#039;utiliser ces logiciels à des fins illégales (piratage, contrefaçon ou toute autre activité étant considérée hors-la-loi par les lois en vigueur dans votre pays de résidence). Vous pouvez toutefois les utiliser pour toutes autres utilisations privées, ou pour télécharger des données libres. &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;Il faut être un minimum honnête avec les créateurs qu&#039;on apprécie. Si vous aimez un disque, un film ou un jeux, achetez-le, allez aux concerts ou au cinéma. Internet permet un accès à une culture gigantesque, et la moindre des choses est d&#039;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;encourager ceux qui vous font plaisir&lt;/span&gt;. Outre l&#039;honnêteté, ayez à l&#039;esprit que c&#039;est vous seul qui êtes responsable si un artiste arrête de produire car il ne gagne plus assez.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;

&lt;h1&gt;Bittorrent : OneSwarm, un début prometteur&lt;/h1&gt;

&lt;p&gt;Mis en place en 2002, le protocole de &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Pair_%C3%A0_pair&quot;&gt;peer-to-peer&lt;/a&gt; (P2P) &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/BitTorrent_(protocole)&quot;&gt;Bittorrent&lt;/a&gt; a connu un succès fulgurant, notamment pour les raisons suivantes :&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Vitesses de téléchargement nettement supérieures à celles atteintes par les autres réseaux P2P (&lt;a href=&quot;http://www.infos-du-net.com/actualite/dossiers/54-bittorrent-p2p-telechargement.html&quot;&gt;quelques explications&lt;/a&gt;), notamment grâce à un système de « récompense » (plus on envoie vite, plus reçoit vite) assez agressif.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Nombre de fakes (fichier dont le contenu ne correspond pas au nom) réduit grâce à la centralisation des liens sur les trackers et l&#039;impossibilité de renommer un fichier partagé.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;De nombreuses distributions Linux ont alors pu être distribuées de cette façon. Le protocole étant ouvert, de nombreux logiciels clients sont apparus, les plus célèbre étant &lt;a href=&quot;http://www.utorrent.com/&quot;&gt;µTorrent&lt;/a&gt;, Azureus (&lt;a href=&quot;http://www.vuze.com/&quot;&gt;Vuze&lt;/a&gt;) ou &lt;a href=&quot;http://deluge-torrent.org/&quot;&gt;Deluge&lt;/a&gt;. Une première avancée fut l&#039;arrivée du chiffrement des données : impossible alors pour le FAI de détecter que les données transitant étaient de l&#039;échange de fichier. Restait un problème majeur : la centralisation des adresses IP des utilisateurs sur les trackers. Il suffit de se connecter à ce tracker pour connaître toutes les personnes partageant ce fichier. Qui plus est, de nombreux sites (notamment les trackers privés) gardent des logs assez complets, permettant de déterminer qui a partagé quoi (voir par exemple l&#039;affaire de &lt;a href=&quot;http://www.zataz.com/news/19094/snowtiger.html&quot;&gt;SnowTiger&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Récemment, &lt;a href=&quot;http://openbittorrent.com/&quot;&gt;OpenBittorrent&lt;/a&gt; (ainsi que &lt;a href=&quot;http://publicbt.com/&quot;&gt;PublicBT&lt;/a&gt; ou encore &lt;a href=&quot;http://torrage.com/&quot;&gt;Torrage&lt;/a&gt;), un tracker Bittorrent ouvert à tous, a été lancé. L&#039;idée est tellement simple qu&#039;on se demande pourquoi elle n&#039;a pas été appliquée avant. Habituellement, lorsque vous recherchez un fichier, vous devez naviguer sur le site du tracker (The Pirate Bay, Demonoid, SnowTiger...), voire sur un méta-moteur (Btjunkie, Mininova...). L&#039;inconvénient est que le serveur qui gère les connexions Bittorrent est lié au serveur de recherche de fichiers. Si le serveur de recherche de fichiers tombe sous le coup de la justice, il entraine celui qui gère les connexions et les torrents sont perdus. OpenBittorrent est un tracker public, et ne détient aucune information sur les fichiers dont il se fait le relai. Chacun peut, lorsqu&#039;il crée son torrent, ajouter le tracker OpenBittorrent et utiliser sa bande passante pour les connexions. Juridiquement parlant, il est très difficile de condamner ce tracker car :&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Il ne pourra matériellement pas garder des logs détaillés.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Il ne pourra effectuer aucune censure ou filtrage vu qu&#039;il ne détiendra aucune information sur les fichiers qui lui sont ajoutés.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Il n&#039;est lié d&#039;aucune façon avec les personnes qui l&#039;utilisent.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;La partie la plus sensible vis-à-vis de la loi, c&#039;est-à-dire l&#039;indexation des fichiers, est donc dissociée de tout serveur gérant les connexions. Si un moteur de recherche de fichiers torrent doit fermer, cela n&#039;aura aucun impact sur la santé du réseau car d&#039;autres moteurs de recherches existent. &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;En théorie&lt;/span&gt;, OpenBittorrent serait donc intouchable juridiquement... De plus, le service d&#039;indexation des fichiers n&#039;a aucune information sur les données que vous avez partagées. Un « miroir » de OpenBittorrent a été mis en place, il s&#039;agit de &lt;a href=&quot;http://publicbt.org/&quot;&gt;PublicBT&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Plus fort que Openbittorrent, &lt;a href=&quot;http://torrentfreak.com/bittorrent-hydra-anonymous-hidden-tracker-via-tor-090725/&quot;&gt;BitTorrent Hydra&lt;/a&gt; est un tracker ouvert qui utilise le réseau Tor pour faire transiter les requêtes. Grâce à l&#039;anonymat fournit par Tor, il est impossible de savoir où se situe ce tracker.  Attention, cela fournit un anonymat au tracker, pas aux utilisateurs.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Notons aussi l&#039;existence de proxys spécialisés dans le trafic Bittorrent, comme &lt;a href=&quot;http://superchargemytorrent.com/&quot;&gt;superchargemytorrent&lt;/a&gt;. Moyennant quelques euros, le serveur servira de passerelle pour vos téléchargements, chiffrant par la même occasion l&#039;entièreté du flux. Il suffit de configurer le proxy dans les paramètres de votre client Bittorrent.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Lancé récemment, &lt;a href=&quot;http://oneswarm.cs.washington.edu/&quot;&gt;OneSwarm&lt;/a&gt; est un logiciel libre basé sur Azureus. Entièrement compatible avec le réseau Bittorrent, il utilise également son propre réseau totalement chiffré et décentralisé. Un fichier téléchargé sur le réseau Bittorrent classique sera automatiquement mis en partage sur le réseau de OneSwarm, de sorte qu&#039;il soit disponible sans passer par le tracker. A l&#039;instar de I2P ou Freenet, chaque utilisateur joue également le rôle de passerelles entre les autres utilisateurs. Il est donc impossible de savoir d&#039;où viennent réellement les données, où elles vont et ce qu&#039;elles sont réellement (car chiffrées de bout-en-bout). L&#039;intérêt majeur de OneSwarm est de pouvoir pratiquer le &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/F2F&quot;&gt;friend-to-friend&lt;/a&gt; (F2F) : on ne se connecte alors qu&#039;à des personnes de confiance, ce qui rend l&#039;utilisateur invisible sur le réseau hors de son cercle d&#039;ami.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;OneSwarm est encore un peu jeune et n&#039;est pas exempt de bugs. Cependant, il est activement développé ce qui augure de très bonnes choses pour la suite&lt;/p&gt;

&lt;h2&gt;Installation et configuration&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;Note du 10 mars 2010 : depuis la rédaction de cet article, le logiciel a fortement évolué. Référez-vous au &lt;a href=&quot;https://forum.oneswarm-fr.net/index.php&quot;&gt;site officiel&lt;/a&gt; pour plus de détails.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://oneswarm.cs.washington.edu/download.html&quot;&gt;OneSwarm&lt;/a&gt; est open-source et disponible pour Windows, Linux et Mac OS (Java est requis). Après installation (une simple décompression du fichier compressé sous Linux), lancez l&#039;exécutable et vous verrez apparaître l&#039;interface dans votre navigateur Web. A ce sujet, il semble que ça ne fonctionne pas trop avec Internet Explorer, à vérifier. En l&#039;état, il n&#039;est possible que d&#039;utiliser le réseau Bittorrent classique. Vous pourrez ajouter des fichiers .torrent comme vous le faisiez avec d&#039;autres logiciels.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Pour utiliser le réseau chiffré anonyme, il vous faudra ajouter des amis dans votre liste. Si vous n&#039;avez pas d&#039;amis, cliquez sur Add Friend et choisissez l&#039;option « &lt;span class=&quot;gwt-RadioButton&quot;&gt;Subscribe to a friend feed from a community server&lt;/span&gt; ». Configurez comme sur la figure ci-dessous, et des amis vous seront ajoutés automatiquement. Cette liste sera régulièrement mise-à-jour, et vous pourrez à tout moment ajouter d&#039;autres serveurs. Vous noterez que lors de l&#039;ajout d&#039;amis, l&#039;option « Limited » est cochée par défaut. En fait, un ami ajouté avec cette option ne pourra pas voir votre liste de fichiers. C&#039;est donc fondamental pour la sécurité d&#039;enlever ce statut limité aux personnes de confiance uniquement.&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align:center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://15minutesoffame.be/nico/blog2/data/images/1s_01.png&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://15minutesoffame.be/nico/blog2/data/images/1s_01.png.tb&quot; alt=&quot;1s_01.png&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align:center&quot;&gt;OneSwarm - Ajout d&#039;amis&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align:center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://15minutesoffame.be/nico/blog2/data/images/1s_02.png&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://15minutesoffame.be/nico/blog2/data/images/1s_02.png.tb&quot; alt=&quot;1s_02.png&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align:center&quot;&gt;OneSwarm - Configuration d&#039;un community server&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Vous pouvez également ajouter ajouter un ami manuellement, grâce à l&#039;option « Add friends manually using public keys ». OneSwarm fonctionne sur le principe de &lt;a href=&quot;http://15minutesoffame.be/nico/blog/2009/05/quelques-elements-de-cryptographie/#chiffrement-asymetrique&quot;&gt;chiffrement asymétrique&lt;/a&gt;. Vous échangez votre clé publique avec celle de votre ami, et le tour est joué.&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align:center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://15minutesoffame.be/nico/blog2/data/images/1s_03.png&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://15minutesoffame.be/nico/blog2/data/images/1s_03.png.tb&quot; alt=&quot;1s_03.png&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align:center&quot;&gt;OneSwarm - Ajout manuel d&#039;amis&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Il est tout de même conseillé d&#039;avoir quelques amis pouvant accéder à vos données, de manière à ce que vos fichiers puissent également être partagés. OneSwarm gère également les groupes d&#039;amis via « More actions → Manage visibility ». Vous pourrez alors partager certains fichiers avec un groupe en particulier uniquement.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Après avoir ajouté des amis, il vous suffit de faire une recherche dans le champ dédié. Le choix est encore un peu maigre, mais les dernières nouveautés arrivent assez vite compte tenu de l&#039;utilisation parallèle du réseau Bittorrent.&lt;/p&gt;

&lt;h1&gt;eMule : utilisation de I2P avec iMule&lt;/h1&gt;

&lt;p&gt;Apparu en 2000, le réseau &lt;a href=&quot;http://en.wikipedia.org/wiki/EDonkey2000&quot;&gt;eDonkey2000&lt;/a&gt; (sur lequel se base &lt;a href=&quot;http://en.wikipedia.org/wiki/Emule&quot;&gt;eMule&lt;/a&gt;) est un réseau encore largement utilisé pour le partage de fichiers. Son succès est dû principalement au grand choix de fichiers disponibles. En effet, contrairement au réseau Bittorrent centré sur le partage d&#039;un nombre limité de fichiers, le réseau eDonkey2000 permet :&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Le partage d&#039;une grande quantité de fichiers, avec un système poussé de gestion de file d&#039;attente.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Une vitesse moindre. Si cela semble être un handicap, en pratique l&#039;utilisateur laissera un fichier plus longtemps en partage.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Une décentralisation des données, car  les utilisateurs n&#039;ont pas besoin de se connecter à un tracker unique pour être mis en relation. Cependant, on trouve plus facilement des fakes, car il suffit de renommer un fichier.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Un outil de recherche intégré au logiciel&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Le plus célèbre des logiciels supportant le protocole eDonkey2000, eMule, propose deux réseaux pouvant fonctionner de manière indépendante ou en parallèle. Tout d&#039;abord le réseau eDonkey2000 classique, pour lequel des serveurs permettent de mettre en relation les utilisateurs et centraliser la liste des fichiers partagés par toutes les personnes connectées. Ensuite le réseau &lt;a href=&quot;http://en.wikipedia.org/wiki/Kademlia&quot;&gt;Kademlia&lt;/a&gt;, où les serveurs sont inutiles car les utilisateurs font également office de « mini-serveurs » pour mettre en relation les utilisateurs connus.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;eMule étant un logiciel libre, de nombreux MOD sont apparus (versions d&#039;eMule modifiées apportant certaines options). Parmi eux, aMule a été porté sous Linux, puis a servi d&#039;inspiration pour &lt;a href=&quot;http://www.imule.i2p.tin0.de/&quot;&gt;iMule&lt;/a&gt;. iMule utilise un troisième réseau pour partager les fichiers : le réseau &lt;a href=&quot;http://15minutesoffame.be/nico/blog/2009/06/securiser-et-rendre-anonyme-sa-navigation/#i2p&quot;&gt;I2P&lt;/a&gt;. Tout comme pour Kademlia, les utilisateurs servent de relai pour mettre en relation les utilisateurs, mais ils servent également de relai pour faire transiter les données d&#039;une personne à l&#039;autre (comme OneSwarm). Cependant, il semble qu&#039;il ne soit pas possible (pour le moment) d&#039;utiliser iMule comme un client eMule classique, en parallèle de son utilisation sur le réseau I2P.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Je n&#039;ai, à ce jour, pas encore testé iMule (il vous faut une distribution récente ou Windows, ce que je n&#039;ai pas). Le site du créateur est assez lent, et il n&#039;est pas rare qu&#039;il soit injoignable. Parcourez le &lt;a href=&quot;http://forum.i2p2.de/viewforum.php?f=30&quot;&gt;forum de I2P&lt;/a&gt;, vous y trouverez surement un sujet parlant de la &lt;a href=&quot;http://forum.i2p2.de/viewtopic.php?t=3665&amp;amp;sid=6e134f2d58cdbf42cc55cb247a14598e&quot;&gt;dernière version en date&lt;/a&gt; et des liens pour la télécharger.&lt;/p&gt;

&lt;h1&gt;Direct Download, ou DDL (RapidShare, MegaUpload...) : toujours tranquille ?&lt;/h1&gt;
&lt;p&gt;Apparus récemment, les sites de partage de fichiers volumineux ont rapidement été détournés pour le partage illégal de fichiers. En effet, contre quelques euros par mois, ces sites proposent une vitesse de téléchargement inégalable en P2P, tout en assurant l&#039;anonymat des utilisateurs. Cependant, il persiste plusieurs inconvénients :&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Le prix de l&#039;abonnement : même faible, il n&#039;est pas nul. De plus, il faudra faire un choix parmi les nombreux sites existants, et les limitations sont excessives si on n&#039;est pas abonné.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Trouver un fichier en particulier n&#039;est pas toujours chose facile, car il existe de nombreuses « boards » (sites où sont centralisés les liens).&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Sur plainte d&#039;un éditeur, un fichier sera purement et simplement supprimé des serveurs, et il faudra attendre que quelqu&#039;un veuille bien le remettre.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;La centralisation des informations : pour trouver un fichier, on devra d&#039;abord s&#039;inscrire sur une board pour avoir accès à la liste des fichiers proposés (les IP sont très souvent enregistrées). Ensuite, payer l&#039;abonnement au site de partage pour télécharger dans de bonnes conditions (utilisation d&#039;une carte de crédit → très facile de retrouver son propriétaire). Si pour l&#039;instant, ces sites promettent de ne pas stocker les logs permettant de savoir qui a téléchargé quoi, qui sait ce qui se passera dans le futur.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Pour celui qui en a les moyens, RapidShare et ses équivalents sont très pratiques une fois que les boards intéressantes ont été trouvées. Malheureusement, ceci implique de laisser de nombreuses traces de son passage, et rien ne dit qu&#039;à l&#039;avenir les utilisateurs ne soient pas inquiétés. N&#039;oublions pas qu&#039;aucun de ces services n&#039;est hébergé dans un pays laxiste en matière de piratage (RapidShare est basé en Allemagne, MegaUpload aux USA...), donc un minimum de collaboration des forces de police pourrait faire mal.&lt;/p&gt;

&lt;h1&gt;L&#039;ancêtre : Usenet&lt;/h1&gt;

&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Usenet&quot;&gt;Usenet&lt;/a&gt; est l&#039;ancêtre de nos forums, et est apparu en 1979, soit bien avant le World Wide Web. Il est articulé autour du principe de « groupes de discussions » (ou &lt;em&gt;newsgroups&lt;/em&gt;) : un groupe de discussion est un groupe rassemblant les articles d&#039;un sujet précis, ces articles étant stockés sur des serveurs communicant ensemble. S&#039;il est possible de déposer des articles sur ces serveurs, ils est également possible d&#039;y déposer des fichiers. Moins populaire que les logiciels de P2P, cette méthode est toujours utilisée par quelques irréductibles qui apprécient les vitesses de téléchargement élevées et l&#039;anonymat relatif.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Cependant, qui dit serveur centralisant les fichiers, dit service payant. Pour avoir accès à ces newsgroups, il faudra s&#039;abonner chez un fournisseur proposant plusieurs offres dont le prix varie en fonction du volume de transfert alloué. Notons que certains FAI, comme Free, proposent un service de newsgroup inclus dans l&#039;abonnement.&lt;/p&gt;

&lt;h2&gt;Installation et configuration&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;Après avoir pris un abonnement chez un fournisseur (par exemple &lt;a href=&quot;http://www.giganews.com/&quot;&gt;Giganews&lt;/a&gt;), vous devrez choisir parmi les &lt;a href=&quot;http://en.wikipedia.org/wiki/List_of_Usenet_newsreaders&quot;&gt;nombreux newsreader&lt;/a&gt;. Choisissez-en un qui gère facilement les fichiers, car ce n&#039;est pas le cas de tous (rappelons qu&#039;à la base, Usenet est fait pour l&#039;échange d&#039;articles, pas le téléchargement de fichiers). Parmi ceux qui reviennent souvent, &lt;a href=&quot;http://www.shemes.com/&quot;&gt;GrabIt&lt;/a&gt; sous Windows et &lt;a href=&quot;http://pan.rebelbase.com/&quot;&gt;Pan&lt;/a&gt; sous Linux. La configuration du logiciel varie de l&#039;un à l&#039;autre, mais reste assez facile : vous aurez besoin de l&#039;adresse du serveur du fournisseur, du port, de votre nom d&#039;utilisateur et mot de passe. Ensuite, partez à la recherche des fichiers NZB (ce sont les fichiers rassemblant les informations qui permettent de télécharger les différentes parties du fichier désiré) sur les moteurs de recherches comme &lt;a href=&quot;http://www.binsearch.info/&quot;&gt;Binsearch&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://www.newzleech.com/&quot;&gt;Newzleech&lt;/a&gt; ou &lt;a href=&quot;http://www.meganzb.com/&quot;&gt;MegaNZB&lt;/a&gt;. Une fois sauvé, ouvrez le NZB avec votre logiciel, et le tour est joué.&lt;/p&gt;

&lt;h1&gt;Un VPN pour cacher son IP&lt;/h1&gt;

&lt;p&gt;Déjà présenté dans un &lt;a href=&quot;http://15minutesoffame.be/nico/blog/?p=311&amp;amp;preview=true#les-reseaux-prives-virtuels-ou-vpn&quot;&gt;précédent article&lt;/a&gt;, l&#039;utilisation d&#039;un VPN vous permettra de masquer votre adresse IP, que ce soit lors de l&#039;utilisation du P2P ou du direct download, tout en conservant une vitesse de téléchargement correcte. Outre le fait qu&#039;il faille faire confiance aux propriétaires de ce VPN concernant les données et logs conservés, le paiement de ce service entrainera irrémédiablement des traces de votre passage.&lt;/p&gt;

&lt;h1&gt;Les réseaux alternatifs&lt;/h1&gt;

&lt;p&gt;En marge des réseaux de P2P les plus connus que sont Bittorrent et eDonkey2000, de nombreux réseaux parallèles ont vu le jour. Historiquement pionnier dans le domaine, &lt;a href=&quot;http://www.gnunet.org/index.php?xlang=French&quot;&gt;GNUnet&lt;/a&gt; est un logiciel de P2P conçu pour résister à la censure : chiffrement bout-à-bout, décentralisation des données, utilisateurs servant de relais pour brouiller les pistes, friend-to-friend, etc. Toutes ces recettes ont été reprises dans OneSwarm, ou dans d&#039;autres logiciels comme &lt;a href=&quot;http://antsp2p.sourceforge.net/&quot;&gt;Ants P2P&lt;/a&gt; ou &lt;a href=&quot;http://mute-net.sourceforge.net/&quot;&gt;MUTE&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Malgré la grande qualité des idées fondamentales de ces projets, ces réseaux pêchent par le manque de choix, et par un développement nettement moins actif que OneSwarm. La dernière version de Ants P2P date de 2007, celle de MUTE de 2008, et aucun développement ne semble être prévu. Le développement de GNUnet est plus actif, mais mon dernier essai s&#039;est soldé par un échec car le logicel ne semblait pas très stable.&lt;/p&gt;

&lt;h1&gt;Les solutions hybrides&lt;/h1&gt;

&lt;p&gt;Et si nous pouvions combiner les avantages du P2P (décentralisation, recherche aisée, choix) avec ceux du téléchargement direct (rapidité et anonymat) ? Séduisant n&#039;est-ce pas ? C&#039;est ce que proposent des proxys Bittorrent comme &lt;a href=&quot;https://www.furk.net/&quot;&gt;Furk&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://www1.torrentrelay.com/fresh/web.pl?d=&quot;&gt;Torrent Relay&lt;/a&gt; ou même &lt;a href=&quot;http://imageshack.us/&quot;&gt;ImageShack&lt;/a&gt; (ce dernier nécessite une inscription pour voir apparaitre l&#039;option). Le proxy se charge de télécharger le fichier à votre place, et quand cela est fait il ne vous reste plus qu&#039;à le récupérer comme un téléchargement classique. Les connexions sont évidemment sécurisées, les taux de téléchargement très bons et vous évitez les éventuels filtrage par votre FAI. Notons que Furk garde sur ses serveurs les fichiers déjà téléchargés par d&#039;autres utilisateurs, et vous y donne accès gratuitement (avec des restrictions sur la vitesse, cependant). Tout cela est bien évidemment payant, avec les risques que cela comporte.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Je ne suis cependant sceptique quant à la légalité de la chose... Si les sites habituels de DDL comme RapidShare peuvent avoir un fond de commerce tout à fait légal, ces sites ne sont là principalement que pour faciliter le téléchargement d&#039;œuvre protégées. Ce n&#039;est d&#039;ailleurs pas pour rien qu&#039;il sont situés au Canada ou aux Pays-Bas, pays plus laxistes en la matière. J&#039;ai donc de gros doutes sur leur pérennité.&lt;/p&gt;

&lt;h1&gt;Conclusion : peer-to-peer ou direct download, que choisir ?&lt;/h1&gt;

&lt;p&gt;Impossible de donner une réponse précise, car comme nous l&#039;avons vu chaque méthode a ses avantages et ses inconvénients. Tentons de faire un petit récapitulatif...&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Les &lt;span style=&quot;color: #00ff00;&quot;&gt;avantages&lt;/span&gt; du peer-to-peer :&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Une décentralisation des données, rendant difficile l&#039;élimination des fichiers mis en partage.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Une visibilité temporaire : dès qu&#039;on ne partage plus le fichier, on disparait de la liste des utilisateurs (mais gare aux trackers privés Bittorrent gardant des logs détaillés). Cependant, il faut tempérer cette « visibilité » : si toutes les personnes téléchargeant un fichier peuvent connaitre votre adresse IP, il leur faudra intenter une action en justice pour mettre un nom dessus. Notons que grâce aux nouveaux réseaux, cette visibilité devient quasi nulle.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Une notion de partage et de communauté plus forte : l&#039;utilisateur n&#039;est pas un simple consommateur, il peut partager avec les autres membres ce qu&#039;il apprécie.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Un service gratuit.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Les &lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;inconvénients&lt;/span&gt; du peer-to-peer :&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;L&#039;introduction de fakes est plus ou moins aisée (très facile dans le cas d&#039;eMule, plus difficile dans le cas de Bittorrent).&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Une vitesse pas toujours au rendez-vous.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Les risques juridiques plus élevés : en mettant à disposition des autres utilisateurs du contenu non-libre de droit, des sanctions supplémentaires sont à craindre. On est largement hors du cadre de la « copie privée ». Notons que les condamnations ont toujours été faites sur base de la mise à disposition illégale de contenu.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Les &lt;span style=&quot;color: #00ff00;&quot;&gt;avantages&lt;/span&gt; du direct download :&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Une vitesse maximale.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Un anonymat relatif : seuls les responsables du site ou newsgroup sur lequel vous téléchargez savent ce que vous faites.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Très peu de fakes, car les liens sont référencés sur des boards où les participants n&#039;ont aucun intérêt à donner de faux liens aux autres, sous peine d&#039;être rapidement éjectés.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Les risques juridiques moindres car vous n&#039;avez pas mis en partage vos données.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Les &lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;inconvénients&lt;/span&gt; du direct download :&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Un service payant.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Des traces nombreuses, au risque qu&#039;elles soient permanentes, rendant votre identification facile et la liste de vos actions aisément consultable.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Un contenu susceptible de disparaitre des serveurs en cas de plainte de l&#039;ayant-droit.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Pour le moment, les solutions payantes semblent les plus sures d&#039;un point de vue juridique : ne partageant rien vous-même, vous risquez moins que si vous mettez à disposition des données. Cependant, ces solutions sont aussi les plus jeunes, contrairement aux utilisateurs des réseaux P2P qui ont déjà subi plusieurs attaques des ayants-droits (voir par exemple le &lt;a href=&quot;http://www.numerama.com/magazine/13205-Condamnee-a-payer-2-millions-de-dollars-pour-24-chansons-telechargees.html&quot;&gt;jugement de cette américaine&lt;/a&gt;). Rien ne dit que la facilité avec laquelle vos téléchargements peuvent être listés ne se retournera pas contre vous un jour ou l&#039;autre...&lt;/p&gt;</description>
		<pubDate>Thu, 18 Mar 2010 22:17:00 +0100</pubDate>
		<dc:creator>Marty</dc:creator>
	</item>
	<item>
		<title>Sécuriser et rendre anonyme sa navigation</title> 
		<link>http://15minutesoffame.be/nico/blog2/index.php?article12/securiser-et-rendre-anonyme-sa-navigation</link>
		<guid>http://15minutesoffame.be/nico/blog2/index.php?article12/securiser-et-rendre-anonyme-sa-navigation</guid>
		<description>&lt;p&gt;&lt;em&gt;Article publié le 21/06/2009&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Dans cette quatrième partie consacrée à la sécurité et l&#039;anonymat sur Internet, nous étudierons les possibilités existantes pour la navigation sur la toile. Avant toute chose, précisons tout de même qu&#039;être anonyme à 100 % est tout simplement impossible. Théoriquement il est toujours possible de remonter jusqu&#039;à vous, mais en pratique il est possible de rendre les choses très difficiles.&lt;/p&gt;&lt;h1&gt;Le protocole HTTPS&lt;/h1&gt;
&lt;p&gt;Le HTTPS n&#039;est rien d&#039;autre que le &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Protocole_de_communication&quot;&gt;protocole&lt;/a&gt; &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Http&quot;&gt;HTTP&lt;/a&gt; classique (celui utilisé pour la navigation web) auquel on a ajouté une méthode de chiffrement &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Transport_Layer_Security&quot;&gt;TLS&lt;/a&gt;. En d&#039;autres termes, il s&#039;agit de la navigation web où les transfert sont chiffrés entre le client (vous) et le serveur. En pratique, cela fonctionne en 3 étapes :&lt;/p&gt;

&lt;ol&gt;
&lt;li&gt;Le client se connecte au serveur.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Le serveur envoie un certificat numérique &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/X.509&quot;&gt;X.509&lt;/a&gt; ainsi que sa clé de chiffrement symétrique.&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/X.509&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Le client vérifie que (i) le certificat est valide, (ii) qu&#039;il a été fourni par une &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Autorit%C3%A9_de_certification&quot;&gt;authorité de certification&lt;/a&gt; connue, (iii) qu&#039;il n&#039;a pas été altéré et (iv) que le &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Nom_de_domaine&quot;&gt;nom de domaine&lt;/a&gt; correspond.&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;

&lt;p&gt;Si tout s&#039;est bien passé, le client et le serveur peuvent communiquer de manière chiffrée grâce à la clé qui a été échangée. Si un « pirate » venait à intercepter les données, il ne pourrait rien en faire. C&#039;est la méthode utilisée sur la majorité des sites de vente en ligne ou des banques. On reconnait l&#039;utilisation du HTTPS à :&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;l&#039;utilisation de https au lieu de http dans la barre d&#039;adresse (exemple de site &lt;a href=&quot;http://www.ixquick.com/fra/&quot;&gt;non sécurisé&lt;/a&gt;, et &lt;a href=&quot;https://www.ixquick.com/fra/&quot;&gt;sécurisé&lt;/a&gt;)&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;la présence d&#039;un petit cadenas, en bas à droite (pour Firefox)&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Le HTTPS est sensiblement plus lent que le HTTP vu l&#039;opération supplémentaire de chiffrement. Il n&#039;assure en rien l&#039;anonymat, mais permet de communiquer des informations à un serveur en toute sécurité.&lt;/p&gt;

&lt;h1&gt;Utilisation de proxys&lt;/h1&gt;
&lt;p&gt;Un proxy est une passerelle entre vous et le site web que vous désirez visiter. Au lieu d&#039;envoyer directement les demandes au serveur, vous passerez par le proxy qui se chargera de les communiquer au site final. Certains proxys permettent l&#039;utilisation du protocole HTTPS. Les avantages sont les suivants :&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Anonymat au niveau du site visité : le site que vous visitez ne sait pas qui a demandé au proxy de lui transmettre des informations.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Anonymat au niveau de votre FAI : votre FAI voit que vous vous connectez au proxy, mais ne connait pas la page finale que vous désirez voir. Ceci est d&#039;autant plus vrai si le proxy utilise le protocole HTTPS. En outre, vous pouvez contourner les éventuelles restrictions mises en place par certaines sociétés (aller sur Youtube, Myspace, Facebook...).&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Sécurité : le proxy dispose très souvent d&#039;un firewall bloquant les éventuelles attaques provenant de sites malveillants.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Il y a cependant quelques inconvénients à l&#039;utilisation de proxys :&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Le proxy connait les sites que vous visitez, et revendra éventuellement ces informations. Rien n&#039;est totalement gratuit...&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Un proxy malveillant pourrait collecter les mots de passes de connexion, ou toute autre information transitant par lui.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Un proxy est donc plus centré sur l&#039;anonymat que sur la sécurité, à moins de connaitre personnellement celui qui l&#039;a mis en place. Il est aussi intéressant de changer régulièrement de proxy, de manière à éviter qu&#039;un proxy ne collecte trop d&#039;informations sur vous.&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align:center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://15minutesoffame.be/nico/blog2/data/images/schema_proxy.png&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://15minutesoffame.be/nico/blog2/data/images/schema_proxy.png.tb&quot; alt=&quot;schema_proxy.png&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align:center&quot;&gt;Connexion avec et sans proxy&lt;/p&gt;

&lt;h2&gt;Le proxy simple&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;Après la théorie, passons à la pratique. Tout d&#039;abord, il faudra trouver un proxy, par exemple sur &lt;a href=&quot;http://proxy.org/&quot;&gt;proxy.org&lt;/a&gt; ou encore &lt;a href=&quot;http://www.atproxy.net/&quot;&gt;atproxy.net&lt;/a&gt;. Après avoir fait votre choix dans la liste (certains ne fonctionnent pas ou sont très lents), rendez-vous sur la page correspondante (&lt;a href=&quot;http://anonymouse.org/anonwww.html&quot;&gt;exemple&lt;/a&gt;), indiquez l&#039;adresse que vous désirez visiter et validez. Une barre d&#039;options est souvent ajoutée en haut de la page de navigation.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Pour faciliter l&#039;utilisation de proxys, il existe plusieurs modules pour Firefox. Mon préféré est &lt;a href=&quot;https://addons.mozilla.org/fr/firefox/addon/3239&quot;&gt;Phzilla&lt;/a&gt;, très simple d&#039;utilisation mais dont le développement a récemment été abandonné. &lt;a href=&quot;https://addons.mozilla.org/fr/firefox/addon/2464&quot;&gt;FoxyProxy&lt;/a&gt; est lui un outil très complet, un peu trop pour moi d&#039;ailleurs vu mon utilisation très ponctuelle de proxys.&lt;/p&gt;

&lt;h2&gt;Tor et Privoxy&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;Et si au lieu d&#039;utiliser un seul relai, nous en utilisions plusieurs ? C&#039;est le principe de de &lt;a href=&quot;http://www.torproject.org/index.html.fr&quot;&gt;Tor&lt;/a&gt;, qui couplé à &lt;a href=&quot;http://www.privoxy.org/&quot;&gt;Privoxy&lt;/a&gt; vous permet d&#039;atteindre un très haut niveau d&#039;anonymat. Tor est composé d&#039;un ensemble connu de relais qui seront utilisés pour atteindre un site désiré. Le chemin suivi à travers les proxys change régulièrement, de sorte qu&#039;il est pratiquement impossible de savoir d&#039;où viennent et où vont les données.&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align:center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://15minutesoffame.be/nico/blog2/data/images/schema_tor.png&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://15minutesoffame.be/nico/blog2/data/images/schema_tor.png.tb&quot; alt=&quot;schema_tor.png&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align:center&quot;&gt;Connexion via Tor&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Privoxy est un proxy web permettant un filtrage avancé du contenu, mais il ne nous servira qu&#039;à masquer la requête &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Domain_Name_System&quot;&gt;DNS&lt;/a&gt;. En fait, lorsque vous vous connectez à un site web (par exemple www.google.com), vous passez tout d&#039;abord par un serveur DNS qui fera le lien entre l&#039;adresse demandée et son adresse IP (en l&#039;occurence, 208.69.34.231). Ceci a deux avantages :&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;facilité pour retenir le site : en effet, il est beaucoup plus facile de retenir un nom (www.google.com) qu&#039;une série de 5 nombres (208.69.34.231)&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;indépendance vis-à-vis de l&#039;adresse IP : un site peut changer d&#039;adresse IP, ceci sera totalement transparent pour l&#039;utilisateur&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Lorsqu&#039;on désire utiliser Tor, la première chose qui est faite est de demander au serveur DNS (souvent celui du FAI) quelle est l&#039;adresse IP correspondante. Ceci est un gros trou dans l&#039;anonymat : si le FAI ne voit pas les connexions avec le site sur lequel on veut se connecter, il sait tout de même qu&#039;on a demandé quelle était son adresse IP. Privoxy permet de combler ce trou.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;em&gt;Installation et configuration&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Dans le cas où vous utilisez Ubuntu, Tor n&#039;est pas inclu dans la version 9.04 et il faudra ruser pour l&#039;installation. Je vous laisse consulter la &lt;a href=&quot;http://doc.ubuntu-fr.org/tor#installation_de_tor&quot;&gt;page dédiée&lt;/a&gt;. Dans le cas d&#039;autres distributions, l&#039;installation de Tor et Privoxy ne devrait poser aucun problème. Après installation, il faudra modifier les fichiers de &lt;a href=&quot;http://doc.ubuntu-fr.org/privoxy&quot;&gt;configuration de Privoxy&lt;/a&gt; pour qu&#039;il communique avec Tor. Éditez le fichier /etc/privoxy/config en root et ajoutez la ligne :&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;forward-socks4a / localhost:9050 .&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;Pour trouver la ligne adéquate, cherchez la chaîne « forward-socks » dans le fichier. Lancez ensuite les deux services, par exemple sous Ubuntu :&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;sudo /etc/init.d/tor restart
sudo /etc/init.d/privoxy restart&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;Il ne reste plus qu&#039;à configurer votre navigateur web. Dans le cas de Firefox, allez dans Éditions → Préférences, allez dans la section Avancé, onglet réseau, puis cliquez sur paramètres et configurez comme suit :&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align:center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://15minutesoffame.be/nico/blog2/data/images/tor-firefox.png&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://15minutesoffame.be/nico/blog2/data/images/tor-firefox.png.tb&quot; alt=&quot;tor-firefox.png&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align:center&quot;&gt;Configuration de Firefox&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Vous pouvez vérifier que Tor fonctionne bien en visitant le lien &lt;a href=&quot;http://check.torproject.org/&quot;&gt;http://check.torproject.org/&lt;/a&gt;. Il existe également des modules pour Firefox, permettant de switcher facilement sur Tor (comme &lt;a href=&quot;https://addons.mozilla.org/fr/firefox/addon/2275&quot;&gt;Torbutton&lt;/a&gt; ou &lt;a href=&quot;https://addons.mozilla.org/fr/firefox/addon/2464&quot;&gt;FoxyProxy&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Il est possible de monter un serveur Tor chez soi, de manière à renforcer l&#039;anonymat. En effet, impossible alors de savoir si ce qui a transité par votre PC était bien de votre volonté ou un transfert d&#039;un proxy à un autre.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;Remarque importante&lt;/span&gt; : Tor permet l&#039;anonymat, mais pas la sécurisation des données. En effet, même si les données sont chiffrées entre tous les nœuds du réseau, elles ne le sont pas entre le nœud final et le site auquel on veut accéder. Prudence donc...&lt;/p&gt;

&lt;h2&gt;I2P&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;A première vue, &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/I2P&quot;&gt;I2P&lt;/a&gt; propose des fonctionnalités similaires à Tor, mais son fonctionnement est quelque peu différent. Tor est composé d&#039;un ensemble de proxys connus (donc centralisé), chacun permettant d&#039;accéder au web. Son but avoué est d&#039;offrir l&#039;anonymat sur la toile. I2P est plutôt centré sur la communication chiffrée d&#039;une extrémité à l&#039;autre entre deux personnes, tout en utilisant plusieurs passerelles. Chaque utilisateur de I2P joue le rôle de passerelle (donc décentralisé), mais à la différence de Tor seules quelques rares passerelles (« outproxy ») offrent un lien vers le web. I2P semble donc plus destiné à une forme de peer-to-peer qu&#039;au surf anonyme, même s&#039;il le permet également.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;em&gt;Installation et configuration&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Téléchargez l&#039;&lt;a href=&quot;http://www.i2p2.de/download.html&quot;&gt;installeur graphique&lt;/a&gt; sur le site officiel, et exécutez-le. Sous Linux, tapez en ligne de commande :&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;java -jar i2pinstall_0.7.4.exe&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;Rien de bien sorcier à ce niveau, il vous suffira de choisir un répertoire d&#039;installation. Après quelques secondes, la page de configuration (&lt;a href=&quot;http://127.0.0.1:7657/&quot;&gt;http://127.0.0.1:7657/&lt;/a&gt;) devrait s&#039;ouvrir dans votre navigateur web. Vous pourrez contrôler l&#039;état de votre passerelle, et éventuellement changer la configuration. Si votre « Reachability » est indiquée comme étant « Firewelled », vous devrez configurez votre routeur pour qu&#039;il transfère le port 8887 (TCP et UDP) vers votre PC. Ce n&#039;est nullement obligatoire, mais cela aide à la santé du réseau.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;La configuration de Firefox est identique à celle lorsque Tor est utilisé, sauf que vous devrez indiquer le port 4444 au lieu de 8118.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Remarque : les eepsites sont des sites du réseau I2P, accessibles uniquement à partir de I2P. Leur intérêt est qu&#039;ils ne nécessitent pas l&#039;utilisation de passerelle spécifique accédant au web.&lt;/p&gt;

&lt;h1&gt;Les réseaux privés virtuels, ou VPN&lt;/h1&gt;

&lt;p&gt;Il existe deux inconvénients majeurs à l&#039;utilisation de proxys :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;la lenteur du surf&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;certains programmes ne fonctionnent pas avec Tor&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Un &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9seau_priv%C3%A9_virtuel&quot;&gt;réseau virtuel privé&lt;/a&gt; (VPN) permet de se connecter à un réseau externe comme si vous étiez matériellement sur ce réseau. Ceci est souvent utilisé en entreprise pour que les employés puissent accéder à leurs données professionnelles depuis l&#039;extérieur. Les avantages sont une plus grande flexibilité par rapport à un proxy, un cryptage complet des données transitant entre l&#039;utilisateur et le VPN, mais surtout le fait que tous les programmes fonctionnent comme si vous étiez situé sur ce réseau, et ce sans aucune configuration particulière.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;En réponse aux lois contre le téléchargement prises récemment en Suède et en France, deux VPN ont été mis en place : &lt;a href=&quot;http://ipredator.se/&quot;&gt;Ipredator&lt;/a&gt; et &lt;a href=&quot;http://ipodah.net/&quot;&gt;Ipodah&lt;/a&gt; (encore à l&#039;essai à l&#039;heure où j&#039;écris ces lignes). Le principe est que vous vous connectez à ces réseaux qui serviront de passerelle pour toutes les données transférées, que ce soit du surf classique ou du peer-to-peer. Le principe est donc identique au proxy, si ce n&#039;est que vous ne serez pas limités à l&#039;anonymat sur le web mais aussi lors des échanges P2P (nous y reviendront dans un prochain article). Selon les créateurs, aucune trace ne sera enregistrée, ce qui confère une sécurité parfaite.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;En principe, les serveurs mis en places devraient être capables de soutenir une charge importante, et ne réduire que faiblement le taux de transfert des données. Notez que ces services sont payants (environ 5 € par mois). Vous devrez également faire une confiance aveugle aux créateurs de ces services :&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;rien ne vous dit qu&#039;ils n&#039;intercepteront pas vos données&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;rien ne vous dit qu&#039;ils ne gardent pas des traces de tout ce qui passe par les serveurs&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;De plus, ayez toujours à l&#039;esprit que si ces serveurs sont saisis par la justice et que des traces sont gardées, remonter jusqu&#039;à vous sera très facile même si vous n&#039;étiez pas l&#039;objet d&#039;investigations. Gardez aussi à l&#039;esprit que si ces services sont payants, des traces du paiement persisteront toujours quelque part.&lt;/p&gt;

&lt;h1&gt;Les réseaux alternatifs : le cas Freenet&lt;/h1&gt;

&lt;p&gt;Les solutions précédentes sont des suppléments ajoutés au réseau Internet. Finalement, ce ne sont que des rustines utilisées pour combler les trous de sécurité et d&#039;anonymat du réseau. En parallèle à Internet, il existe des réseau alternatifs, conçus à la base pour être anonyme et sécurisés. Le plus célèbre d&#039;entre eux est &lt;a href=&quot;http://freenetproject.org/&quot;&gt;Freenet&lt;/a&gt;. Les caractéristiques principales du réseau sont :&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;la décentralisation totale des données : chaque utilisateur joue le rôle de serveur car une petite partie de Freenet est stockée chez chacun. Dès lors, les pages non visitées tendent à disparaitre, mais il est quasi impossible de supprimer des données tant que des utilisateurs les consultent.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;un anonymat extrême : chaque utilisateur joue aussi le rôle de passerelle entre d&#039;autres utilisateurs (à l&#039;image de I2P). En outre, il est possible de choisir soi-même les personnes à qui on va se connecter.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;un niveau de sécurité important : toutes les données stockées par Freenet sont chiffrées sur le disque, avec une clé inconnue de l&#039;utilisateur. Ce dernier peut donc nier en toute bonne foi savoir ce qui se trouve sur son disque dur.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Notez bien que Freenet ne permet pas d&#039;accéder au web classique : c&#039;est un réseau parallèle. Ces caractéristiques en font un refuge idéal pour les personnes vivant dans des régimes totalitaires, mais malheureusement une vitrine parfaite pour tout ce qui est illégal. Il n&#039;est donc pas rare de tomber sur des « recettes » de poison maison, des sites néo-nazis ou encore de la pédo-pornographie. Il faut donc utiliser ce réseau intelligemment, et résister à la curiosité malsaine. En effet, en consultant ces sites vous favorisez leur développement car chaque utilisateur (qu&#039;il soit l&#039;intéressé ou simple passerelle) stocke un petit morceau du réseau chez lui. Le meilleur moyen de lutter contre la prolifération de ce contenu est de simplement passer son chemin, en espérant que le site sombre lentement mais surement pour disparaître du réseau.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;em&gt;Installation et configuration&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Après la mise en garde, passons à l&#039;installation. Suivez les instructions sur &lt;a href=&quot;http://freenetproject.org/download.html&quot;&gt;le site officiel&lt;/a&gt; selon votre OS, et installez Java si ce n&#039;est pas déjà fait. Sous Linux, tapez dans un terminal :&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;wget http://freenet.googlecode.com/files/new_installer_offline_1222.jar -O new_installer_offline.jar
java -jar new_installer_offline.jar&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;Après la configuration (choisissez « normal » à toutes les propositions), vous pourrez accéder à Freenet via n&#039;importe quel navigateur en allant à l&#039;adresse &lt;a href=&quot;http://127.0.0.1:8888/&quot;&gt;http://127.0.0.1:8888/&lt;/a&gt;. Attention au cache de votre navigateur : si Freenet chiffre toutes les données stockées, votre navigateur ne le fait sûrement pas. Pensez donc à désactiver le cache, voire à utiliser un autre navigateur (dans Firefox, allez dans Édition → Préférences → Vie privée → Décocher « Conserver mon historique »).&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;strong&gt;A suivre, partie 5 : &lt;a href=&quot;http://15minutesoffame.be/nico/blog2/?article13/anonymat-et-partage-de-fichiers&quot;&gt;Anonymat et partage de fichiers&lt;/a&gt;.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;</description>
		<pubDate>Thu, 18 Mar 2010 22:15:00 +0100</pubDate>
		<dc:creator>Marty</dc:creator>
	</item>
	<item>
		<title>Sécuriser ses échanges</title> 
		<link>http://15minutesoffame.be/nico/blog2/index.php?article11/securiser-ses-echanges</link>
		<guid>http://15minutesoffame.be/nico/blog2/index.php?article11/securiser-ses-echanges</guid>
		<description>&lt;p&gt;&lt;em&gt;Article publié le 27/05/2009&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Dans l&#039;&lt;a href=&quot;http://15minutesoffame.be/nico/blog2/?article10/proteger-ses-donnees-personnelles&quot;&gt;article précédent&lt;/a&gt;, nous avons vu comment il était possible de protéger ses données personnelles grâce à TrueCrypt. Nous allons à présent voir comment il est possible de protéger des données à échanger grâce à la &lt;a href=&quot;http://15minutesoffame.be/nico/blog/2009/05/quelques-elements-de-cryptographie/&quot;&gt;cryptographie asymétrique&lt;/a&gt;. Un récent article de &lt;a href=&quot;http://blog.rom1v.com/2009/05/gnupg-chiffrer-et-signer-sous-ubuntu-pour-les-nuls/&quot;&gt;®om&lt;/a&gt; est très bien mais peut-être trop orienté Ubuntu. Je tenterai donc d&#039;apporter quelques éléments nouveaux.&lt;/p&gt;&lt;h1&gt;Pourquoi chiffrer ses communications ?&lt;/h1&gt;
&lt;p&gt;Avant d&#039;aller plus loin, posons nous la question : pourquoi donc chiffrer un e-mail, vu que votre messagerie dispose d&#039;un mot de passe et que vous n&#039;avez rien à cacher ? Tout comme un courrier classique, un e-mail risque de voyager entre plusieurs intermédiaires (au minimum, les serveurs mails). L&#039;inconvénient est qu&#039;un e-mail classique peut être facilement lu :&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Par le serveur mail lui-même. Au minimum, votre serveur mail dispose d&#039;un anti-spam : le contenu sera donc analysé pour vérifier que certains mots-clés ne s&#039;y trouvent pas. Google, entre autres, étend ce principe pour vous proposer de la publicité ciblée. Chaque mail reçu avec GMail est donc analysé pour tracer votre portrait.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Les &lt;a href=&quot;http://www.numerama.com/magazine/12976-Loppsi-les-mouchards-sous-l-autorite-d-un-juge-en-voie-de-disparition.html&quot;&gt;éventuels mouchards&lt;/a&gt; du gouvernements français. Hé oui, il semble que la réalité dépasse la fiction...&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Votre FAI, si la connexion à votre webmail n&#039;est pas chiffrée.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Un petit malin qui se serait infiltré sur votre réseau... Même si c&#039;est le moins probable, l&#039;espionnage industriel n&#039;est pas un mythe.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Contrairement à une lettre placée dans une enveloppe, le contenu d&#039;un e-mail peut donc être &lt;em&gt;relativement&lt;/em&gt; facilement accessible. Il ne faut pas non plus sombrer dans la paranoïa, car dans la vie courante de nombreuses traces sont également semées ça et là. Pensez donc aux diverses cartes de fidélité des grands magasins (Monsieur Auchan sait tout de vous, de vos habitudes alimentaires à votre marque de PQ triple épaisseur préférée), aux inscriptions diverses, abonnements... Sans compter que tous ces fichiers clients s&#039;échangent. Inutile donc de vouloir chiffrer le moindre échange si, en parallèle, vous semez des traces à tout va. Certains sujets mériteraient, par contre, une attention plus particulière. Monsieur Google ou Microsoft vous inspire-t-il suffisamment confiance pour que vous lui racontiez vos problèmes sentimentaux, vos problèmes de santé ou la dernière crasse que votre patron vous a faite ? A vous d&#039;utiliser ces services « gratuits » en connaissance de cause...&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Un point n&#039;a cependant pas été abordé, les erreurs humaines (que celui qui n&#039;a jamais envoyé un e-mail par erreur me jette la première bière ;-) ). Dans le domaine industriel, cela pourrait être très problématique : envoyer un rapport confidentiel à un concurrent, fournir des résultats financiers à de mauvaises personnes, une blague de cul bien grasse à la vieille secrétaire acariâtre...&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Il n&#039;est donc pas nécessaire d&#039;avoir quelque chose à se reprocher pour utiliser le chiffrement. De toutes façons, vous êtes légalement tenus de fournir votre clé de déchiffrement aux autorités, sinon vous risquez la peine maximale du délit dont on vous accuse.&lt;/p&gt;

&lt;h1&gt;Le principe de base de la cryptographie asymétrique&lt;/h1&gt;
&lt;p&gt;La cryptographie asymétrique se base sur l&#039;utilisation d&#039;une paire de clé, composée d&#039;une clé publique et d&#039;une clé privée. La clé publique est utilisée pour chiffrer des données, et la clé privée pour les déchiffrer ansi que pour les signer (de manière à en assurer la provenance). Ces deux clés étant mathématiquement liées, à chaque clé publique ne correspond qu&#039;une seule clé privée. Cependant, déduire la clé privée à partir de la clé publique est excessivement long (plusieurs centaines voire milliers d&#039;années), ce qui assure une très bonne sécurité.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Prenons un petit exemple : Bob désire envoyer des données secrètes à Alice et Jack, mais il veut pas qu&#039;Alice ait accès aux informations envoyées à Jack, et inversement. En premier lieu, Bob, Alice et Jack génèrent chacun une paire de clé. Chacun s&#039;échange ensuite ses clés publiques respectives. Pour envoyer un message à Alice, voilà ce qui va se passer :&lt;/p&gt;

&lt;ol&gt;
&lt;li&gt;Bob chiffre le message grâce à la clé publique d&#039;Alice&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Bob signe le message grâce à sa propre clé privée&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Bob envoie le message à Alice&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Alice vérifie la signature du message grâce à la clé publique de Bob, et s&#039;assure qu&#039;il en est bien l&#039;auteur&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Alice déchiffre le message grâce à sa clé privée&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;

&lt;p&gt;Supposons que Jack soit une enflure et qu&#039;il parvienne à intercepter le message de Bob. Bien qu&#039;il soit en possession de la clé publique d&#039;Alice, il ne pourra rien en faire car déduire la clé privée d&#039;Alice à partir de sa clé publique est très long. Bob et Alice peuvent donc communiquer sans risques.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Nous utiliserons GnuPG dans le texte qui suit, qui est une implémentation libre et open source d&#039;OpenPGP. Notez que GnuPG utilise une méthode de chiffrement hybride. En fait, le chiffrement asymétrique s&#039;applique à une clé symétrique qui est utilisée pour le chiffrement des données.&lt;/p&gt;

&lt;h1&gt;Gestion de clés sous Linux&lt;/h1&gt;

&lt;p&gt;Avant tout chose, il sera nécessaire d&#039;installer Seahorse ainsi que gnupg grâce à votre gestionnaire de paquets.&lt;/p&gt;

&lt;h2&gt;Générer une paire de clés&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;Lancez tout d&#039;abord Seahorse (il est possible qu&#039;il se trouve sous l&#039;appellation « Applications → Accessoires → Mots de passe et clés de chiffrement » sous Gnome). Pour générer une paire de clés, cliquez tout d&#039;abord sur Clé → Créer une nouvelle clé, et choisir « Clé PGP ». Entrer ensuite vos informations personnelles :&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align:center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://15minutesoffame.be/nico/blog2/data/images/fig1_seahorse.png&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://15minutesoffame.be/nico/blog2/data/images/fig1_seahorse.png.tb&quot; alt=&quot;fig1_seahorse.png&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align:center&quot;&gt;Entrer ses informations personnelles&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;A tout hasard, je décoche « N&#039;expire jamais » et je choisis une clé de 4096 bits (sécurité maximale). Entrez ensuite votre passphrase, qui n&#039;est rien d&#039;autre qu&#039;un long mot de passe. La paire de clé générée apparait dans votre liste de clés :&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align:center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://15minutesoffame.be/nico/blog2/data/images/fig2_seahorse.png&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://15minutesoffame.be/nico/blog2/data/images/fig2_seahorse.png.tb&quot; alt=&quot;fig2_seahorse.png&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align:center&quot;&gt;La clé est créée&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;L&#039;identifiant de la clé permettra d&#039;identifier votre clé lorsque vous la déposerez sur un serveur de clés (voir plus loin). Dans les propriétés de la clé (Clic droit → Propriétés), vous pourrez changer la passphrase ainsi que la date d&#039;expiration. Sous l&#039;onglet détails, vous trouverez également l&#039;empreinte unique de votre clé (chez moi : 5ED6 EE4A 8514 6203 A01E 688F 28CD 661C C961 9A0F). Cette empreinte vous permettra d&#039;identifier univoquement votre clé. En effet, il est tout à fait possible de générer une clé avec des informations identiques (même utilisateur, adresse e-mail et commentaire).&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align:center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://15minutesoffame.be/nico/blog2/data/images/fig3_seahorse.png&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://15minutesoffame.be/nico/blog2/data/images/fig3_seahorse.png.tb&quot; alt=&quot;fig3_seahorse.png&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align:center&quot;&gt;Les détails d&#039;une clé&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Nous constatons que la clé que la clé est en fait composée de deux sous-clés. La clé DSA est utilisée pour signer le message (à l&#039;origine, DSA était destiné uniquement à la signature) et ElGamal est utilisée pour le chiffrement.&lt;/p&gt;

&lt;h2&gt;Échanger sa clé publique&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;Maintenant que nous avons créé notre paire de clé, il va falloir échanger notre clé publique. Pour cela, deux solutions : copier-coller ou sauvegarder la clé publique, ou l&#039;envoyer sur un serveur de clés.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Si on ne désire pas utiliser un serveur de clé, il suffit d&#039;un clic droit sur une clé et de choisir :&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Copier, pour la copier dans le presse papier.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Exporter la clé publique, pour créer un fichier contenant la clé.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Rien de plus simple que de la transmettre à son correspondant (e-mail, IM...).&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;L&#039;utilisation d&#039;un serveur de clé peut cependant être utile car une clé peut être sujette à modification. Il est possible de modifier la date d&#039;expiration, de révoquer (annuler) la clé ou d&#039;ajouter sa signature à une clé publique. En synchronisant son trousseau de clé avec le serveur, vos correspondant seront mis au courant des éventuelles modifications. Pour cela, il suffit de choisir « Synchroniser et publier des clés » lors du clic droit. Vous pouvez faire un tour du côté des serveurs de clé. Personnellement, je n&#039;ai jamais eu de problème avec le serveur du MIT : hkp://pgp.mit.edu:11371.&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align:center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://15minutesoffame.be/nico/blog2/data/images/fig4_seahorse.png&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://15minutesoffame.be/nico/blog2/data/images/fig4_seahorse.png.tb&quot; alt=&quot;fig4_seahorse.png&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align:center&quot;&gt;Synchronisation d&#039;une clé&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Votre correspondant pourra chercher la clé grâce à la fonction de recherche, disponible en cliquant sur Distant → Chercher des clés distantes. La recherche s&#039;effectue sur le nom, l&#039;adresse mail ou le commentaire. Un simple Clic droit → Importer et la clé apparaitra dans l&#039;onglet « Autres clés obtenues ».&lt;/p&gt;

&lt;h2&gt;Signer une clé publique&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;Signer une clé publique reçue n&#039;est pas un acte anodin : ceci est censé assurer que vous êtes sûr de la provenance de la clé. Reprenons notre exemple avec Bob, Alice et Jack. Supposons qu&#039;Alice et Jack ne se connaissent pas, et que Bob connaisse tout le monde.&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Bob et Alice échangent leur clé, chacun s&#039;assure qu&#039;elle est correcte et la signe grâce à sa clé privée.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Bob et Jack échangent leur clé, chacun s&#039;assure qu&#039;elle est correcte et la signe grâce à sa clé privée.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Jack désire communiquer avec Alice, mais ne la connait pas. Si il récupère la clé d&#039;Alice sur un serveur de clé, il constatera qu&#039;elle a été signée par une personne de confiance, c&#039;est-à-dire Bob. Il est donc sûr que cette clé est la bonne.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Pour signer une clé d&#039;un correspondant (apparaissant dans l&#039;onglet « Autres clés obtenues »), il suffit de faire un Clic droit → Signer la clé et de choisir quelle clé privée sera utilisée pour la signer (ainsi que le niveau de confiance).&lt;/p&gt;

&lt;h2&gt;Application : chiffrer/signer ou déchiffrer un fichier quelconque&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;Haaa, enfin une petite application ! Chiffrer un fichier n&#039;est pas possible depuis Seahorse, et en fonction de votre environnement de bureau, cela peut être différent. Pour Gnome, un simple clic droit sur le fichier vous donne accès aux options voulues (voir l&#039;&lt;a href=&quot;http://blog.rom1v.com/2009/05/gnupg-chiffrer-et-signer-sous-ubuntu-pour-les-nuls/&quot;&gt;article de ®om&lt;/a&gt;). C&#039;est donc extrêmement simple. Si vous voulez une méthode universelle, faites donc un petit tour plus bas dans la section ocncernant la ligne de commande.&lt;/p&gt;

&lt;h1&gt;Gestion de clés sous Windows&lt;/h1&gt;

&lt;p&gt;GnuPG est &lt;a href=&quot;http://www.gpg4win.org/&quot;&gt;disponible sous Windows&lt;/a&gt;. Après installation, deux interfaces de gestion des clés sont disponibles : WinPT et GPA. Le principe est identique à Seahorse, donc pas de captures d&#039;écrans :-D &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Pour générer une clé dans le cas de GPA, il faut tout d&#039;abord, cliquer sur Edit → Preferences et cocher « Show advanced mode ». Ensuite, il suffit de générer une clé en cliquant sur Keys → New Key. Pour une raison que j&#039;ignore, il n&#039;est pas possible de générer une clé de taille supérieure à 2048 bits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le cas de WinPT, il vous obligera à créer une clé au premier démarrage, sans pouvoir spécifier d&#039;options. Pour spécifier les options, il suffira de générer une autre clé à partir du menu Key → New → Expert.&lt;/p&gt;

&lt;h1&gt;Chiffrer un e-mail&lt;/h1&gt;
&lt;p&gt;Le très intéressant blog de &lt;a href=&quot;http://blog.rom1v.com/2009/05/gnupg-chiffrer-et-signer-sous-ubuntu-pour-les-nuls/&quot;&gt;®om&lt;/a&gt; propose une solution pour Evolution, client mail par défaut d&#039;Ubuntu. Penchons-nous sur Thunderbird et FireGPG.&lt;/p&gt;

&lt;h2&gt;Thunderbird&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;Thunderbird n&#039;intègre pas par défaut le chiffrement PGP, mais il est possible de lui ajouter cette fonctionnalité via Enigmail. Cette extension est sûrement disponible dans les dépôts de votre distribution Linux, mais également sur le &lt;a href=&quot;https://addons.mozilla.org/fr/thunderbird/addon/71&quot;&gt;site officel des modules&lt;/a&gt; de Thunderbird. Outre les fonctions basiques que sont le chiffrement, la signature et le déchiffrement d&#039;un e-mail, Enigmail vous permet de gérer votre liste de contact de façon à ce que la bonne clé soit automatiquement sélectionnée en fonction du destinataire.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Après installation, le menu OpenPGP apparaitra dans la fenêtre principale de Thunderbird. Un rapide coup d&#039;œil dans Gestion de clés et vous trouverez vos clés privées et publiques. En fait, ce gestionnaire vous permet de faire la majorité des opérations classiques (création, suppression, exportation, modification...).&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Dans les paramètres des comptes (Édition → Paramètres des comptes), il est possible de configurer l&#039;utilisation par défaut d&#039;Enigmail pour chaque compte e-mail : clé privée, options cochées par défaut...&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align:center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://15minutesoffame.be/nico/blog2/data/images/fig5_enigmail.png&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://15minutesoffame.be/nico/blog2/data/images/fig5_enigmail.png.tb&quot; alt=&quot;fig5_enigmail.png&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align:center&quot;&gt;Gestion des clés à partir d&#039;Enigmail&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align:center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://15minutesoffame.be/nico/blog2/data/images/fig6_enigmail.png&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://15minutesoffame.be/nico/blog2/data/images/fig6_enigmail.png.tb&quot; alt=&quot;fig6_enigmail.png&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align:center&quot;&gt;Paramètres des comptes&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Dans les préférences d&#039;Enigmail (OpenPGP → Préférences), cochez Mode expert dans l&#039;onglet Général, et vous aurez accès à une gestion fine des clés via l&#039;onglet Sélection clef. Si vous cliquez sur Mofifier les règles, vous pourrez définir manuellement des règles d&#039;envoi en choisissant les destinataire et la clé à utiliser. Notez qu&#039;Enigmail peut également utiliser les adresses e-mails spécifiées dans les identifiants des clés publiques. Par exemple, si l&#039;adresse azerty@exemple.com est indiquée dans une des clés publiques, Enigmail utilisera automatiquement cette clé lorsqu&#039;un e-mail sera envoyé à azerty@exemple.com.&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align:center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://15minutesoffame.be/nico/blog2/data/images/fig7_enigmail.png&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://15minutesoffame.be/nico/blog2/data/images/fig7_enigmail.png.tb&quot; alt=&quot;fig7_enigmail.png&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align:center&quot;&gt;Paramètres de sélection des clés&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align:center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://15minutesoffame.be/nico/blog2/data/images/fig8_enigmail.png&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://15minutesoffame.be/nico/blog2/data/images/fig8_enigmail.png.tb&quot; alt=&quot;fig8_enigmail.png&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align:center&quot;&gt;Création manuelle de règles&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Pour envoyer un mail chiffré et signé, il suffit de cocher les cases adéquates lors de la rédaction. Si le destinataire n&#039;apparait ni dans les règles manuelles, ni dans les clés publiques, il vous sera demandé de choisir une clef. Sinon, les règles définies auparavant seront appliquées.&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align:center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://15minutesoffame.be/nico/blog2/data/images/fig9_enigmail.png&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://15minutesoffame.be/nico/blog2/data/images/fig9_enigmail.png.tb&quot; alt=&quot;fig9_enigmail.png&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align:center&quot;&gt;Rédaction d&#039;un e-mail&lt;/p&gt;

&lt;h2&gt;FireGPG&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;https://addons.mozilla.org/fr/firefox/addon/4645&quot;&gt;FireGPG&lt;/a&gt; est une extension intégrant le chiffrement et la signature de messages pour Firefox. Ceci se révèle très utile lors de l&#039;utilisation de divers webmails. Il suffit alors de sélectionner le texte à chiffrer/signer ou déchiffrer, et de choisir l&#039;action désirée dans le menu FireGPG apparaissant lors du clic droit. FireGPG s&#039;intègre avec Gmail, et de manière générale repère les textes chiffrés dans une page web pour y ajouter un bouton de déchiffrement. En outre, un éditeur est disponible, ce qui peut être pratique si des brouillons sont enregistrés à intervalles réguliers (l&#039;extension les désactive par défaut sur GMail).&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Dans l&#039;éditeur, tapez votre texte puis choisissez Chiffrer et signer. La clé publique de chiffrement puis la clé privée de signature vous seront demandées. Cette extension est très simple d&#039;utilisation tout en restant très puissante. Elle permet également le chiffrement symétrique d&#039;un message.&lt;/p&gt;

&lt;h1&gt;Chiffrer ses conversation IM&lt;/h1&gt;

&lt;p&gt;Tout comme les e-mails, les conversations utilisant les messageries instantanées (MSN, GTalk, AIM, ICQ, Jabber...) sont susceptibles d&#039;être interceptées. Nous verrons ici comment il est possible d&#039;utiliser les chiffrement PGP pour les chiffrer.&lt;/p&gt;

&lt;h2&gt;Pourquoi ne pas choisir MSN ?&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;Avant de vouloir chiffrer ses communications, il vaudrait mieux utiliser un logiciel et un protocole sûr, n&#039;est-ce pas ?&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Si vous êtes un adepte d&#039;MSN, vous avez surement déjà rencontré une personne vous envoyant des messages automatiquement, signe qu&#039;un virus avait infecté son logiciel. Vous avez peut-être également connu &lt;a href=&quot;http://nsa06.casimages.com/img/2009/03/09/090309065324613392.png&quot;&gt;la censure&lt;/a&gt; de Microsoft, censée vous protéger des virus mais prouvant que vos messages sont scannés en permanence. Si ce n&#039;est pas le cas, posez-vous tout de même la question de savoir si un protocole aussi fermé que celui d&#039;MSN (donc faisant potentiellement transiter des informations supplémentaires inconnues) est bien approprié pour des discussions sécurisées. Si toutes les informations passent en plus par les serveurs de Microsoft (vive la centralisation :/ ), la réponse est non.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Nettement moins connu, le protocole Jabber est :&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;open-source, donc gage de transparence&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;libre, donc l&#039;utilisation de programmes différents est facilitée (utilisé entre autre par Google Talk)&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;décentralisé, donc assez facile d&#039;éparpiller les traces laissées sur le réseau. Il est même possible de monter son propre serveur Jabber chez soi.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;De plus, certains logiciels permettent l&#039;utilisation du chiffrement PGP, de manière totalement transparente une fois que les clés publiques ont été échangées. Il suffit de créer un compte sur un serveur quelconque, par exemple celui de l&#039;&lt;a href=&quot;http://im.apinc.org/inscription/?apinc=1&amp;amp;server=im.apinc.org&quot;&gt;APINC&lt;/a&gt;. Aucune information confidentielle ne vous sera demandée, juste un nom d&#039;utilisateur et un mot de passe.&lt;/p&gt;

&lt;h2&gt;Gajim&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;Choix le plus judicieux pour le protocole Jabber quand on tourne sous Linux, &lt;a href=&quot;http://www.gajim.org/&quot;&gt;Gajim&lt;/a&gt; intègre par défaut la possibilité de chiffrer ses conversations. Après installation (disponible par défaut dans la majorité des distributions Linux) et ajout de contacts, faire un clic droit sur le contact désiré et choisir Gérer le Contact → Assigner une clé OpenPGP pour désigner la clé publique voulue. Le choix de la clé privée se fait dans Édition → Comptes, onglet Informations personnelles.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Pour chiffrer une conversation, aller dans les options avancées (dernier bouton de la fenêtre de conversation), et cochez Activer le chiffrement GPG. Rien de très compliqué dans tout cela, donc pas de screenshots ;-)&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Gajim permet également de chiffrer ses communications en se passant de GPG, via l&#039;option « Activer le chiffrement de bout-en-bout ». Cette méthode est propre à Gagim, et ne fonctionne qu&#039;entre 2 clients Gajim. De plus, on perd toute la notion de signature.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Sous Windows, Gajim ne supporte pas le chiffrement, il faut donc se tourner vers &lt;a href=&quot;http://psi-im.org/&quot;&gt;Psi&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;

&lt;h2&gt;Psi&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://psi-im.org/&quot;&gt;Psi&lt;/a&gt; est le choix le plus judicieux pour les personnes utilisant Windows, car il permet d&#039;utiliser le chiffrement GPG. Il est donc possible d&#039;utiliser le chiffrement entre un client Gajim et un client Psi. &lt;/p&gt;

&lt;h2&gt;Pidgin&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;Pidgin est le client par défaut sous Ubuntu, et a l&#039;avantage d&#039;être multi-protocole. Le plugin pidgin-encryption est disponible dans les dépôts de la majorité des distributions, ou sur le &lt;a href=&quot;http://pidgin-encrypt.sourceforge.net/&quot;&gt;site officiel&lt;/a&gt;. Après installation, se rendre dans Outils → Plugins et cocher Pidgin-Encryption. Dans la fenêtre de conversation, un petit cadenas apparait en haut à droite pour chiffrer la conversation. L&#039;avantage de l&#039;utilisation de Pidgin est que la génération ainsi que l&#039;échange de clés se fait de manière automatique. Cette automatisation n&#039;est cependant pas idéale pour la sécurité des transmissions (les clés sont mises à jour automatiquement, pas de système de signature...).&lt;/p&gt;

&lt;h1&gt;Un petit mot sur S/MIME&lt;/h1&gt;

&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://en.wikipedia.org/wiki/Smime&quot;&gt;S/MIME&lt;/a&gt; est une méthode de chiffrement différente de OpenPGP, fonctionnant sur base de certificats, utilisée pour les e-mails. Ces certificats doivent être obtenus auprès d&#039;une autorité de certification, et sont souvent payants (&lt;a href=&quot;http://www.startssl.com/&quot;&gt;StartSSL&lt;/a&gt; en fournit cependant gratuitement). Les inconvénients majeurs sont :&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Les clients mails ne supportent pas toujours S/MIME.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;L&#039;accès d&#039;un webmail à la clé privée peut poser des problèmes de sécurité.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;S/MIME ne chiffre pas seulement le message, mais également les éventuels malwares.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;En bref... Mieux vaut utiliser OpenPGP.&lt;/p&gt;

&lt;h1&gt;Annexe : Gestion de clés en ligne de commande (tous les OS)&lt;/h1&gt;

&lt;p&gt;La ligne de commande de GnuPG est en principe universelle, donc vous pourrez l&#039;utiliser sur n&#039;importe quel OS. Ce guide ne se veut pas exhaustif, mais donnera juste les exemples les plus utilisés. Pour plus d&#039;informations, la &lt;a href=&quot;http://doc.ubuntu-fr.org/gnupg&quot;&gt;documentation du site d&#039;Ubuntu-fr&lt;/a&gt; est très bien faite. Et toujours, bien sûr, le &lt;a href=&quot;http://www.gnupg.org/gph/fr/manual.html&quot;&gt;manuel&lt;/a&gt; ainsi que la commande man !&lt;/p&gt;

&lt;h2&gt;Générer une paire de clés&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;La génération de la clé est extrêmement simple : il suffit d&#039;utiliser la commande gpg --gen-key. Des questions identiques vous seront posées :&lt;/p&gt;
&lt;pre&gt;[wacken@desktop ~]$ gpg --gen-key
gpg (GnuPG) 1.4.9; Copyright (C) 2008 Free Software Foundation, Inc.
This is free software: you are free to change and redistribute it.
There is NO WARRANTY, to the extent permitted by law.
Sélectionnez le type de clé désiré:
(1) DSA et Elgamal (par défaut)
(2) DSA (signature seule)
(5) RSA (signature seule)
&lt;strong&gt;Votre choix ? 1&lt;/strong&gt;
La paire de clés DSA fera 1024 bits.
les clés ELG-E peuvent faire entre 1024 et 4096 bits de longueur.
&lt;strong&gt;Quelle taille de clé désirez-vous ? (2048) 4096&lt;/strong&gt;
La taille demandée est 4096 bits
Spécifiez combien de temps cette clé devrait être valide.
0 = la clé n&#039;expire pas
&amp;lt;n&amp;gt;  = la clé expire dans n jours
&amp;lt;n&amp;gt;w = la clé expire dans n semaines

&amp;lt;n&amp;gt;m = la clé expire dans n mois
&amp;lt;n&amp;gt;y = la clé expire dans n années
&lt;strong&gt;La clé est valide pour ? (0) 2y&lt;/strong&gt;
La clé expire le lun. 23 mai 2011 16:45:23 CEST
&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Est-ce correct ? (o/N) o&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;
Vous avez besoin d&#039;un nom d&#039;utilisateur pour identifier votre clé; le
programme le construit à partir du nom réel, d&#039;un commentaire et d&#039;une
adresse e-mail de cette manière:
« Heinrich Heine (Der Dichter) &amp;lt;heinrichh@duesseldorf.de&amp;gt; »
&lt;strong&gt;Nom réel: Wacken2&lt;/strong&gt;
&lt;strong&gt;Adresse e-mail: wacken@exemple.com&lt;/strong&gt;

&lt;strong&gt;Commentaire: Ceci est un autre exemple&lt;/strong&gt;
Vous avez sélectionné ce nom d&#039;utilisateur:
&quot;Wacken2 (Ceci est un exemple) &amp;lt;wacken@exemple.com&amp;gt;&quot;
&lt;strong&gt;Changer le (N)om, le (C)ommentaire, l&#039;(E)-mail ou (O)K/(Q)uitter ? o&lt;/strong&gt;
&lt;strong&gt;Vous avez besoin d&#039;une phrase de passe pour protéger votre clé
secrète.&lt;/strong&gt;&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;En gras, les questions qui vous seront posées. Il vous sera également demandé de taper au clavier pour augmenter le caractère aléatoire de clé. Pour voir la liste des clés, un simple gpg --list-key :&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;[wacken@desktop ~]$ gpg --list-key
/home/wacken/.gnupg/pubring.gpg
--------------------------------
pub   1024D/C9619A0F 2009-05-23
uid                  Wacken (Ceci est un exemple) &amp;lt;wacken@exemple.com&amp;gt;
sub   4096g/86261ABE 2009-05-23

pub   1024D/9B06A561 2009-05-23 [expire: 2011-05-23]
uid                  Wacken2 (Ceci est un autre exemple) &amp;lt;wacken@exemple.com&amp;gt;

sub   4096g/44981553 2009-05-23 [expire: 2011-05-23]&lt;/pre&gt;
&lt;p&gt;Nos deux clés apparaissent comme on pouvait s&#039;y attendre ;-)&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;Échanger sa clé publique&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pour exporter une clé publique de Wacken dans le fichier wacken_key.asc :&lt;/p&gt;
&lt;pre&gt;[wacken@desktop ~]$ gpg --armor --export Wacken &amp;gt; wacken_key.asc&lt;/pre&gt;
&lt;p&gt;Il est également possible d&#039;utiliser le numéro de la clé, dans notre cas :&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;[wacken@desktop ~]$ gpg --armor --export C9619A0F &amp;gt; wacken_key.asc&lt;/pre&gt;
&lt;p&gt;Exporter cette clé sur le serveur du MIT (numéro de la clé indispensable) :&lt;/p&gt;
&lt;pre&gt;[wacken@desktop ~]$ gpg --keyserver hkp://pgp.mit.edu:11371 --send-key C9619A0F&lt;/pre&gt;
&lt;p&gt;Pour importer une clé reçue par e-mail :&lt;/p&gt;
&lt;pre&gt;[wacken@desktop ~]$ gpg --import wacken_key.asc&lt;/pre&gt;
&lt;p&gt;Pour rechercher une clé (contenant le mot « stallman ») sur un serveur :&lt;/p&gt;
&lt;pre&gt;[wacken@desktop ~]$ gpg --keyserver hkp://pgp.mit.edu:11371 --search-keys stallman
gpg: recherche de « stallman » du serveur hkp pgp.mit.edu
(1)    Atanu Datta (Stallman rocks) &amp;lt;lfyedit2@efyindia.com&amp;gt;

      1024 bit DSA key 89F2AFE2, créé: 2008-10-07
(2)    Richard Stallman (For Jabber) &amp;lt;richard.stallman@jabber.org&amp;gt;
      1024 bit DSA key A925536A, créé: 2008-07-26
(3)    Richard Stallman (Lots of flavour in an old cock) &amp;lt;richardstall815@gma
      1024 bit DSA key 373D44AF, créé: 2008-07-26
(4)    Nick Stallman &amp;lt;nick@nickstallman.net&amp;gt;
      1024 bit DSA key 358F2FE1, créé: 2007-03-13
(5)    James Martin (I heart Stallman) &amp;lt;jamie@jamescmartin.net&amp;gt;
      1024 bit DSA key AFB730F2, créé: 2004-06-22
(6)    Tim Stallman &amp;lt;timothy.stallman@ngc.com&amp;gt;
      1024 bit DSA key 8EC33185, créé: 2003-06-25
(7)    victorm (VMMB) &amp;lt;v.munoz@wanadoo.es&amp;gt;
    Frodo L. Stallman &amp;lt;fls@nic.nac.wdyn.de&amp;gt;

    Víctor Manuel Muñoz Berti &amp;lt;v.munoz@wanadoo.es&amp;gt;
    Víctor Manuel Muñoz Berti &amp;lt;v.munoz@telefonica.net&amp;gt;
    Víctor Manuel Muñoz Berti &amp;lt;victorm@matematicas.net&amp;gt;
    Víctor Manuel Muñoz Berti &amp;lt;frodolstallman@gmail.com&amp;gt;
    Frodo L. Stallman (a.k.a. victorm) &amp;lt;fls@nic-nac-project.de&amp;gt;
    Víctor Manuel Muñoz Berti (victorm) &amp;lt;victorm@socios.linuca.org&amp;gt;

      1024 bit DSA key 50483643, créé: 2003-05-02
&lt;strong&gt;Entrez le(s) nombre(s), S)uivant, ou Q)uitter&lt;/strong&gt; &amp;gt;&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;On entre alors le numéro de la clé voulue pour l&#039;importer.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Finalement, pour supprimer une clé :&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;gpg --delete-keys &amp;lt;identifiant&amp;gt;&lt;/pre&gt;

&lt;h2&gt;Signer une clé publique&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;Premièrement, repérer l&#039;identifiant de la clé de chiffrement du correspondant et l&#039;identifiant de la clé de signature de l&#039;expéditeur (si on a plusieurs clés privées) grâce à gpg --list-key :&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;[wacken@desktop ~]$ gpg --list-key
/home/wacken/.gnupg/pubring.gpg
--------------------------------
pub   1024D/C9619A0F 2009-05-23
uid                  Wacken (Ceci est un exemple) &amp;lt;wacken@exemple.com&amp;gt;
sub   4096g/86261ABE 2009-05-23

pub   1024D/9B06A561 2009-05-23 [expire: 2011-05-23]
uid                  Wacken2 (Ceci est un autre exemple) &amp;lt;wacken@exemple.com&amp;gt;
sub   4096g/44981553 2009-05-23 [expire: 2011-05-23]

pub   1024D/11F63C51 2002-02-28
uid                  Jamie Cameron &amp;lt;jcameron@webmin.com&amp;gt;
sub   1024g/1B24BE83 2002-02-28&lt;/pre&gt;
&lt;p&gt;Si nous voulons signer la clé de de Jamie Cameron avec notre clé privée Wacken :&lt;/p&gt;
&lt;pre&gt;[wacken@desktop ~]$ gpg -u Wacken --edit-key Jamie
gpg (GnuPG) 1.4.9; Copyright (C) 2008 Free Software Foundation, Inc.
This is free software: you are free to change and redistribute it.
There is NO WARRANTY, to the extent permitted by law.

pub  1024D/11F63C51  créé: 2002-02-28  expire: jamais      utilisation: SCA
                      confiance: inconnu       validité: inconnu
sub  1024g/1B24BE83  créé: 2002-02-28  expire: jamais      utilisation: E
[ inconnue] (1). Jamie Cameron &amp;lt;jcameron@webmin.com&amp;gt;

&lt;strong&gt;Commande&amp;gt; sign&lt;/strong&gt;

pub  1024D/11F63C51  créé: 2002-02-28  expire: jamais      utilisation: SCA
                      confiance: inconnu       validité: inconnu
 Empreinte de la clé principale: 1719 003A CE3E 5A41 E2DE  70DF D97A 3AE9 11F6 3C51

     Jamie Cameron &amp;lt;jcameron@webmin.com&amp;gt;

Etes-vous vraiment sûr(e) que vous voulez signer cette clé
avec votre clé « Wacken (Ceci est un exemple) &amp;lt;wacken@exemple.com&amp;gt; » (C9619A0F)

&lt;strong&gt;Signer réellement ? (o/N)o&lt;/strong&gt;&lt;/pre&gt;
&lt;p&gt;Dans le cas où vous auriez plusieurs clé avec le même identifiant, vous pouvez utiliser le numéro de la clé. Notre exemple deviendrait alors :&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;[wacken@desktop ~]$ gpg -u C9619A0F --edit-key 11F63C51&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;Encore une fois, pas bien compliqué !&lt;/p&gt;

&lt;h2&gt;Application : chiffrer/signer ou déchiffrer un fichier quelconque&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;Comme précédemment, repérer l&#039;identifiant de la clé de chiffrement du correspondant et l&#039;identifiant de la clé de signature de l&#039;expéditeur (si on a plusieurs clés privées) grâce à gpg --list-key. Pour chiffrer et signer le fichier rapport_secret.pdf :&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;gpg -r Jamie -u Wacken -e -s rapport_secret.pdf&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;-e pour chiffrer, -s pour signer. Si -s n&#039;est pas spécifié, -u est inutile. Le fichier rapport_secret.pdf.gpg sera créé. Pour le déchiffrer :&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;gpg -d rapport_secret.pdf.gpg &amp;gt; rapport_déchiffré.pdf&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;La passphrase vous sera demandée.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Un jeu d&#039;enfant !&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;strong&gt;A suivre, partie 4 : &lt;a href=&quot;http://15minutesoffame.be/nico/blog/2009/06/securiser-et-rendre-anonyme-sa-navigation/&quot;&gt;Sécuriser et rendre anonyme sa navigation&lt;/a&gt;.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;</description>
		<pubDate>Thu, 18 Mar 2010 22:14:00 +0100</pubDate>
		<dc:creator>Marty</dc:creator>
	</item>
	<item>
		<title>Protéger ses données personnelles</title> 
		<link>http://15minutesoffame.be/nico/blog2/index.php?article10/proteger-ses-donnees-personnelles</link>
		<guid>http://15minutesoffame.be/nico/blog2/index.php?article10/proteger-ses-donnees-personnelles</guid>
		<description>&lt;p&gt;&lt;em&gt;Article publié le 22/05/2009&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Avant de se lancer dans la sécurisation de ses communications Internet, nous allons voir comment protéger au mieux les données présentes sur votre ordinateur, votre disque dur externe ou votre clé USB. La première partie de cet article sera consacrée aux bonnes habitudes à prendre, et la seconde au chiffrement de vos données.&lt;/p&gt;&lt;h2&gt;Le B-A BA de la sécurité&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;Tout comme il est ridicule d&#039;avoir un coffre-fort blindé quintuple épaisseur à triple serrure et reconnaissance rectale exposé dans son jardin, il est nécessaire de sécuriser un tant soit peu son PC ainsi que son réseau avant de vouloir chiffrer ses données. Quelques conseils simples, pourtant méconnus voire ignorés, permettent déjà d&#039;atteindre un niveau de sécurité non négligeable.&lt;/p&gt;

&lt;h3&gt;Utiliser un navigateur Internet sécurisé&lt;/h3&gt;

&lt;p&gt;S&#039;il est bien un domaine ou Microsoft ne brille pas, c&#039;est bien la sécurité. En particulier Internet Explorer, son navigateur intégré, s&#039;est souvent révélé être une véritable passoire à virus, chevaux de Troie, spywares et autre cochonneries. Bien que Microsoft maintienne mordicus, à chaque nouvelle version, que son navigateur est le « plus sûr du monde car on a retenu la leçon de la version précédente », force est de constater que les scénarios se suivent et se ressemblent. On pourra sortir toutes études qu&#039;on veut comparant le nombre de failles de sécurités, l&#039;important n&#039;est pas le nombre de failles mais la vitesse de correction de celles-ci. Dans ce domaine, un logiciel open-source est bien souvent nettement supérieur à un logiciel propriétaire. Utiliser, par exemple, &lt;a href=&quot;http://www.mozilla-europe.org/fr/firefox/&quot;&gt;Mozilla Firefox&lt;/a&gt; est donc une première étape dans la sécurisation de son PC. De plus, celui-ci permet l&#039;utilisation de &lt;a href=&quot;https://addons.mozilla.org/fr/firefox/&quot;&gt;nombreux plugins&lt;/a&gt; qui décuplent ses capacités. Citons, par exemple :&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&quot;https://addons.mozilla.org/fr/firefox/addon/1865&quot;&gt;Adblock Plus&lt;/a&gt;, pour en finir avec la publicité agressive&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&quot;https://addons.mozilla.org/fr/firefox/addon/743&quot;&gt;CustomizeGoogle&lt;/a&gt;, pour améliorer l&#039;utilisation de Google (notamment rendre anonyme le cookie de Google, pour éviter que le géant ne trace un profil sur vous grâce à vos recherches)&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&quot;https://addons.mozilla.org/fr/firefox/addon/433&quot;&gt;Flashblock&lt;/a&gt;, pour bloquer le démarrage automatique des animations Flash qui alourdissent la navigation&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Et j&#039;en passe...&lt;/p&gt;

&lt;h3&gt;Utiliser un client mail sécurisé&lt;/h3&gt;

&lt;p&gt;Si l&#039;utilisation des webmails (interface web permettant d&#039;avoir accès à ses mails, comme GMail ou Hotmail) est de plus en plus important, de nombreuses personnes utilisent encore un client mail comme Outlook. Ceux-ci permettent en effet de gérer plusieurs comptes facilement, sans devoir visiter chaque webmail séparément. Là encore, l&#039;utilisation d&#039;un client mail comme &lt;a href=&quot;http://www.mozilla-europe.org/fr/products/thunderbird/&quot;&gt;Mozilla Thunderbird&lt;/a&gt; est un gage de sécurité et de modularité supplémentaire grâce aux &lt;a href=&quot;https://addons.mozilla.org/fr/thunderbird&quot;&gt;nombreux plugins&lt;/a&gt; disponibles.&lt;/p&gt;

&lt;h3&gt;Utiliser un antivirus. A jour...&lt;/h3&gt;

&lt;p&gt;Si, pour une raison ou une autre, vous êtes toujours sous Windows et que vous n&#039;avez pas &lt;a href=&quot;http://15minutesoffame.be/nico/blog/category/informatique/passer_a_ubuntu-informatique/&quot;&gt;sauté le pas&lt;/a&gt;, vous avez surement installé un antivirus. Mais est-il à jour ? En effet, de nouveaux virus apparaissent chaque jour, et il est nécessaire que la base de données soit à jour. Un antivirus ne vous empêche pas de faire attention sur ce que vous cliquez (pièces jointes dans les mails, sites peu fréquentables, etc.). De manière générale, il faut appliquer la règle suivante : si c&#039;est trop beau, c&#039;est qu&#039;il y a une couille.&lt;/p&gt;

&lt;h3&gt;Des mots de passes de taille correcte&lt;/h3&gt;

&lt;p&gt;Chaque inscription à un site requiert l&#039;utilisation d&#039;un mot de passe. Utilisez des mots de passe d&#039;au &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;minimum&lt;/span&gt; 6 caractères, en utilisant des majuscules, des chiffres et des caractères spéciaux (par exemple &amp;amp;@#§^&amp;#8221;,;:?.=+%£-ÙÇÉÈÏÎÛÜAÂÄ...). Éviter les mots de passe du genre « pierre1976 » ou « Chris06 », bien trop simples à deviner. N&#039;utilisez pas le même mot de passe pour votre compte MSN et votre compte Paypal, l&#039;idéal étant d&#039;utiliser un mot de passe différent pour chaque site. Impossible de tous les retenir ? En effet, mais rien ne vous empêche de les stocker dans un fichier... chiffré ! Nous y reviendrons par la suite.&lt;/p&gt;

&lt;h3&gt;Sécuriser son WiFi&lt;/h3&gt;

&lt;p&gt;Pour des raisons de facilité de configuration, le WiFi des routeurs ou les box sont activés sans clé de connexion, au mieux avec une clé WEP. Ceci est clairement insuffisant, et un voisin mal intentionné pourra sans problème infiltrer votre réseau. Au mieux il se contentera de surfer et de télécharger sur votre compte, au pire il ira fouiller le contenu de vos PC s&#039;ils ne sont pas protégés. Utilisez donc une clé WAP aléatoire de taille maximale (63 caractères). Si vous êtes en manque d&#039;inspiration, des &lt;a href=&quot;http://www.skyminds.net/outils/generateur-de-cles-wpa-securisees/&quot;&gt;générateurs de clés&lt;/a&gt; sont disponibles sur la toile.&lt;/p&gt;

&lt;h3&gt;Supprimer efficacement un fichier&lt;/h3&gt;

&lt;p&gt;Lorsqu&#039;on supprime un fichier, les données ne sont pas réellement supprimées du disque dur. En réalité, l&#039;espace occupé par ces données est indiqué comme libre, mais les données sont toujours présentes. Sous Linux, la commande shred permet de détruire efficacement un fichier :&lt;/p&gt;
&lt;pre&gt;shred -n 35 -z -u fichier&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;Ceci aura pour effet de :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;remplacer 35 fois les données du fichier par des déchets (-n 35)&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;remplacer ces données par des zéros pour masquer le déchiquettage (-z)&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;tronquer et supprimer le fichier (-u)&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Cette méthode est déjà plus efficace ;-)&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;TrueCrypt, le couteau suisse du chiffrement&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il existe principalement 3 possibilités de chiffrement : chiffer un fichier particulier, utiliser un conteneur chiffré et chiffrer une partition complète. TrueCrypt est capable d&#039;effectuer ces deux dernières tâches. TrueCrypt est un programme libre, et est disponible &lt;a href=&quot;http://www.truecrypt.org/downloads&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;. Il est disponible sous Windows, Mac OS X et Linux (paquets disponibles pour OpenSuSE et Ubuntu). L&#039;intérêt de TrueCrypt est qu&#039;il est multi-plateforme : il est possible de créer un conteneur sous Linux et l&#039;utiliser ensuite sous Windows ou Mac OS X, par exemple.&lt;/p&gt;

&lt;h3&gt;Créer un conteneur chiffré&lt;/h3&gt;

&lt;p&gt;Le but est de créer un fichier conteneur, une sorte de coffre-fort qui va contenir les fichiers à protéger. Dans TrueCrypt, cliquer sur Volumes →  Create New Volume, puis sélectionner « Create a file container ». Deux choix s&#039;offrent à vous :&lt;/p&gt;
&lt;ol&gt;
&lt;li&gt;Standard TrueCrypt volume : comme son nom l&#039;indique, un simple conteneur chiffré dans lequel on stockera les fichiers à protéger.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Hidden TrueCrypt volume : plus subtil, le conteneur caché. Le principe est de créer un gros conteneur constitué de deux parties. La première partie (Outer volume) contiendra des faux fichiers à protéger, et la seconde les vrais fichiers sensibles. Lorsqu&#039;on accède à la première partie grâce à un premier mot de passe, l&#039;espace occupé par les fichiers sensibles est spécifié comme étant libre. Si on accède à ce fichier via un autre mot de passe, la partie contenant les vrais fichiers sensibles (Hidden volume) apparaitra. Cette méthode est la plus sure, car il est absolument impossible de prouver la présence des fichiers sensibles. Ce type de protection n&#039;est nécessaire que si vos fichiers sont susceptibles de vous porter préjudice.&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;

&lt;p style=&quot;text-align:center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://15minutesoffame.be/nico/blog2/data/images/truecrypt1.png&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://15minutesoffame.be/nico/blog2/data/images/truecrypt1.png.tb&quot; alt=&quot;truecrypt1.png&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align:center&quot;&gt;Sélection entre fichier ou partition chiffré&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align:center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://15minutesoffame.be/nico/blog2/data/images/truecrypt2.png&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://15minutesoffame.be/nico/blog2/data/images/truecrypt2.png.tb&quot; alt=&quot;truecrypt2.png&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align:center&quot;&gt;Choix du type de conteneur&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;L&#039;étape suivante est de sélectionner l&#039;emplacement et le nom du fichier, si possible il devra passer inaperçu sur le disque. L&#039;étape suivante consiste à choisir deux paramètres : l&#039;algorithme de chiffrement et l&#039;algorithme de hachage. L&#039;algorithme de chiffrement (voir l&#039;&lt;a href=&quot;http://15minutesoffame.be/nico/blog/2009/05/quelques-elements-de-cryptographie/&quot;&gt;article précédent&lt;/a&gt;) est la fonction mathématique qui sera utilisée pour chiffrer les données. Il est possible d&#039;utiliser consécutivement 2 ou 3 algorithmes, ce qui augmente la sécurité mais diminue la vitesse d&#039;accès. La &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Fonction_de_hachage&quot;&gt;fonction de hachage&lt;/a&gt; sera utilisé lors de la génération d&#039;un nombre aléatoire et de la création de la clé de chiffrement de l&#039;entête (la partie du fichier qui contient des données propres à TrueCrypt). &lt;em&gt;A priori&lt;/em&gt;, peu importe la fonction choisie. La taille du fichier se fait à l&#039;étape suivante. Si vous choisissez un conteneur caché, prenez soin de spécifier une taille supérieure à la taille de vos fichiers confidentiels, étant donné que vous devrez y placer des  « leurres ».&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align:center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://15minutesoffame.be/nico/blog2/data/images/truecrypt3.png&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://15minutesoffame.be/nico/blog2/data/images/truecrypt3.png.tb&quot; alt=&quot;truecrypt3.png&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align:center&quot;&gt;Emplacement du fichier&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align:center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://15minutesoffame.be/nico/blog2/data/images/truecrypt4.png&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://15minutesoffame.be/nico/blog2/data/images/truecrypt4.png.tb&quot; alt=&quot;truecrypt4.png&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align:center&quot;&gt;Méthode de chiffrement et fonction de hachage&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align:center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://15minutesoffame.be/nico/blog2/data/images/truecrypt5.png&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://15minutesoffame.be/nico/blog2/data/images/truecrypt5.png.tb&quot; alt=&quot;truecrypt5.png&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align:center&quot;&gt;Taille du conteneur&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Il vous sera ensuite demandé d&#039;utiliser une phrase de passe, ou &lt;em&gt;passphrase&lt;/em&gt;. C&#039;est l&#039;équivalent d&#039;un mot de passe, sauf qu&#039;on vous demande... une phrase ;-) Il est conseillé de choisir une phrase assez longue avec majuscules, chiffres et caractères spéciaux. Vous avez également la possibilité d&#039;utiliser des keyfiles. Un keyfile est un fichier quelconque qui sera utilisé en complément de votre passphrase. Il vous sera donc nécessaire de ne pas perdre, modifier ou supprimer ces fichiers, car dans le cas contraire vous ne pourrez plus accéder à votre volume chiffré. Notez que si vous avez choisi un conteneur caché, cette étape est liée à la partie contenant les leurres. Choisissez donc une passphrase qui sera différente de la passphrase qui servira à cacher vos vraies données confidentielles.&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align:center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://15minutesoffame.be/nico/blog2/data/images/truecrypt6.png&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://15minutesoffame.be/nico/blog2/data/images/truecrypt6.png.tb&quot; alt=&quot;truecrypt6.png&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align:center&quot;&gt;Phrase de passe&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align:center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://15minutesoffame.be/nico/blog2/data/images/truecrypt7.png&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://15minutesoffame.be/nico/blog2/data/images/truecrypt7.png.tb&quot; alt=&quot;truecrypt7.png&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align:center&quot;&gt;Keyfiles&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Si vous avez choisi un conteneur standard, l&#039;étape suivante est celle du choix du &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Formatage&quot;&gt;formatage&lt;/a&gt;. Si vous ne savez que choisir, prenez FAT. Ensuite, la clé de chiffrement de l&#039;entête sera générée. Bougez votre souris dans la fenêtre, cela augmentera le caractère aléatoire de cette clé. Cliquez finalement sur &lt;em&gt;Format&lt;/em&gt;, et votre conteneur sandard est créé ! Dans le cas d&#039;un conteneur caché, la prochaine étape consiste à remplir partiellement le conteneur avec des leurres en cliquant sur &lt;em&gt;Open Outer Volume&lt;/em&gt;. Quand c&#039;est fait, appuyez sur &lt;em&gt;Next&lt;/em&gt;, et vous devrez configurer la partie cachée de la même façon que la partie contenant des leurres.&lt;/p&gt;


&lt;p style=&quot;text-align:center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://15minutesoffame.be/nico/blog2/data/images/truecrypt8.png&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://15minutesoffame.be/nico/blog2/data/images/truecrypt8.png.tb&quot; alt=&quot;truecrypt8.png&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align:center&quot;&gt;Format de la partition&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align:center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://15minutesoffame.be/nico/blog2/data/images/truecrypt9.png&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://15minutesoffame.be/nico/blog2/data/images/truecrypt9.png.tb&quot; alt=&quot;truecrypt9.png&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align:center&quot;&gt;Génération de la clé d&#039;entête&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align:center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://15minutesoffame.be/nico/blog2/data/images/truecrypt10.png&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://15minutesoffame.be/nico/blog2/data/images/truecrypt10.png.tb&quot; alt=&quot;truecrypt10.png&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align:center&quot;&gt;C&#039;est fini !&lt;/p&gt;

&lt;h3&gt;Monter un conteneur chiffré&lt;/h3&gt;

&lt;p&gt;Pour monter un conteneur chiffré, rien de plus simple. Il suffit de choisir le fichier puis de cliquer sur Volumes → Mount Volume, puis d&#039;indiquer votre passphrase ainsi que les éventuels keyfiles. Votre conteneur apparaitra alors de manière similaire à une clé USB ou un disque dur externe. Sous Linux, les volumes sont montés par défaut dans /media/truecrypt1. Dans le cas d&#039;un volume caché, vous avez trois possibilités :&lt;/p&gt;

&lt;ol&gt;
&lt;li&gt;Spécifier la passphrase et les keyfiles de votre partie leurre. La partie faussement confidentielle sera montée, et les données confidentielles apparaîtront comme espace vide. N&#039;ajoutez aucun fichier à votre conteneur ainsi monté, car vos données confidentielles seraient altérées voire détruites.&lt;/li&gt;

&lt;li&gt;Spécifier la passphrase et les keyfiles de votre partie cachée. La partie leurre n&#039;apparait pas, vous pouvez donc ajouter, modifier ou supprimer des fichiers sans soucis.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Si vous cliquez sur &lt;em&gt;Options&lt;/em&gt;, vous remarquerez la case &lt;em&gt;Protect hidden volume when mounting outer volume&lt;/em&gt;. Si vous spécifiez la passphrase et les keyfiles de votre partie leurre et que vous cochez la case en spécifiant la passphrase et les keyfiles de votre partie cachée, votre volume leurre sera monté tout en protégeant vos données cachées. Vous pourrez ajouter, modifier ou supprimer des fichiers sans risque de la corrompre.&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;

&lt;h3&gt;Créer une partition chiffrée&lt;/h3&gt;

&lt;p&gt;Le principe est stictement identique, sauf que vous choisissez « Create a volume within a partition/device » au début du processus de création. Vous pouvez alors choisir de chiffrer une partition du disque dur, une clé USB, une carte mémoire, un disque externe... Pour monter le volume, vous choisirez « Select Device ». Quelques précautions à prendre tout de même :&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Ne chiffrez pas des partitions système, car elles seraient formatées. Il faut créer la partition avant d&#039;installer le système, ce que TrueCrypt ne permet pas. Par contre, vous pouvez tout à fait chiffrer une partition vide (en ayant préalablement redimensionné les partitions, ou en ayant prévu cette éventualité lors de l&#039;installation de votre système).&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Une clé USB a pour vocation de passer d&#039;un PC à l&#039;autre. TrueCrypt sera donc obligatoire pour la lire.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;h2&gt;Cryptsetup, pour les adeptes de la ligne de commande&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;Si, pour une raison ou pour une autre, vous ne pouvez ou ne voulez pas utiliser TrueCrypt, Cryptsetup vous permet de faire la même chose en ligne de commande. Cryptsetup se trouve dans les dépôts de la majorité des distributions. Un très bon tutoriel est disponible sur &lt;a href=&quot;http://blog.theglu.org/index.php/2007/05/19/cryptsetup-le-couteau-suisse-du-chiffrement-de-partitions/&quot;&gt;TheGlu&#039;s Blog&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Je dois dire que vu la simplicité de TrueCrypt, je n&#039;utilise jamais Cryptsetup.&lt;/p&gt;

&lt;h2&gt;Crypter des partitions système&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La majorité des distributions Linux vous proposent dès l&#039;installation de chiffrer la partition /home, censée contenir vos documents personnels ainsi que les préférences des différents programmes. Personnellement, je trouve ça assez inutile car je ne mets aucun document sensible dans mon /home. De plus, je préfère scinder tout ce qui a trait au système des documents. A vous de voir selon vos habitudes... En pratique, la partition sera déchiffrée au moment où le mot de passe correspond au login sera donné.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Il est également possible d&#039;avoir un système complètement chiffré, avec une passphrase demandée au démarrage. Ceci n&#039;est absolument pas recommandé, surtout sur un portable : dans certains pays où la protection des données personnelles est mal vue, les douaniers pourraient être suspicieux. N&#039;oubliez pas que si vous avez des choses à cacher, le mieux est de ne pas le crier sur tous les toits ;-)&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;strong&gt;À suivre, partie 3 : &lt;a href=&quot;http://15minutesoffame.be/nico/blog2/?article11/securiser-ses-echanges&quot;&gt;sécuriser ses échanges&lt;/a&gt;.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;</description>
		<pubDate>Thu, 18 Mar 2010 22:13:00 +0100</pubDate>
		<dc:creator>Marty</dc:creator>
	</item>
	<item>
		<title>Quelques éléments de cryptographie</title> 
		<link>http://15minutesoffame.be/nico/blog2/index.php?article9/quelques-elements-de-cryptographie</link>
		<guid>http://15minutesoffame.be/nico/blog2/index.php?article9/quelques-elements-de-cryptographie</guid>
		<description>&lt;p&gt;&lt;em&gt;Article publié le 17/05/2009&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Avec le développement de l&#039;informatique et d&#039;Internet, l&#039;anonymat et la sécurité sur la toile sont de plus en plus récurrents. Que ce soit au sujet de la protection de leurs données, de la correspondance privée, de la constitution d&#039;un profil sur base des traces laissées sur la toile (voir le &lt;a href=&quot;http://www.lexpress.fr/actualite/high-tech/le-portrait-google-qui-met-le-feu-a-la-toile_732230.html&quot;&gt;portrait d&#039;un internaute par le journal Le Tigre&lt;/a&gt;) ou du partage de musique ou films via les logiciels de peer-to-peer (eMule ou Bittorrent), beaucoup d&#039;internautes (à mon avis, pas encore suffisamment ;-) ) commencent à prendre conscience que se trouver derrière un écran ne les rend pas anonyme.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Dans les prochains articles, nous traiterons de l&#039;anonymat et de la sécurité dans divers sujets :&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;les données personnelles (disque dur, clés USB...). Les clés USB, les disques durs externes ou même les PC portables étant des supports susceptibles d&#039;être facilement volés ou perdus, il est nécessaire de protéger certaines données privées.&lt;/li&gt;

&lt;li&gt;la correspondance privée (e-mails ou messagerie instantanée). On ignore souvent que les e-mails sont scannés à plusieurs reprises lorsqu&#039;ils transitent, que ce soit par le fournisseur d&#039;accès à Internet (FAI) ou par le service mail utilisé (Gmail, Hotmail, La Poste...).&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;les informations laissées sur la toile de manière délibérée ou à l&#039;insu de l&#039;utilisateur. Outre les sites communautaires comme Facebook, Orkut, Myspace ou Twitter où les utilisateurs fournissent délibérément des informations personnelles, n&#039;importe quel site web peut connaitre l&#039;endroit où vous vous trouvez, le site que vous venez de visiter ou encore votre FAI. Via les cookies, les sites web peuvent également connaitre vos habitudes en vous identifiant à chaque visite.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;le partage de culture, ou piratage selon certains, via des logiciels tels qu&#039;eMule ou Bittorent. La récente loi &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_Hadopi&quot;&gt;HADOPI&lt;/a&gt; ainsi que la condamnation des créateurs du site &lt;a href=&quot;http://www.ecrans.fr/The-Pirate-Bay-condamne-mais-le,6971.html&quot;&gt;The Pirate Bay&lt;/a&gt; suscitent en effet l&#039;inquiétude de nombreuses personnes.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Le point commun à la sécurité informatique est l&#039;utilisation de la cryptographie, et sera donc le sujet de ce premier article.&lt;/p&gt;

&lt;h1&gt;La cryptographie, mais qu&#039;est-ce donc ?&lt;/h1&gt;

&lt;p&gt;La cryptographie est une discipline s&#039;attachant à protéger des messages en les modifiant de manière telle qu&#039;il soit difficilement compréhensible. Donnons un petit exemple en chiffrant le mot « bonjour ». Nous pouvons tout d&#039;abord attribuer à chaque lettre sa position correspondante dans l&#039;alphabet, ce qui donnerait « 2 15 14 10 15 21 18 ». C&#039;est une première étape, mais il est assez facile de décoder le message.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour compliquer la tâche, nous pouvons appliquer le &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Chiffre_de_C%C3%A9sar&quot;&gt;chiffre de César&lt;/a&gt; qui consiste à ajouter un nombre quelconque à chaque lettre du message. Il suffira au correspondant de soustraire le nombre ajouté pour déchiffrer le message. Si nous ajoutons par exemple 3, « 2 15 14 10 15 21 18 » devient donc « 5 18 17 13 18 24 21 » ce qui correspond à « erqmrxu » Cependant, chaque langue a ses lettres les plus utilisées (en français, le E et le R). Dès lors, en analysant l&#039;occurrence de chaque lettre dans le message il est assez facile de « casser » le chiffrement.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Nous pouvons encore compliquer le chiffrement en introduisant la notion de clé. Au lieu d&#039;ajouter 3, nous pouvons ajouter alternativement 1 et 2. « 2 15 14 10 15 21 18 » devient « 3 17 15 12 16 23 19 », donc « cqolpws ». Il est alors nettement plus difficile de déchiffrer ce message, car il est inutile d&#039;analyser l&#039;occurrence de chaque lettre. Plus la clé (« 1 2 » dans notre cas) sera longue, plus il sera difficile de déchiffrer le message. C&#039;est le principe du chiffrement symétrique.&lt;/p&gt;

&lt;h1&gt;Chiffrement symétrique&lt;/h1&gt;
&lt;p&gt;Les algorithmes de chiffrement symétrique se fondent sur une même clé pour chiffrer et déchiffrer un message, à l&#039;image de l&#039;exemple précédent. D&#039;un point du vue imagé, ce chiffrement fonctionne comme un coffre-fort classique où une clé est nécessaire pour l&#039;ouvrir ou le fermer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Cat%C3%A9gorie:Algorithme_de_cryptographie_sym%C3%A9trique&quot;&gt;nombreux algorithmes&lt;/a&gt; existent et font appel à des opérations mathématiques plus ou moins compliquées qu&#039;il est inutile de détailler ici. Citons par exemple &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Standard_de_chiffrement_avanc%C3%A9&quot;&gt;AES&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Blowfish&quot;&gt;Blowfish&lt;/a&gt; ou &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Serpent_(cryptographie)&quot;&gt;Serpent&lt;/a&gt; qui utilisent des clés de 128, 192 ou 256 bits. A l&#039;instar de notre chiffrement basique, plus la clé est longue et plus il est difficile de casser le chiffrement ; cependant, le temps de chiffrement augmente avec la taille de la clé (les processeurs actuels permettent toutefois de traiter rapidement des quantités de données importantes). Un avantage de ces algorithmes est de produire une chaine de caractère plus longue que la chaine initiale. Par exemple, chiffrer symétriquement « bonjour » peut donner (selon l&#039;algorithme utilisé et le mot de passe) :&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;jA0EAwMCTuvQ66Iz1DZgyR2e9lZQpZoNqXQ4sJwpThRx7sY1jvukhaIAGiNgLA==
=NrNU&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;L&#039;inconvénient principal de ce type de chiffrement est qu&#039;il faut pouvoir faire passer la clé de chiffrement à son correspondant de manière sure. De plus, dans l&#039;idéal il est nécessaire d&#039;utiliser une clé par correspondant. Ces points faibles ont entrainé la nécessité du chiffrement asymétrique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le chiffrement symétrique est très bien adapté pour la protection de données qui ne sont pas destinées à être échangées. Le chiffrement étant assez rapide, il est par exemple possible de chiffrer des disques durs entiers en ayant un impact relativement faible sur les performances de lecture ou d&#039;écriture.&lt;/p&gt;

&lt;h1&gt;Chiffrement asymétrique&lt;/h1&gt;

&lt;p&gt;Les algorithmes de chiffrement asymétrique fonctionnent avec deux clés : une clé pour chiffrer et une clé pour déchiffrer un message. Ces deux clés sont mathématiquement liées, et à une clé publique correspond une seule clé privée. Ce chiffrement fonctionne comme un coffre-fort pour lequel une clé permettrait de le fermer et une autre pour l&#039;ouvrir.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;La force de l&#039;&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Cat%C3%A9gorie:Algorithme_de_cryptographie_asym%C3%A9trique&quot;&gt;algorithme&lt;/a&gt; (&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Rivest_Shamir_Adleman&quot;&gt;RSA&lt;/a&gt; ou &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Cryptosyst%C3%A8me_de_ElGamal&quot;&gt;ElGamal&lt;/a&gt; par exemple) tient dans la difficulté de déduire la clé de déchiffrement (clé privée) à partir de la clé de chiffrement (clé publique). En effet, il est en théorie possible de déduire une clé privée à partir de la clé publique, mais c&#039;est en pratique excessivement long (plusieurs centaines voire milliers d&#039;années). Il est nécessaire d&#039;utiliser des clés de taille nettement supérieure aux clés utilisées pour le chiffrement symétrique. 1024 bits est un minimum, 2048 bits est recommandé et 4096 bits est l&#039;idéal. Chiffrer « bonjour » avec une clé de 4096 bits peut donner :&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;hQQOAwa2rcfSQVdeEA//RyJ9gO0QBGU5S7nxIZ/lGK0nWi1uYGIPS/hyZfiemp5P
9/AJup4rQ6fpbOWzQUv+fIU4+oQWUtd5YxfsRL1Lx3GJ78XKa2w5Hz/+z5U9vfVH
/cxEjoC1tyX3nL/OHAM8W2rER2yUQQ4TXkHr3xo8bElkVxmw5KAJV+BQFK6CNXKp
e7y8YY79ZCYF9tqf1b/Y/neR6IGMIwDdi4kM9dF6WEPg7IU7OCxFHA2m6wxtyifl
mXjvaRF5h1wmf+CkAXpSJ/CwmBihWMUDOMtK8sBDq3ie0kEok1BigSZZtOWmcgkM
ZKMVNl7Aul53cKWAKh7KE4kQ2mVtbkZOKTRFr+33PkJeVaMNJRml4l/SGSOnOThI
6qfuJMcYKj9sZp3zlDHRbKwgZRhdhBuot4TS3u9U4ew6jkAdXJac7z56m33djCtu
fMlfpzxttyTwhiDzkxyj7vFzN671O5wqvnRo1YdOHDtaxwdGIWJR7sd1Y7JnnzmJ
QgyAZ/utS7Kd3gSytfGJZGCHvw9c5GbiF9oDwPahY1tcQBKgnJsN4M3VytYRoQR1
kStUg4fjYdI+MBAqVvbzc3GvYfNNbAeuq4zbMLD/0GCrqM4mWHZ/G7IL/FDi4tov
3R4WpZPJQyWk5qZaiNQWs8cEiWpnP7Y/x7oyloORCTjl6+8v9GiuJsqTpjbshEoP
/RkbT/HhohadU6dpTGCAFz88geGmJXA4espa+6i9ldAT48uhVBrp/WkbhrpHqfsP
kxWRPGfrWcmaYe5/BFNTMWP6k623/mGDf3XDUwRU3ADWyfl05/SGStE2Jhi/P+2O
JHtdcL6EatWyuuZwTmNM43H3kROvXyqmaAcSqJMD91tdkochSnYzml1fCk+yhpru
e9orcpU+uzTe1xg/anm7cSDmbeQwa8yfpzakHex8E6zeARpC7hPp9FPuvNWjIUH6
iuV5SF1LX0XdFVQyOq4AwN+wOLfRpBzbWKCB+xURdcQOK7QHP2MzH1GoOb8fIiEX
yFk5TDlC/GL9x6w2L83JvAR30vofu5sBxWWgSKfsYq6TTyShl9B+wiXMd22iwTXI
t4bGW9ftL0BOr0jUrN3lKgmByiNsDFmrDk6hIWzL3UL0Z/w24pBbd2p7eKOvBQPY
4up45euVOhDEUeaebhco44arrQ0kVDS2r6xiG3MYEhA57KObpAA2sEjcz+ALt0Nf
BTfimKV83wv12172bsSb3YTqTwV85JwpXu/Fp2QwCj12uilBWiX+Z3GSP4kxuwKb
dRYIBucBa0fFOa31jOuMPLPQCK4iTeiZ/SPQqGsOO/dl8tE9zb4CmyE2L3bxGjNo
9QgdYudKZHD4dMKRrGOSUTiuHcKcmh0VvllhxxKz/NNW0kIBZbFWsnRPiDknaGrb
h1ln3mXAvcNEUu0UXpH3maJO9a55Y3TIoGCo+6zqvEQjUSz9GINg75FTSzAWnTnL
V8tf+o4=
=GqSt&lt;/pre&gt;
&lt;p&gt;Une clé plus courte donnera un résultat plus court, comme on pourrait s&#039;en douter ;-) .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&#039;avantage est qu&#039;on peut sans problème fournir la même clé publique à tous ses contacts sans précautions particulières, vu qu&#039;il est presque impossible d&#039;en déduire la clé privée. En contrepartie, le temps de chiffrement est assez long. Le chiffrement asymétrique est donc bien adapté pour la correspondance (pour des textes simples, le chiffrement est instantané) mais pas pour des données plus importantes (images, vidéos...).&lt;/p&gt;

&lt;h1&gt;Conclusion&lt;/h1&gt;

&lt;p&gt;Les méthodes de chiffrement présentées ci-dessus peuvent être appliquées à n&#039;importe quel type de données, et pas seulement à du texte. Il est donc tout à fait possible de faire du peer-to-peer chiffré, ou de naviguer sur le web sans que personne ne puisse avoir accès aux données consultées, y compris votre FAI. Il est cependant nécessaire de ne pas mélanger sécurité et anonymat : la sécurité (liée au chiffrement) vous permet de faire transiter vos données sans que personne ne puisse y accéder, alors que l&#039;anonymat vous permet de faire transiter des données de telle manière qu&#039;il soit très difficile de savoir qui en sont l&#039;expéditeur et le destinataire. Nous tenterons de combiner au mieux ces deux aspects.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;strong&gt;A suivre, partie 2 : &lt;a href=&quot;http://15minutesoffame.be/nico/blog2/?article10/proteger-ses-donnees-personnelles&quot;&gt;protéger ses données personnelles&lt;/a&gt;.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;</description>
		<pubDate>Thu, 18 Mar 2010 22:11:00 +0100</pubDate>
		<dc:creator>Marty</dc:creator>
	</item>
	<item>
		<title>Gwar : Lust In Space</title> 
		<link>http://15minutesoffame.be/nico/blog2/index.php?article15/gwar-lust-in-space</link>
		<guid>http://15minutesoffame.be/nico/blog2/index.php?article15/gwar-lust-in-space</guid>
		<description>&lt;p&gt;Le 18 août dernier sortait le nouvel album de &lt;a href=&quot;http://15minutesoffame.be/nico/blog2/?article8/gay-women-against-rape&quot;&gt;Gwar&lt;/a&gt;, Lust In Space. Avec 14 albums et 25 ans d&#039;existence pour un combo qui reste fidèle à lui-même, force est de constater que les monstres sanguinaires sont toujours aussi productifs et motivés.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Dans la lignée des albums précédents, les monstres de l&#039;espace nous offrent un album résolument thrash, avec quelques accents punk ça et là. Tempos rapides, rythmes percutants et riffs qui rentrent dans le crâne comme des coups de massues, tout est là pour faire un très bon album. La batterie est particulièrement variée et inspirée. Mention spéciale pour les titres « Let Us Slay » et « Lords and Masters », particulièrement jouissifs.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Côté paroles, je n&#039;ai pas encore eu l&#039;occasion d&#039;y jeter un œil. La pochette n&#039;est pas sans rappeler l&#039;album « Love Gun » de Kiss, mais avec un côté plus star, plus spacial, plus sex, plus... Gwar, quoi !&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;On pourra cependant reprocher un peu trop de linéarité à l&#039;album, en regrettant parfois le temps béni de « The Toilet Earth ».&lt;/p&gt;</description>
		<pubDate>Fri, 28 Aug 2009 10:45:00 +0200</pubDate>
		<dc:creator>Marty</dc:creator>
	</item>
	<item>
		<title>Gay Women Against Rape ?!?</title> 
		<link>http://15minutesoffame.be/nico/blog2/index.php?article8/gay-women-against-rape</link>
		<guid>http://15minutesoffame.be/nico/blog2/index.php?article8/gay-women-against-rape</guid>
		<description>&lt;p&gt;Selon la légende, Gwar est une création du Maître de l&#039;Univers apparue datant de 100 milliards d&#039;années. Un groupe de guerriers d&#039;élite sortis des bas-fonds les plus crasseux et les plus sordides de l&#039;univers fut réuni, pillant et violant tout sur le passage lors de leurs expéditions intergalactiques. Arrivés sur Terre, ils éradiquèrent les dinosaures, bâtirent &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Stonehenge&quot;&gt;Stonehenge&lt;/a&gt; pour en faire un terrain de croquet, puis coulèrent l&#039;&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Atlantide&quot;&gt;Atlantide&lt;/a&gt;. Mécontent de leur comportement, le Maître bannit Gwar en Antarctique, où ils furent prisonniers des glaces pendant des millions d&#039;années. Le trou dans la couche d&#039;ozone (causé par l&#039;usage excessif de spray capillaire par les rock stars aux coiffures de pédé des années 80) les libéra de leur prison de glace en 1985. Libre une fois de plus  de parcourir la Terre, Gwar reprit ses plans de domination du monde, désormais sous les traits d&#039;un groupe de rock.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Gwar n&#039;est donc pas l&#039;acronyme de « Gay Women Against Rape », comme on pourrait le supposer. &lt;a href=&quot;http://en.wikipedia.org/wiki/Gwar&quot;&gt;Gwar&lt;/a&gt; c&#039;est plutôt &lt;a href=&quot;http://en.wikipedia.org/wiki/Oderus_Urungus&quot;&gt;Oderus Urungus&lt;/a&gt; (chant), &lt;a href=&quot;http://en.wikipedia.org/wiki/Flattus_Maximus&quot;&gt;Flattus Maximus&lt;/a&gt; (guitare), &lt;a href=&quot;http://en.wikipedia.org/wiki/Balsac_the_Jaws_of_Death&quot;&gt;Balsac the Jaws of Death&lt;/a&gt; (guitare), &lt;a href=&quot;http://en.wikipedia.org/wiki/Beefcake_the_Mighty&quot;&gt;Beefcake the Mighty&lt;/a&gt; (basse) et &lt;a href=&quot;http://en.wikipedia.org/wiki/Jizmak_Da_Gusha&quot;&gt;Jizmak Da Gusha&lt;/a&gt; (batterie), cinq garçons dans le vent qui balancent une musique pleine de peps qui fait trembler le dancefloor de toutes les boîtes techno/house les plus « hype » de la capitale. Ou cinq mecs déjantés qui dégueulent un heavy metal crasseux, abordant en vrac scatologie, sadomasochisme, nécrophilie, pédophilie, zoophilie, bref, tout ce qui est politiquement incorrect. Chez Gwar, pas de boule à facettes, de jeans moule-bite, de danse à la con ou de parfum qui pue... Juste quelques têtes tranchées et une bonne odeur d&#039;urine et de sperme comme dans la maison de retraite de grand-maman.&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align:center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://15minutesoffame.be/nico/blog2/data/images/gwar.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://15minutesoffame.be/nico/blog2/data/images/gwar.jpg.tb&quot; alt=&quot;gwar.png&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;h1&gt;Apparitions TV&lt;/h1&gt;
&lt;p&gt;Avant de parler musique, parlons show. En effet, si la musique de Gwar vaut assurément le détour, l&#039;univers mélangeant science-fiction et horreur est omniprésent lors de leurs apparitions. Gwar a eu sa petite heure de gloire au milieu des années 90 avec deux nominations pour les Grammy Awards, ce qui a retenu l&#039;attention de certains présentateurs (comme &lt;a href=&quot;http://en.wikipedia.org/wiki/Joan_Rivers&quot;&gt;Joan Rivers&lt;/a&gt; ou &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Jerry_Springer_Show&quot;&gt;Jerry Springer&lt;/a&gt;) qui ont invité le groupe dans leur émission. Parmi toutes leurs apparitions, celle chez Joan Rivers est une perle : on y voit Oderus et Beefcake totalement dans leur personnage, détournant chaque question en y répondant comme tout monstre de l&#039;espace le ferait. La vidéo du show, en anglais non sous-titré, est disponible &lt;a href=&quot;http://www.youtube.com/watch?v=sWRKlNlRsgI&quot;&gt;ici&lt;/a&gt; (&lt;a href=&quot;http://keepvid.com/save-video.mp4?http%3A%2F%2Fv14.lscache3.googlevideo.com%2Fvideoplayback%3Fid%3Db1644a94d951b202%26itag%3D18%26sparams%3Did%252Cexpire%252Cip%252Cipbits%252Citag%26ip%3D174.36.175.210%26signature%3D3E2065E8EE550DEE211F08AC3DA8CCFABD6D3A86.514E6CBE4BC26FCD139B9F12C5CDF68CCB51F37F%26sver%3D3%26expire%3D1240343695%26key%3Dyt1%26ipbits%3D0&quot;...&gt;télécharger&lt;/a&gt;). Plus récemment, Oderus a été interviewé dans l&#039;émission Red Eye, sur Fox News (&lt;a href=&quot;http://www.youtube.com/watch?v=WwnHaslci9E&quot;&gt;première&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://www.youtube.com/watch?v=8FfdFV5v2Nk&quot;&gt;deuxième&lt;/a&gt; et &lt;a href=&quot;http://www.youtube.com/watch?v=5NQ_bE4xujs&quot;&gt;troisième&lt;/a&gt; apparition). Il nous livre ses commentaires acerbes sur l&#039;actualité.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Gwar a également tourné quelques clips, par exemple &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://www.youtube.com/watch?v=37PbFYy6Azs&quot;&gt;Have You Seen Me&lt;/a&gt;&lt;/em&gt; (&lt;a href=&quot;http://keepvid.com/save-video.mp4?http%3A%2F%2Fv12.lscache7.googlevideo.com%2Fvideoplayback%3Fid%3Ddfb3db158cba033b%26itag%3D18%26sparams%3Did%252Cexpire%252Cip%252Cipbits%252Citag%26ip%3D174.36.175.210%26signature%3D0915B5AB3857CE0F48D0D6BD9C019DF1C6CE381A.1346F473CBB2D606B8E3A2A1CB2B435E75961FC2%26sver%3D3%26expire%3D1240344073%26key%3Dyt1%26ipbits%3D0&quot;...&gt;télécharger&lt;/a&gt;) et &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://www.youtube.com/watch?v=KyZ3pgABwss&quot;&gt;Gor-Gor&lt;/a&gt;&lt;/em&gt; (&lt;a href=&quot;http://keepvid.com/save-video.mp4?http%3A%2F%2Fv4.lscache5.googlevideo.com%2Fvideoplayback%3Fid%3D2b2677a60001c2cb%26itag%3D18%26sparams%3Did%252Cexpire%252Cip%252Cipbits%252Citag%26ip%3D174.36.175.210%26signature%3DC8FF5B59BB6A22C2E262CD97813C5F4B5C004DE2.46C2AA98AD2E41B6D2879DF6CC40E22E6238A029%26sver%3D3%26expire%3D1240344036%26key%3Dyt1%26ipbits%3D0&quot;...&gt;télécharger&lt;/a&gt;). Ces clips vous donneront une idée un peu plus précise du l&#039;univers du groupe. On peut également constater l&#039;apparition d&#039;autres personnages que les cinq membres présentés précédemment. En effet, le groupe a subi des changements de line-up, et certains personnages n&#039;apparaissent que de manière ponctuelle.&lt;/p&gt;

&lt;h1&gt;Discographie&lt;/h1&gt;

&lt;p&gt;Depuis 1988, Gwar a sorti &lt;a href=&quot;http://en.wikipedia.org/wiki/Gwar#Discography&quot;&gt;11 albums&lt;/a&gt; où cohabitent rock, heavy metal, punk ou encore thrash. Pas de death, black, grind ou autre, pas de grunts ou de hurlements suraigus, non non. Gwar, c&#039;est du bon heavy avec des riffs accrocheurs (&lt;em&gt;Slap U Baby&lt;/em&gt;, sur l&#039;album &lt;em&gt;This Toilet Earth&lt;/em&gt;, très... Kiss), de l&#039;originalité dans certaines compositions pour éviter la monotonie (&lt;em&gt;Think You Outta Know This&lt;/em&gt;, sur &lt;em&gt;Ragnarök&lt;/em&gt;, très... rap) et une voix qui, sans être exceptionnelle, colle parfaitement au personnage d&#039;Oderus et à l&#039;image du groupe en général. Chaque album a son concept, parfois en relation avec l&#039;actualité du groupe comme le puritanisme primaire du Cardinal Syn sur &lt;em&gt;Ragnarök&lt;/em&gt; après les déboires d&#039;Oderus avec la police, ou encore avec les événements récents comme l&#039;album &lt;em&gt;War Party&lt;/em&gt; qui fait référence à la guerre en Irak de 2003. Mais le plus souvent, le concept est un bon gros délire Made In Gwar ;-)  De nombreuses célébrités en prennent également pour leur grade, de Mickael Jackson à Adolf Hitler, en passant par Mike Tyson, Paris Hilton ou encore Georges W. Bush. Ça serait inutile de décrire ici en détail chaque album, &lt;a href=&quot;http://en.wikipedia.org/wiki/Gwar#Discography&quot;&gt;Wikipédia&lt;/a&gt; est déjà très complet sur ce sujet vu que chaque album a droit a sa propre page où le concept de l&#039;album est présenté, où les titres les plus intéressants sont cités ainsi que les éventuelles anecdotes. Difficile par ailleurs de conseiller un album en particulier : tous se valent et apportent quelque chose de différent. Certains sont plus orientés punk et d&#039;autres heavy/thrash, avec plus ou moins d&#039;originalité dans les compositions.&lt;/p&gt;

&lt;h1&gt;Vidéographie&lt;/h1&gt;
&lt;p&gt;Outre des clips et des concerts, Gwar a aussi sorti quelques « longs métrages » en y intégrant des clips et des extraits de concerts. Pas de surprise : c&#039;est du Gwar, donc c&#039;est gore, crade, débile et surtout bien poilant. &lt;em&gt;Phallus in Wonderland&lt;/em&gt;, premier long-métrage, raconte le combat de Gwar contre la « Morality Squad » après le vol du pénis d&#039;Oderus. Cette vidéo fut nominée aux Grammy de 1993, mais Metallica gagna le trophée. Seule la dernière vidéo, &lt;em&gt;Blood Bath And Beyond&lt;/em&gt; (2006), est encore facilement disponible.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;em&gt;Image de Gwar obtenue sur &lt;a href=&quot;http://www.mad-tourbooking.de/&quot;...&gt;http://www.mad-tourbooking.de/&lt;/a&gt;, soumise à copyrights. &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description>
		<pubDate>Fri, 15 May 2009 14:08:00 +0200</pubDate>
		<dc:creator>Marty</dc:creator>
	</item>
	<item>
		<title>On a retrouvé les couilles de KoЯn !</title> 
		<link>http://15minutesoffame.be/nico/blog2/index.php?article7/on-a-retrouve-les-couilles-de-ko-n</link>
		<guid>http://15minutesoffame.be/nico/blog2/index.php?article7/on-a-retrouve-les-couilles-de-ko-n</guid>
		<description>&lt;p&gt;Ceux qui ont eu l&#039;occasion d&#039;écouter les deux derniers albums de KoЯn (&lt;em&gt;See You on the Other Side&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Untitled&lt;/em&gt;) ne me contrediront pas : il manque à ces deux galettes de quoi remplir leur futal. Les riffs gras ainsi que l&#039;atmosphère lourde, voire malsaine, des autres albums n&#039;ont pas été retenus sur ces rondelles de plus en plus commerciales. Coïncidence, c&#039;est juste avant l&#039;entrée en studio de &lt;em&gt;See You on the Other Side&lt;/em&gt; que le second guitariste, Brian Phillip Welch, plus connu sous le pseudonyme de « Head », décide quitter le groupe. Faut-il y voir une corrélation ? Rien n&#039;est moins sûr...&lt;/p&gt;&lt;h1&gt;Descente aux enfers et résurrection&lt;/h1&gt;
&lt;p&gt;Retour quelques années en arrière... Depuis la naissance du groupe, et comme tout &lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/video/x4hdri_eddy-queen-version-longue_music&quot;&gt;bon rockeur&lt;/a&gt;, Head se shoote. A partir de 2005, année de son divorce, le guitariste entame une lente descente dans la dépression et la dépendance à la came. La nécessité de passer du temps avec sa fille et son désir de sortir de cette addiction vont le pousser à quitter le groupe. Le sauveur de Brian n&#039;est autre que Dieu, et l&#039;influence religieuse est telle qu&#039;il ira jusqu&#039;à se faire &lt;a href=&quot;http://en.wikipedia.org/wiki/Korn#Take_a_Look_in_the_Mirror.2C_Greatest_Hits.2C_Head.27s_departure_.282003.E2.80.932005.29&quot;&gt;baptiser dans le Jourdain&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;2008, &lt;em&gt;Save Me From Myself&lt;/em&gt; arrive dans les bacs. Premier album solo de Head, et grosse claque dans la gueule : le son est énorme (proche de celui des meilleurs albums de KoЯn, le contraire aurait été étonnant), les passages mélodiques alternent avec les riffs lourds, le tout magnifié par une voix rappelant vaguement celle de &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Chino_Moreno&quot;&gt;Chino Moreno&lt;/a&gt;. Head s&#039;occupe d&#039;une gratte, du chant, de la production ainsi que de l&#039;entièreté des compositions, et se fait épauler par Josh Freese (batterie), Tony Levin (basse), Trevor Dunn (basse) et Archie J. Muise Jr. (guitare). Si les compositions sont irréprochables, un petit bémol est à signaler au niveau du chant. En effet, si Head se débrouille très bien sur les passages calmes, il manque la puissance d&#039;un vrai chanteur sur certains refrains. Les textes sont très personnels, et comporte deux chapitre collant avec les événements survenus dans la vie de Brian, de sa descente aux enfers jusqu&#039;à sa « résurrection ». Mention spéciale pour les titres &lt;em&gt;L.O.V.E.&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Die Religion Die&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Money&lt;/em&gt;, valant à eux seuls l&#039;achat de l&#039;album. &lt;em&gt;Flush&lt;/em&gt;, second titre sur la galette, a été choisi comme premier single. Le &lt;a href=&quot;http://www.youtube.com/watch?v=y66rzBgaogo&quot;&gt;clip&lt;/a&gt;, considéré choquant par de nombreux conservateurs, met en scène la dualité de la dérive amphétaminique : un monde sexy et agréable qui finit par dévorer celui qui tombe dans la dépendance.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;En bref, un putain de bon album qui nous rappelle d&#039;où viennent les meilleurs titres de KoЯn.&lt;/p&gt;</description>
		<pubDate>Fri, 17 Apr 2009 14:02:00 +0200</pubDate>
		<dc:creator>Marty</dc:creator>
	</item>
	<item>
		<title>Gronibard, le coup de pied dans la gueule du grind</title> 
		<link>http://15minutesoffame.be/nico/blog2/index.php?article6/gronibard-le-coup-de-pied-dans-la-gueule-du-grind</link>
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		<description>&lt;p&gt;J&#039;en parle ? J&#039;en parle pas ? J&#039;en parle ? J&#039;en parle pas ? Bon finalement, j&#039;en parle... Pourquoi tant d&#039;hésitation à parler de ce groupe atypique de grindcore ? Serait-ce les références pornos ou le sexisme du groupe qui me gêneraient ? Que nenni. Non, c&#039;est plutôt le manque d&#039;intérêt que porteront les hermétiques à ce genre musical, alors que les aficionados de grind connaissent déjà surement. Mais bon tant pis, ces lillois méritent le détour, et qu&#039;on accroche ou qu&#039;on accroche pas ils ne laissent pas indifférent.&lt;/p&gt;&lt;h1&gt;Du porno gay, ouais ouais&lt;/h1&gt;
&lt;p&gt;Gronibard se classe donc dans la catégorie du &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Grindcore&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;grindcore&lt;/a&gt;, et plus précisément du porno grind : Godemichel (batterie), Albatard (basse), Necronembourg (guitare), Anal Capone (chant) et P&#039;tite Bite (guitare) balancent du son gras et puissant assaisonné de paroles débiles ou misogynes à souhait. Les morceaux sont courts (habituel dans ce style) et directs tout en étant groovy, avec une alternance de grunts et de hurlements. Le tout est entrecoupé d&#039;extraits de films pornos, idéal pour se poiler un bon coup lorsqu&#039;on a que deux neurones branchés.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Outre les multiples split CD, Gronibard a sorti deux albums. Le premier éponyme (&lt;em&gt;Gronibard&lt;/em&gt;, donc), et le second intitulé &lt;em&gt;We are French Fukk You&lt;/em&gt; (en référence à &lt;span class=&quot;normaltext&quot;&gt;Sadistik Exekution&lt;/span&gt;). Le premier reste pour moi LA référence du groupe : les titres sont à pisser de rire, l&#039;artwork de très &lt;span style=&quot;text-decoration: line-through;&quot;&gt;mauvais&lt;/span&gt; bon goût, le son est lourd, les grattes agressives, les beast blasts multiples et le tout écope d&#039;une production vraiment claire et excellente. C&#039;est assez rare dans le domaine pour être précisé, beaucoup de galettes de grind ne crachant qu&#039;un capharnaüm inaudible. Le MCD &lt;em&gt;Satanic Tuning Club&lt;/em&gt;, intermède entre les deux albums offrant quelques nouveaux morceaux ainsi que des versions unplugged (!) de certains titres du premier opus, avait annoncé ce que serait &lt;em&gt;We are French Fukk You&lt;/em&gt;... malheureusement. Un son moins agressif, des guitares au son « métallique »  plus léger, des beast blasts plus rares et un humour moins grinçant. Quelques titres sont bien accrocheurs (&lt;em&gt;Mongolito&lt;/em&gt;, pour ne pas le citer), mais la mayonnaise ne prend qu&#039;à moitié.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Les albums sont disponibles chez &lt;a href=&quot;http://www.bonesbrigaderecords.com/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Bones Brigade&lt;/a&gt; au prix pharaonique de 10 €. Attention, ils sont produits en quantité limitée, donc quand y&#039;en a plus, tant pis.&lt;/p&gt;

&lt;h1&gt;Du cake, du Champomy et un cow-boy homo&lt;/h1&gt;
&lt;p&gt;J&#039;ai eu la chance d&#039;assister à un concert de Gronibard. Si autrefois certains membres du groupe jouaient à poil, il semble qu&#039;ils se soient assagis et jouent à présent déguisés. J&#039;avais eu droit à un groupe composé de Blanche Neige (Godemichel), d&#039;une nonne (Albatard), d&#039;une bimbo en mini-jupe (P&#039;tite Bite), d&#039;un cow-boy gay (Necronembourg) et d&#039;un super-héros vêtu des pieds à la tête de léopard moulant avec une cape rose (Anal Capone). Ils prennent un vrai plaisir sur scène, ont une énergie communicative, et surtout Anal Capone a le don pour foutre un bordel indescriptible dans le public. Pour la petite anecdote, on avait eu droit à du cake, des nounours en chocolat et du Champomy pour fêter les 10 ans du groupe : je vous laisse imaginer le résultat dans la fosse... On sort de là complètement lessivé, mais le sourire jusqu&#039;aux oreilles. En gros, le meilleur concert auquel j&#039;ai jamais assisté. Vu le prix dérisoire de ce genre de représentation (j&#039;ai payé ma place 5 €), ça serait vraiment dommage de les manquer.&lt;/p&gt;</description>
		<pubDate>Sat, 04 Apr 2009 13:56:00 +0200</pubDate>
		<dc:creator>Marty</dc:creator>
	</item>
	<item>
		<title>Carnival in Coal, l’OVNI métallique</title> 
		<link>http://15minutesoffame.be/nico/blog2/index.php?article5/carnival-in-coal-lovni-metallique</link>
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		<description>&lt;p&gt;Le premier post musical se devait de parler de cette mixture étrange qu&#039;est Carnival in Coal, groupe métalleux français ayant sévit entre 1997 et 2007. Carnival in Coal est hors-norme à plus d&#039;un titre. Tout d&#039;abord, il fait partie de ces groupes d&#039;&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Avant-garde_metal&quot;&gt;avant-garde metal&lt;/a&gt;, terme qui en soi ne veut pas dire grand chose vu qu&#039;il englobe les groupes qu&#039;on ne peut raccrocher à aucune &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_genres_de_metal&quot;&gt;catégorie&lt;/a&gt;. Carnival in Coal n&#039;était également composé que de deux personnes, Arno Strobl (chant) et Axel Wursthorn (tous les instruments). Ces derniers n&#039;ont par ailleurs tenté l&#039;expérience scénique qu&#039;en 2006, après leur quatrième album.&lt;/p&gt;&lt;h1&gt;Une mixture musicale à décorner les boucs&lt;/h1&gt;
&lt;p&gt;Carnival in Coal se situe du côté du metal extrême, il flirte entre le death et le black, en empruntant des touches d&#039;indus. Il pioche également du côté du jazz, de la disco ou du funk, tout en utilisant des arrangements inhabituels et des variations de rythme (très) surprenantes. Cerise sur le gâteau, CiC agrémente le tout d&#039;une bonne couche d&#039;humour bien gras et noir. Cela donne un ensemble puissant et direct, qui fait mouche dès les premiers accords. Les compositions baignent dans une ambiance malsaine tranchant avec le côté profondément décalé voire complètement débile des paroles. La musique de CiC, c&#039;est un peu un clown schizophrène psychopathe lâché dans un jardin d&#039;enfants : pathétique et burlesque, il se change sans crier garde en un monstre de violence égorgeant tout ce qui lui passe sous la main. Le répertoire vocal d&#039;Arno est assez impressionnant, jonglant sans peine entre l&#039;ultra-aigu du black, le caverneux du death ou encore des passages mélodiques plus traditionnels.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;CiC a sorti quatre albums : &lt;em&gt;Vivalavida&lt;/em&gt; (1999), &lt;em&gt;French Cancan&lt;/em&gt; (1999), &lt;em&gt;Fear Not Carnival in Coal&lt;/em&gt; (2001) et &lt;em&gt;Collection Prestige&lt;/em&gt; (2005). Je n&#039;en ferai pas la critique détaillée ici, je trouve ça trop subjectif lorsqu&#039;il s&#039;agit d&#039;un album qu&#039;on apprécie. Si je devais sélectionner une chanson représentative du groupe, je choisirais sans aucun doute &lt;em&gt;Entrez le Carnaval&lt;/em&gt;, seconde piste de &lt;em&gt;Vivalavida&lt;/em&gt; : ambiance malsaine, humour noir, passages ultra brutaux alternant avec des passages disco... Tout y est. Notez que &lt;em&gt;French Cancan&lt;/em&gt; est un album de reprises. Contrairement à beaucoup d&#039;autres qui se contentent de pondre une pâle copie de l&#039;original, CiC s&#039;approprie littéralement les morceaux : la reprise de &lt;em&gt;Baker Street&lt;/em&gt;, notamment, vous fore un deuxième trou de balle.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Ces albums ne sont malheureusement plus édités, et la seule chance de les obtenir légalement est de fouiner sur les divers sites de vente par correspondance et espérer tomber sur des fonds de stock (&lt;a href=&quot;http://www.theomegaorder.com/s.nl?sc=2&amp;amp;category=&amp;amp;search=Carnival%20in%20Coal&amp;amp;partner=METALARCHIVES&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://www.blackscaped.de/index.php?manufacturers_id=2354&amp;amp;ref=7&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://www.amazon.com/gp/search?ie=UTF8&amp;amp;keywords=Carnival%20in%20Coal&amp;amp;tag=encymetatheme-20&amp;amp;index=na-music-us&amp;amp;linkCode=ur2&amp;amp;camp=1789&amp;amp;creative=9325&quot;&gt;ici&lt;/a&gt; ou encore &lt;a href=&quot;http://gemm.com/q.cgi?rb=VERO&amp;amp;via=link&amp;amp;artist=Carnival%20in%20Coal&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;

&lt;h1&gt;L&#039;après split&lt;/h1&gt;
&lt;p&gt;CiC a, à mon grand regret, splitté en 2007. Arno Strobl a monté KrOaK, groupe d&#039;avant-garde extrême indus et Axel Wursthorn a rejoint Wormfood en tant que claviériste.&lt;/p&gt;</description>
		<pubDate>Wed, 01 Apr 2009 13:51:00 +0200</pubDate>
		<dc:creator>Marty</dc:creator>
	</item>
	<item>
		<title>Dernière étapes, quelques éléments pour tenter l&#039;aventure</title> 
		<link>http://15minutesoffame.be/nico/blog2/index.php?article4/derniere-etapes-quelques-elements-pour-tenter-laventure</link>
		<guid>http://15minutesoffame.be/nico/blog2/index.php?article4/derniere-etapes-quelques-elements-pour-tenter-laventure</guid>
		<description>&lt;p&gt;Dans ce dernier sujet dédié au passage sous Ubuntu, nous traiterons de l&#039;aspect principal, c&#039;est-à-dire faire le test grandeur nature et vérifier les allégations des &lt;a href=&quot;http://15minutesoffame.be/nico/blog2/?article3/troisieme-etape-la-ou-le-bat-blesse&quot;&gt;précédents billets&lt;/a&gt; en testant la bête. En effet, rien ne vaut une opinion forgée sur son expérience personnelle, ses attentes et ses problèmes. Deux approches peuvent être utilisées : lire le manuel d&#039;abord et installer ensuite, ou installer d&#039;abord et lire le manuel ensuite ;-) . A vous de choisir celle qui vous convient le mieux.&lt;/p&gt;&lt;h1&gt;La documentation disponible&lt;/h1&gt;
&lt;p&gt;La référence est sans nul doute le livre libre et gratuit « &lt;a href=&quot;http://www.framabook.org/ubuntu.html&quot;&gt;Simple comme Ubuntu&lt;/a&gt; ». Il traite de tous les aspects de l&#039;installation et guide l&#039;utilisateur dans ses premiers pas. Au cas où vous auriez des problèmes plus spécifiques, n&#039;hésitez pas à consulter la &lt;a href=&quot;http://doc.ubuntu-fr.org/&quot;&gt;documentation&lt;/a&gt;. Ubuntu est la distribution possédant la documentation la plus complète, donc ne vous en privez pas. Finalement, si vous ne trouvez pas votre bonheur dans la documentation, posez votre question sur le &lt;a href=&quot;http://forum.ubuntu-fr.org/&quot;&gt;forum&lt;/a&gt;. Ayez toujours en tête que vous avez à faire à une communauté de bénévoles, pas à une hotline. Les utilisateurs du forum sont là pour vous aider mais ne vous doivent rien. Si vous êtes désagréable, ils seront aussi désagréables et vous n&#039;obtiendrez aucune réponse.&lt;/p&gt;

&lt;h1&gt;Les possibilités d&#039;essai&lt;/h1&gt;
&lt;p&gt;Pour rappel, il est possible de télécharger Ubuntu &lt;a href=&quot;http://www.ubuntu-fr.org/telechargement&quot;&gt;ici&lt;/a&gt; et de commander une copie du CD &lt;a href=&quot;http://www.ubuntu-fr.org/telechargement?methode=shipit&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;

&lt;h2&gt;Le Live CD&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;C&#039;est la méthode la plus simple. Vous insérez le CD dans le lecteur, vous redémarrez l&#039;ordinateur, et vous testez Ubuntu sans rien installer. Évidemment, les performances risquent d&#039;être médiocres et tout ce que vous pourriez « installer » disparaitra dès que le CD aura été enlevé. C&#039;est cependant suffisant pour se faire une petite idée de ce qui vous attend. Autre avantage, vous pourrez constater ce qui fonctionne automatiquement avec votre PC. Si tout fonctionne, vous êtes sûr que ça sera encore le cas après la vraie installation. Si ce n&#039;est pas le cas, ne désespérez pas car une solution existe peut-être.&lt;/p&gt;

&lt;h2&gt;Le Live USB&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Lors de l&#039;installation, il vous suffit de spécifier comme disque d&#039;installation votre clé USB. Si votre ordinateur vous le permet, vous pourrez alors démarrer sur votre clé, tester Ubuntu et éventuellement installer ce que vous voulez. Les données seront conservées, et vous retrouverez le système avec les modifications apportées à chaque nouvelle utilisation. Cependant, une clé USB n&#039;est pas l&#039;idéal car ce n&#039;est pas toujours fiable. Il suffit d&#039;un fichier endommagé pour rendre votre système instable voire inutilisable.&lt;/p&gt;

&lt;h2&gt;L&#039;installation via Wubi&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Si vous lancez le CD depuis Windows, vous aurez la possibilité d&#039;installer Ubuntu comme un programme classique. Il peut donc être désinstallé sans soucis. Au démarrage de l&#039;ordinateur, vous aurez alors le choix entre Windows et Ubuntu. Ceci est une solution à moyen terme, car vous ne bénéficierez pas de tous les avantages. Par exemple, un virus infectant Windows pourrait infecter Ubuntu.&lt;/p&gt;

&lt;h2&gt;L&#039;installation sur un partition du disque dur&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L&#039;étape ultime, avec deux solutions possibles. Soit vous supprimez totalement Windows et vous faites le grand saut sans filet, ce qui est la meilleure façon d&#039;apprendre. Soit vous optez pour un dual boot, auquel cas vous pouvez toujours utiliser Windows. Le principe du dual boot est semblable à celui utilisé par Wubi, sauf que vos deux systèmes d&#039;exploitation sont séparés distinctement. Quel que soit votre choix, pensez à faire une sauvegarde de vos documents importants.&lt;/p&gt;

&lt;h1&gt;Les Groupes d&#039;Utilisateurs de Linux&lt;/h1&gt;
&lt;p&gt;Malgré toute la documentation existante, vous ne vous sentez peut-être pas assez en confiance avec l&#039;outil informatique pour effectuer une installation seul. Il existe alors des Groupes d&#039;Utilisateurs de Linux (GUL) un peu partout qui peuvent vous aider. La liste est disponible à &lt;a href=&quot;http://www.aful.org/gul&quot;&gt;cette adresse&lt;/a&gt;. N&#039;hésitez pas à contacter un groupe proche de chez vous pour vous faire aider, ces utilisateurs seront ravis de partager leur passion. Même si vous maitrisez l&#039;outil informatique, ils peuvent être de bons conseils pour démarrer sur de bonnes bases.&lt;/p&gt;

&lt;h1&gt;Plus aucune raison de ne pas tenter l&#039;aventure&lt;/h1&gt;
&lt;p&gt;Nous venons de voir que les possibilités de tester Ubuntu sont multiples. De plus, toute l&#039;aide nécessaire est à votre portée pour résoudre les éventuels problèmes. N&#039;hésitez pas à faire le pas, vous n&#039;avez rien à perdre et tout à y gagner. Et si vous n&#039;êtes pas convaincu... Tant pis, vous aurez essayé. Soyez cependant sûr de tester ce nouveau système suffisamment de temps (au moins quelques jours, l&#039;idéal étant quelques semaines) pour vous faire un avis correct. N&#039;abandonnez pas au premier problème qui survient, soyez persévérant. Et n&#039;oubliez pas : sous Ubuntu, vous redevenez un débutant.&lt;/p&gt;</description>
		<pubDate>Thu, 26 Mar 2009 14:16:00 +0100</pubDate>
		<dc:creator>Marty</dc:creator>
	</item>
	<item>
		<title>Troisième étape, là où le bât blesse</title> 
		<link>http://15minutesoffame.be/nico/blog2/index.php?article3/troisieme-etape-la-ou-le-bat-blesse</link>
		<guid>http://15minutesoffame.be/nico/blog2/index.php?article3/troisieme-etape-la-ou-le-bat-blesse</guid>
		<description>&lt;p&gt;Après avoir fait le tour des différents &lt;a href=&quot;http://15minutesoffame.be/nico/blog2/?article2/seconde-etape-prendre-conscience-des-avantages-du-changement&quot;&gt;avantages de Linux&lt;/a&gt;, il est nécessaire de passer en revue ses inconvénients majeurs. Si beaucoup d&#039;inconvénients sont plutôt liés à la mauvaise connaissance du système par le nouvel utilisateur, d&#039;autres sont causés par les faibles parts de marché du système. En effet, Linux équipe à peine 1 % des PC actuels contre 90 % pour Windows et 9 % pour Mac OS X (&lt;a href=&quot;http://marketshare.hitslink.com/os-market-share.aspx?qprid=9&quot;&gt;source&lt;/a&gt;) : peu d&#039;éditeurs de logiciels ainsi que de constructeurs fournissent des produits compatibles Linux. Voyons à quel point tout cela peut affecter l&#039;utilisateur dans sa démarche de changement.&lt;/p&gt;&lt;h1&gt;Linux n&#039;est pas un Windows gratuit&lt;/h1&gt;
&lt;p&gt;Non, Linux n&#039;est pas et ne sera jamais Windows. Configurer Linux est différent, aucun menu ne correspond, les options sont différentes... Bien des choses qui peuvent être perturbantes au début. De plus, un programme Windows ne s&#039;installera pas sous Linux, excepté bien sûr si une version Linux existe. Ceci est vrai en sens inverse : un programme Linux ne fonctionnera pas sous Windows à moins qu&#039;une version Windows existe. La majorité des logiciels fonctionnant sous Windows ont un &lt;a href=&quot;http://wiki.linuxquestions.org/wiki/Linux_software_equivalent_to_Windows_software&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;équivalent sous Linux&lt;/a&gt;. Ne vous attendez cependant pas à des copies conformes : ce sont des nouveaux logiciels, et un temps d&#039;adaptation pourrait être nécessaire. Ces logiciels auront leurs avantages et leurs inconvénients, et des limites différentes.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Une exception à la règle précédente existe : WINE. WINE permet à &lt;a href=&quot;http://appdb.winehq.org/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;certains programmes Windows&lt;/a&gt; de s&#039;installer et de fonctionner sous Linux. Il est cependant déconseillé d&#039;utiliser WINE, qui ne doit être utilisé qu&#039;en dernier recours. En effet, il n&#039;est pas garanti que le fonctionnement soit parfait, et des erreurs peuvent survenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quel que soit votre niveau en informatique, il vous faudra accepter de redevenir débutant : s&#039;y connaître en Windows, ce n&#039;est pas s&#039;y connaître en Linux. Le temps d&#039;adaptation peut être plus ou moins long, mais en règle générale n&#039;espérez pas être aussi à l&#039;aise sous Linux les premiers jours que vous l&#039;êtes sous Windows. Soyez donc sûr d&#039;avoir quelques jours de libre pour appréhender ce nouveau système, et il faudra compter quelques semaines pour être réellement à l&#039;aise. Il faudra un peu de motivation, mais dans tous les cas ne vous découragez pas car le jeu en vaut la chandelle : quand vous maîtriserez votre nouveau système, vous serez surpris à quel point vous pouvez être plus efficace que sous Windows.&lt;/p&gt;

&lt;h1&gt;Au sujet des jeux&lt;/h1&gt;
&lt;p&gt;Un jeu est un logiciel comme un autre : si un jeu n&#039;a été prévu que pour Windows, il ne tournera pas sous Linux. Certains fonctionnent cependant avec WINE, bien qu&#039;il existe aussi des &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_de_jeux_sous_GNU/Linux&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;jeux libres et gratuits&lt;/a&gt; développés pour Linux. Cependant, si vous êtes un joueur invétéré, il y a peu de chances que vous soyez satisfaits par les possibilités de Linux en matière de jeux.&lt;/p&gt;

&lt;h1&gt;Le matériel non pris en charge&lt;/h1&gt;
&lt;p&gt;Si vous avez déjà installé vous-même Windows, ou simplement un périphérique (imprimante, webcam, lecteur MP3...), vous avez très probablement dû utiliser un CD fourni par le constructeur (contenant les drivers) pour que votre matériel fonctionne. Il est assez rare que les constructeurs fournissent ce CD pour Linux, et c&#039;est à la communauté de développeurs de créer les drivers pour le matériel. La situation est donc quelque peu disproportionnée : sous Windows les constructeurs fournissent de quoi faire fonctionner leur matériel, alors que sous Linux ce sont des personnes extérieures qui doivent faire le travail. Il est donc probable que du matériel ne soit pas reconnu pendant quelques semaines/mois sous Linux, voire ne fonctionne jamais. Avant d&#039;acheter du matériel, vous devrez vous renseigner pour être sûr de son fonctionnement sous Linux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsqu&#039;un périphérique fonctionne par contre, l&#039;installation se fait souvent automatiquement. Il suffit de le brancher et il peut être utilisé de suite. Par exemple, un PC portable 100 % reconnu sera fonctionnel dès la fin de l&#039;installation d&#039;Ubuntu : réseau, wifi, webcam, micro ou touchpad ne nécessitent aucune installation supplémentaire. Nous pouvons passer en revue quelques marques reconnues pour fonctionner sous Linux.&lt;/p&gt;

&lt;h2&gt;Imprimantes et scanners&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Hewlett-Packard et Brother sont à privilégier pour la qualité de leur matériel et leurs drivers libres pour Linux. Canon, Epson et Lexmark sont à éviter.&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;Webcams&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les Logitech et les Labtech sont généralement bien reconnues.&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;Lecteurs MP3&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les iPod nouvelle génération ne fonctionnent pas encore, mais les anciennes générations sont reconnues sans problèmes. Les Sony sont à éviter. Il est toujours préférable de choisir un lecteur « Full UMS », c&#039;est-à-dire reconnu comme une clé USB ; que ce soit sous Windows, Mac OS X ou Linux, vous n&#039;en tirerez que des avantages. Parmi les plus connus, Cowon, Archos, certains Samsung ou Meizu.&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;Appareils photos numériques&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En principe, tous les appareils photos sont reconnus sans problèmes. Au pire des cas, vous pouvez utiliser un &lt;a href=&quot;http://www.ldlc.com/fiche/PB00063448.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;lecteur de cartes universel&lt;/a&gt; pour récupérer vos photos.&lt;/p&gt;

&lt;h2&gt;Cartes graphiques&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;nVidia et ATI fournissent des drivers pour utiliser leur matériel sous Linux. Quelques semaines peuvent cependant s&#039;écouler entre la sortie d&#039;un nouveau modèle et la sortie du driver Linux.&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;PC portables&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Lenovo, Asus et Dell (qui fournit certains modèles avec Ubuntu préinstallé) sont à privilégier.&lt;/p&gt;

&lt;h1&gt;La peur de la ligne de commande&lt;/h1&gt;
&lt;p&gt;Lorsque vous devrez régler un problème, vous risquez de vous frotter à la ligne de commande, outil ô combien repoussant pour le néophyte, mais tellement pratique et puissant pour l&#039;utilisateur averti. En principe, Ubuntu vous permet de régler tous les problèmes graphiquement. Cependant, beaucoup d&#039;utilisateurs vous orienteront vers la solution en ligne de commande, tout simplement par facilité. En effet, il est plus simple pour eux (et pour vous ;-) ) de faire un copier-coller de la commande à utiliser que de vous expliquer sur quels boutons cliquer pour arriver au bon endroit. De plus, l&#039;hétérogénéité des environnements de travail (Gnome, Kde, Xfce, etc.) ne facilite pas la tâche, alors que la ligne de commande est universelle.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Ne vous faites donc pas de soucis avec ce vieux cliché que traine Linux : la ligne de commande, on peut très bien s&#039;en passer, mais elle reste un outil très pratique.&lt;/p&gt;

&lt;h1&gt;L&#039;utilisation d&#039;un projecteur&lt;/h1&gt;
&lt;p&gt;Si vous utilisez régulièrement votre ordinateur portable pour faire des présentations via un projecteur, vous constaterez que le raccourci classique &lt;em&gt;Fn&lt;/em&gt; + &lt;em&gt;F5&lt;/em&gt; (ou &lt;em&gt;F8&lt;/em&gt;) ne fonctionne pas. Rassurez-vous, c&#039;est bien évidemment possible d&#039;utiliser un projecteur, mais mieux vaut faire quelques essais auparavant car ce n&#039;est pas toujours automatique. nVidia fournit un utilitaire très pratique pour configurer l&#039;affichage : utiliser un projecteur ou même faire du &lt;a href=&quot;http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/8/85/Office_Worker_with_Two_Monitors.JPG&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;dual screen&lt;/a&gt; devient un jeu d&#039;enfant.&lt;/p&gt;

&lt;h1&gt;Le montage vidéo&lt;/h1&gt;
&lt;p&gt;Quelques logiciels existent sous Linux, les plus connus étant Kdenlive ou encore Cinelerra. Le premier est simple d&#039;utilisation mais pêche un peu du côté des possibilités avancées. Le second offre des possibilités étendues, mais n&#039;est pas simple à utiliser. Ces logiciels évoluent rapidement, mais il faut reconnaitre qu&#039;ils ne sont pas encore à la hauteur de iMovie sous Mac OS X.&lt;/p&gt;

&lt;h1&gt;Second bilan, tout n&#039;est pas rose&lt;/h1&gt;
&lt;p&gt;Passer sous Linux peut amener son lot de problèmes, avec en tête la compatibilité matérielle. Toutefois, le prix d&#039;une licence Windows est équivalent voire (très) supérieur à celui d&#039;une imprimante ou d&#039;un lecteur MP3. Investir dans du nouveau matériel et passer sous Linux peut être plus économique qu&#039;acheter une nouvelle licence Windows. En outre, si aucun de vos programmes habituels n&#039;est lié à une obligation quelconque (par exemple professionnelle), il y a de grandes chances pour que vous soyez satisfaits des alternatives libres.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Si malgré tout l&#039;utilisation de Windows ou Mac OS X vous est indispensable, une solution est toujours possible. Nous l&#039;aborderons dans le &lt;a href=&quot;http://15minutesoffame.be/nico/blog2/?article4/derniere-etapes-quelques-elements-pour-tenter-laventure&quot;&gt;sujet suivant&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;</description>
		<pubDate>Tue, 24 Mar 2009 13:57:00 +0100</pubDate>
		<dc:creator>Marty</dc:creator>
	</item>
	<item>
		<title>Seconde étape, prendre conscience des avantages du changement</title> 
		<link>http://15minutesoffame.be/nico/blog2/index.php?article2/seconde-etape-prendre-conscience-des-avantages-du-changement</link>
		<guid>http://15minutesoffame.be/nico/blog2/index.php?article2/seconde-etape-prendre-conscience-des-avantages-du-changement</guid>
		<description>&lt;p&gt;Dans le &lt;a href=&quot;http://15minutesoffame.be/nico/blog2/?article1/premiere-etape-dune-transition-remettre-en-question-ce-qui-semble-naturel&quot;&gt;billet précédent&lt;/a&gt;, nous avons abordé quelques questions sur les limitations que peuvent fournir les systèmes d’exploitation usuels que sont Microsoft Windows et Mac OS X. Cet article sera consacré aux divers avantages des systèmes d’exploitations alternatifs, et plus particulièrement &lt;a href=&quot;http://www.ubuntu-fr.org/&quot;&gt;Ubuntu&lt;/a&gt;. Si nous pouvions résumer les avantages principaux, il seraient la gratuité, l’absence de virus, la stabilité, la fiabilité, la simplicité et la personnalisation.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Un petit tour sur le site &lt;a href=&quot;http://www.whylinuxisbetter.net/index_fr.php?lang=fr&quot;&gt;whylinuxisbetter.net&lt;/a&gt; vous permettra de passer en revue les différents avantages. Vous avez jeté un œil ? Non ? Sérieusement, quittez cette page deux minutes, ça vaut le coup ;) . Si cela vous a donné envie, vous pouvez lire l’article suivant qui vous donnera plus de détails sur les raisons de ces avantages.&lt;/p&gt;&lt;h1&gt;Présentons l&#039;animal&lt;/h1&gt;

&lt;p&gt;Ubuntu est une &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Distributions_Linux&quot;&gt;distribution Linux&lt;/a&gt; destinées débutants. En d&#039;autres termes, c&#039;est un système d&#039;exploitation fait de centaines de projets plus ou moins indépendants reposant sur le &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Noyau_Linux&quot;&gt;« noyau » Linux&lt;/a&gt;. Une nouvelle version sort tous les six mois, en avril et en octobre, apportant plus ou moins de nouveautés. Son avantage principal est d&#039;inclure de nombreux logiciels dès l&#039;installation : le système est utilisable immédiatement, et la prise en main est rapide. Ubuntu est &lt;a href=&quot;http://www.ubuntu-fr.org/telechargement&quot;&gt;disponible&lt;/a&gt; totalement gratuitement pour tout un chacun sur Internet. Sur simple demande, des CD d&#039;installation peuvent même vous être &lt;a href=&quot;https://shipit.ubuntu.com/&quot;&gt;envoyés par la poste&lt;/a&gt;. Tentons d&#039;expliquer comment cela est possible...&lt;/p&gt;

&lt;h1&gt;Quelques explications sur la gratuité, et introduction aux principes du logiciel libre&lt;/h1&gt;

&lt;p&gt;Dans le paragraphe précédent, nous expliquions qu&#039;Ubuntu était un agrégat de centaines de projets indépendants. Nous allons expliquer ici pourquoi ce mode de fonctionnement fait qu&#039;Ubuntu est et restera gratuit. Ce paragraphe est peut-être rébarbatif, mais cela vaut le coup d&#039;aller jusqu&#039;au bout ;-)&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Tous les projets constituants Ubuntu ont une chose en commun, leur licence d&#039;utilisation. Vous ne savez pas ce qu&#039;est une licence d&#039;utilisation ? Bien sûr que si, vous savez ! C&#039;est ce long texte qu&#039;on vous demande d&#039;accepter à chaque installation de programme et que personne ne lit. Et bien contrairement à la licence de Windows qui vous autorise simplement à l&#039;utiliser et ne vous rend pas propriétaire de ce que vous avez acheté, la &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Licence_publique_g%C3%A9n%C3%A9rale_GNU&quot;&gt;licence utilisée&lt;/a&gt; par tous ces projets les rend à la fois la propriété de « tout le monde et personne ». Ils sont la propriété de tout le monde, car tout un chacun a le droit de les modifier et de les redistribuer à loisir. Ils ne sont la propriété de personne car la licence oblige à fournir le &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Code_source&quot;&gt;code source&lt;/a&gt; (ou plus simplement, la « recette de fabrication ») d&#039;un programme. C&#039;est cela qu&#039;on appelle un &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Logiciel_libre&quot;&gt;logiciel libre&lt;/a&gt;, par opposition aux logiciels propriétaires fermés dont le code source est inaccessible. Faire payer quelque chose que chacun peut redistribuer gratuitement n&#039;a que peu d&#039;intérêt. Voilà pourquoi Ubuntu (ainsi que la majorité des autre distributions Linux, Ubuntu n&#039;est pas la seule distribution Linux) est et restera gratuit.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Notons cependant que logiciel libre n&#039;implique pas forcément gratuité, même si c&#039;est très souvent le cas.&lt;/p&gt;

&lt;h1&gt;Enfin finis virus, chevaux de Troie, vers et spywares ?&lt;/h1&gt;

&lt;p&gt;J&#039;ai commencé l&#039;expérience Ubuntu en novembre 2005. A ce jour, en mars 2009, je n&#039;ai toujours pas eu un seul logiciel malveillant, malgré une absence d&#039;antivirus. J&#039;ai également fréquenté plusieurs forums, et je n&#039;ai jamais vu un seul utilisateur déclarer qu&#039;il avait eu un virus. Analysons les raisons de cette « vaccination » à la majorité des menaces.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Tout d&#039;abord le but du développement de Windows est différent des différents projets mentionnés ci-dessus, ceci entraînant des prérogatives différentes. Windows a été créé pour être utilisé sur des machines « grand public » par une société dont le but était de rentabiliser leur produit, alors que le nuage de projets non commerciaux ayant donné naissances aux distributions Linux était orienté vers des machines de travail ou des réseaux. Bref, une optique plus professionnelle. Si le premier se devait d&#039;être agréable à l&#039;œil, le second se devait d&#039;être sûr et performant, tout en n&#039;ayant que peu de souci de rentabilité. Ce n&#039;est qu&#039;après cette période d&#039;utilisation dans le monde professionnel que des distributions « grand public » sont apparues.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;De plus, l&#039;accès libre au code source permet à un nombre de personnes beaucoup plus important de découvrir des failles de sécurité et de proposer des corrections. Contrairement à Windows dont le code source est fermé et qui est donc corrigé par une quantité plus limitée de personnes. Comme on dit, 2 paires d&#039;yeux valent mieux qu&#039;une.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Ensuite, la conception des distributions Linux est telle qu&#039;un virus n&#039;aura qu&#039;une possibilité d&#039;action limitée sur un ordinateur, et ne pourra avoir accès aux fichiers sensibles que si l&#039;utilisateur n&#039;en donne explicitement l&#039;autorisation.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Finalement, la &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_distributions_Linux&quot;&gt;multitude de distributions Linux&lt;/a&gt; qui, même si elles ont de nombreux points communs, ont aussi des différences. Une faille existant dans une distribution peut ne pas être présente dans les autres. Ceci rend la propagation des virus difficile.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le résultat est un ensemble beaucoup plus sécurisé dont les failles peuvent être corrigées rapidement.&lt;/p&gt;

&lt;h1&gt;Quid des plantages ? Finis eux-aussi ?&lt;/h1&gt;

&lt;p&gt;Ne mentons pas : des plantages, il y en a sur tous les systèmes. Concernant Windows, il faut avouer que la qualité globale s&#039;est améliorée depuis la période Windows 95/98/ME, mais ce n&#039;est pas encore la panacée. Cependant, les distributions Linux atteignent un niveau de fiabilité encore supérieur.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;La première raison est liée à un argument précédent : au départ, les distributions Linux étaient faites pour le monde professionnel, et se devaient donc d&#039;être stables. La base du système est donc très solide.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;L&#039;autre raison principale est que Linux est conçu comme un assemblage de différentes morceaux plus ou moins indépendants. Si un morceau « plante », il n&#039;entraîne dans sa chute que les morceaux qui y étaient directement liés, tout en préservant les autres. Windows est plutôt conçu comme un énorme engrenage où tout est solidaire. Une erreur bénigne sous Linux peut être fatale sous Windows. C&#039;est aussi la raison pour laquelle Windows nécessite un redémarrage complet à chaque mise à jour, alors que Linux redémarre uniquement les morceaux nécessaires.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;La stabilité d&#039;une distribution Linux est aussi meilleure dans le temps : le système fonctionnera aussi bien aujourd&#039;hui que dans 6 mois, 1 an ou 3 ans. Les habitués de Windows savent que garder un système correct plus d&#039;un an est souvent un défi.&lt;/p&gt;

&lt;h1&gt;La magie des gestionnaires d&#039;installation&lt;/h1&gt;

&lt;p&gt;Sous Windows la méthode classique est de chercher un logiciel sur internet, de le télécharger puis de l&#039;installer. Ubuntu intègre un gestionnaire d&#039;installation centralisant tous les logiciels disponibles. Il suffit de parcourir les différentes catégories, et en deux clics le logiciels souhaité est installé. De la même manière, en un clic le système entier est mis à jour. Outre la facilité d&#039;utilisation, ce système assure à l&#039;utilisateur une sécurité totale. En effet, les logiciels sont téléchargés depuis des sources sures et leur intégrité est contrôlée, de sorte qu&#039;il est  impossible qu&#039;un virus puisse s&#039;installer en même temps.&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align:center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://15minutesoffame.be/nico/blog2/data/images/ajout.png&quot;&gt; &lt;img src=&quot;http://15minutesoffame.be/nico/blog2/data/images/ajout.png.tb&quot; alt=&quot;ajout.png&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align:center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://15minutesoffame.be/nico/blog2/data/images/maj.png&quot;&gt; &lt;img src=&quot;http://15minutesoffame.be/nico/blog2/data/images/maj.png.tb&quot; alt=&quot;maj.png&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;h1&gt;Avoir la sensation d&#039;être chez soi&lt;/h1&gt;

&lt;p&gt;Nous avons abordé ce sujet dans le billet précédent, Windows et Mac OS X ne sont pas personnalisables pour un sou. Toutes les distributions Linux intègrent plusieurs environnement de bureau, chacun étant encore modifiable en y appliquant par exemple des thèmes de couleur, d&#039;icône, etc. Des bureaux de nouvelle génération permettent de tirer parti des capacités des cartes graphiques et autorisent une personnalisation encore plus poussée. Notons que la personnalisation ne se limite pas à l&#039;esthétique. Il est possible de créer un environnement de travail adapté dans lequel on travaille plus vite et plus efficacement. Passons en revue les environnements de bureau les plus célèbres.&lt;/p&gt;

&lt;h2&gt;Gnome&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;Gnome est un environnement de bureau alliant simplicité et convivialité dont l&#039;organisation pourrait se résumer à « un programme pour chaque besoin ». En effet, un environnement de bureau est livré avec ses logiciels propres (navigateur Internet, navigateur de fichier, suite bureautique, lecteur audio, logiciel de gravure de CD…) répondant à la même philosophie que l&#039;organisation du bureau. Ainsi, par souci de simplicité, Gnome ne propose qu&#039;un nombre limité d&#039;options, se concentrant sur celles qui sont essentielles. La barre des tâches est ergonomique, tous les logiciels y sont classés par catégorie. L&#039;utilisation de bureaux virtuels est possible : il est facile de regrouper, par exemple, les tâches identiques sur un même bureau pour mieux organiser son travail. &lt;a href=&quot;http://www.gnome-look.org/&quot;&gt;Différents thèmes&lt;/a&gt; peuvent être évidemment utilisés, le thème de base d&#039;Ubuntu ne faisant pas l&#039;unanimité.&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align:center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://15minutesoffame.be/nico/blog2/data/images/menu.png&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://15minutesoffame.be/nico/blog2/data/images/menu.png.tb&quot; alt=&quot;menu.png&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align:center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://15minutesoffame.be/nico/blog2/data/images/capture.png&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://15minutesoffame.be/nico/blog2/data/images/capture.png.tb&quot; alt=&quot;capture.png&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;h2&gt;Kde&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;Kde est un environnement de bureau fouillé et personnalisable à souhait. Contrairement à Gnome, il est constitué de programmes « tout-en-un ». Avec le même programme, on peut parcourir ses fichiers, naviguer sur Internet ou lancer d&#039;autres logiciels. Ces derniers disposent d&#039;une foule d&#039;options, et il n&#039;est pas rare d&#039;être un peu perdu au début. Nous ne pouvons pas parler de Kde sans mentionner K3B, le logiciel de gravure qui n&#039;a rien à envier à Nero Burning Rom et à Amarok, considéré par beaucoup comme LE lecteur audio absolu. L&#039;utilisation de bureaux virtuels est possible.&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align:center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://15minutesoffame.be/nico/blog2/data/images/kde1.png&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://15minutesoffame.be/nico/blog2/data/images/kde1.png.tb&quot; alt=&quot;kde1.png&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align:center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://15minutesoffame.be/nico/blog2/data/images/kde2.png&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://15minutesoffame.be/nico/blog2/data/images/kde2.png.tb&quot; alt=&quot;kde2.png&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;h2&gt;Xfce&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;Xfce est un environnement léger et fonctionnel. Il allie rapidité et simplicité, un peu à l&#039;image de Gnome, mais en beaucoup plus véloce. Très peu de logiciels propres sont fournis, ce qui oblige à installer des logiciels fournis habituellement avec Gnome ou Kde pour combler les manques. Précisons que quelque soit l&#039;environnement de bureau choisi, il est tout à fait possible d&#039;installer les logiciels d&#039;un autre environnement. L&#039;utilisation de bureaux virtuels est possible, et Xfce est idéal pour les PC un peu anciens. Xfce n&#039;est cependant pas le meilleur choix pour un débutant, car moins convivial que Gnome et Kde.&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align:center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://15minutesoffame.be/nico/blog2/data/images/xfce1.png&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://15minutesoffame.be/nico/blog2/data/images/xfce1.png.tb&quot; alt=&quot;xfce1.png&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align:center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://15minutesoffame.be/nico/blog2/data/images/xfce2.png&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://15minutesoffame.be/nico/blog2/data/images/xfce2.png.tb&quot; alt=&quot;xfce2.png&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;D&#039;autres environnements existent, mais ne sont pas adaptés aux débutants. Citons en vrac Enlightenment, OpenBox, LXDE ou encore Ratpoison. Ubuntu existe en 3 versions : Ubuntu (Gnome), Kubuntu (Kde) et Xubuntu (Xfce). Il est tout à fait possible de choisir une version puis d&#039;installer les logiciels complémentaires pour avoir un environnement de bureau différent.&lt;/p&gt;

&lt;h3&gt;Compiz Fusion&lt;/h3&gt;

&lt;p&gt;Compiz Fusion vient s&#039;ajouter Gnome, Kde ou Xfce et leur donne une autre dimension. Comme une image vaut mieux qu&#039;un long discours, voilà quelques vidéos de démonstration :&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://www.youtube.com/watch?v=YhHCl8j_RbU&quot;&gt;Vidéo Youtube 1&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://www.youtube.com/watch?v=pspDM7MwMI4&quot;&gt;Vidéo Youtube 2&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://www.youtube.com/watch?v=GPH32M_U2D8&quot;&gt;Vidéo Youtube 3&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;


&lt;p&gt;Rien à voir avec les effets disponibles avec Windows Vista, n&#039;est-ce pas ?&lt;/p&gt;

&lt;h1&gt;Le bonheur de ne pas être pris pour un idiot&lt;/h1&gt;


&lt;p&gt;Sous Windows, l&#039;utilisateur a la sensation désagréable de se sentir infantilisé. Votre ordinateur doit être redémarré suite à une mise-à-jour ? Windows vous le rappellera toutes les dix minutes, jusqu&#039;à ce que vous ayez plié à sa demande. Vous voulez accéder à certains fichiers sensibles ? Windows vous mettra en garde, voire vous empêchera de les modifier. Pire avec Vista, le Contrôle du Compte Utilisateur (&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/UAC_(Microsoft_Windows)&quot;&gt;UAC&lt;/a&gt;) qui fait apparaître une fenêtre à chaque fois qu&#039;on lance un nouveau logiciel. Finalement, beaucoup d&#039;utilisateurs finissent par cliquer « OK » sur toutes les fenêtres apparaissant, sans même y prendre attention.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sous Ubuntu, rien de tout ça. Si votre ordinateur doit être redémarré, Ubuntu vous le signalera une fois. Si vous refusez, il aura compris le message. Si vous voulez accéder à des fichiers sensibles, un mot de passe vous sera demandé pour accéder aux fonctions du « Super-utilisateur ». Cela assure qu&#039;un logiciel malveillant n&#039;ira pas accéder à ces fichiers, mais aussi qu&#039;un utilisateur non autorisé le fasse. Après, libre à vous de faire ce que vous voulez. Cependant, une mise en garde s&#039;impose : si vous pouvez faire tout ce que vous voulez, c&#039;est qu&#039;on suppose que vous savez ce que vous faites. Ne faites donc pas n&#039;importe quoi, et gare aux manipulations malencontreuses...&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;En résumé, sous Ubuntu, les avertissements sont plus rares que sous Windows, mais plus critiques : si un avertissement apparaît, lisez-le et essayez de le comprendre.&lt;/p&gt;

&lt;h1&gt;Un premier bilan&lt;/h1&gt;

&lt;p&gt;Cet article nous a permis de définir des concepts nouveaux, notamment celui de logiciel libre. Ce concept est fondamental car il est à la base de nombreux avantages des distributions Linux. Outre la gratuité, cette liberté d&#039;utilisation et de modification a permis d&#039;atteindre un haut niveau de sécurité, de stabilité et de diversité.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Tout n&#039;est malheureusement pas parfait dans le monde de Linux, ce sera le sujet du prochain article.&lt;/p&gt;</description>
		<pubDate>Sat, 14 Mar 2009 00:27:00 +0100</pubDate>
		<dc:creator>Marty</dc:creator>
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